TABLEAU DE LA DURÉE DES JUGES
• ans.
iosué. . . . Ttnipt omis »
Une génération » Josué, chap. dernier, et Juges, chap. 1*'.
Servitude sous Kuaan 8 Jug^s, chap. 2.
Finie par Othoniel. Paix de 40 Josué, chap. 1 5, v. 16, Juges, chap. 3, v. 1 1.
Senriliide sous Eglon • 18 Juges, chap. 3, v. 14.
FioieparAod. Repos de. 80 /W.,v.30.
Samgar. . . . Temps omis »
Servitude sous Jabin 30 IbU. chap. 4 , v. 3.
Pinîe par Débora. Repos de 40 Ibid. chap. 5 » ▼. 32.
Servitude sous les Madîanites 7 chap. 6, v. 1.
Finie par Gédéon , qui juge 40 chap. S , v. 28.
Abimeiek 3 chap. 9 , v. 22.
Thola 23 chap. 10, v. 2.
iair 22 /W. ▼. 3.
Senriinde sous les Philistins et les Ammo- {
Bitea I
319 ans.
Jephté , Juge 6 . . .
Abesan 7...
Ahialon • 10. . .
Abdon S...
chap. 12, V. 7.
Servitude sous les Philistins.. 40.
Temps de Samson 20.
iTHéli 40.
Samuel Omis » . .
Saûl 2 .
chap. 13, V. 13.
Juges, chap. 16, v. 31, chap. 14, v. 4. Samuel, liv. I , chap. 4 , t. 18.
RECHERCHES NOUVELLES
et même protestants , parce quMl est eu contradiction formelle avec deux autorités non moins infaillibles pour eux que les Livres des Juges et de Josué. La première est celle de Fanonyme , auteur des Jetes des Àpùtres , qui dit , chapitre xiu :
« Le Dieu de nos pères supporta leurs mœurs au « désert durant l'espace d'environ 40 ans....
« Après cela, pendant environ 450 ans, il leur « donna des juges jusqu'à Samuel le prophète.
« Ayant ensuite demandé un roi, Dieu leur donna « Saûl pendant 40 ans. » ( Act. chap. xiii, vers. 18. ) D'abord, dans les deux premières sommes, les mots environ doivent paraître singuliers : ils donnent à penser que l'auteur n'était pas sûr de son calcul.
Ensuite, si nous calculons depuis Josué jusqu'à Samuel, nous trouvons bien réellement... 450 ans* Ici nous avons la preuve matérielle que Yauteur inconnu des Actes des Apôtres n'a pas eu d'autres monuments ni d'autres documents que les nôtres; mais son calcul n'en est pas moins erroné, en ce qu'il ne compte rien pour Josué, ni pour les Vieillards, ni pour Samgar, dont les temps réunis exigent au moins 80 ans et feraient 480 ans.
Or, si cet auteur s'est trompé dans le premier calcul, nous avons droit de conclure qu'il n'a pas plus d'autorité dans celui sur 5aâ/.... et nous avons démontré plus haut qu'à cet égard il est en erreur positive. Son calcul total, pris depuis Moïse jusqu'à la fondation du temple, en excluant Josué, les Vieillards et Samuel , supposera une durée de
573 ans 578
Et si nous ajoutons 43 pour ces trois
articles omis 43
Cet auteur admettrait une durée totale
de 615 ans.
La seconde autorité contradictoire aux résultats des Juges et de Josué, est celle du rédacteur des Bois, qui résumant le temps écoulé depuis la sortie d'Egypte jusqu'à la fondation du temple par Saloraon , dit que cet intervalle fut de... 480 ans. Cette autorité est d'autant plus grave , que , selon Topinlon commune et raisonnable , la rédaction des Bois fut faite peu après le retour de la captivité, et que l'auteur quelconque eut à cette époque plus de moyens de s'éclairer qu'aucun autre écrivain postérieur.
Cependant , en n'admettant avec le texte hébreu que cKeuo; ans pour Saûl ; en tenant pour nuls ifoiftf, Josué, les FieiUards et Samuel, nous
avons 495 ans
auxquels on ne peut refuser de joindre
les 40 de Moïse; total 585
Il y a excès de 55 sur s^^ 480.
Il faut donc que le rédacteur des Bois ait tiré son calcul d'une autre source, ou qu'il ait fait des réductions sur les nombres de notre liste; et en effet , nous en trouvons une saillante exprimée formellement par le Livre des Juges; l'auteur rapportant le message de JephU au roi des Anmionites, cite ces propres paroles de leur dialogue; Jephté dit' :
« Pourquoi attaquez-vous Israël ?» Le roi répond : a Parce qu'Israël revenant d'Egypte, a usurpé « mes terres depuis l'Amon jusqu'au Jourdain. »
a Ehl pourquoi, reprit Jephté, n'avez-vous pas « fait cette réclamation depuis 300 ans 7 » 11 y avait donc 300 ans écoulés depuis la dernière année de Moïse jusqu'à la première de Jephté ; et si la dtation est exacte , Jephté a dû être mieux instruit du fait qu'on ne l'a été depuis. Néanmoins la liste des juges présente 319 ans, et toujours avec l'omission du temps de Josué et des FieiUards, ce qui donne un total de 349. Or l'on ne saurait dire que Jephté ait compté 300 en nombres ronds, quand il y a un excès de 49; ce surplus a donc été réduU d'une manière quelconque. Pour opérer cette réduction, les chronologistes disent « que les douze tribus du « pei^)le hébreu, étant répandues et comme disper- « sées en deçà et au delà du Jourdain , aux frontiè- « res de peuples divers, une même judicature, une « même servitude n'a pas eu lieu simultanément « pour toutes; mais que les temps de divers juges « et de diverses servitudes ont couru parallèlement, « et que par erreur ils ont été comptés doubles. »
Cette explication est admissible; elle trouve même sa preuve dans le texte du chapitre iv ; car il y est dit qu'après la mort d'Âod, le peuple retomba en servitude : or, comme il est impossible qu' Aod ait jugé , c*es^à-dire gouverné 80 ans , il est très-probable que la servitude indiquée fut celle que subit la Camée de la part de labin, roi de Hatsour, dont le temps aura couru dans les 80. Mais cette solution admise, il reste encore un excès de 39 ans sur les 300 de Jephté.
On a dit également que Samson ne fut point un juge général > , mais un héros local dont les exploits eurent pour théâtre le pays des Philistins ; que par conséquent l'oppression des Philistins pendant 40 ans englobe les 30 de Samson, et que peut-être elle fut la même qui durait encore au temps d'Héli.
> ChAp. xu, ven. is et S6.
* Ceit ropinkm exprasM de Usher, de.Petaa , de Mànham , deLc^a7,elc.
SUR L'HISTOIRE ANCIENNE
Alors ses 40 ans engloberaient 8 sommes qui séparément en donnent 100; et si Ton retirait les 60 en excès , plus les 30 de labin , on aurait 80 ans à soustraire de 565 s ce qui produirait 485 ans , très-voisins des 480 de la Chronique des Rois ; mais il faudra restituer les 12 ans de Samuel , les 20 de Saiil , ce qui ajoute 32 à 485 = 517; et de plus , rien ne prouve que leis 40 ans des Philistins soient identiques à la judicature d*Héli : au contraire, une lecture attentive du texte indique à la fois fracture de récit, et lacune de faits entre Abdon et Héli. Cette lacune , au lieu d'être restituée , se trouve confirmée par rincohérence du Livre des Juges avec celui de Samuel, qui devrait en faire suite, et dont
le début n'a aucune liaison avec ce qui précède
Desvignoles > convient expressément que le dernier verset de l'histoire de Samson fait la clôture réelle du Livre des Juges; « car , ajoute-t-il , la plupart « des savants reconnaissent, avec l'historien Josè- « plie ( Àni.jud. lib. V, cap. 12 ), que les cinq « derniers chapitres des Juges, qui traitent des « anecdotes de Michas, du lévite d'Éphraïm et de « la guerre de Benjamin , doivent être rapportés au « temps qui suivit immédiatement /ojtré;» sur quoi nous observons que si l'anecdote de Michas et des 600 hommes de Dan se place à cette époque , comme il est plausible par quelques circonstances, il faut aussi y reporter l'histoire de Samsoo , qui s'y lie par un trait que nous citerons. Il serait trop long de présenter l'analyse entière du Uvre des Juges; mais tout lecteur qui voudra l'examiner avec attention , se convaincra, comme nous, que cette compilation est un assemblage incohérent de quatre morceaux parfaitement distincts.
Le premier morceau , qui s'étend depuis le chapitre I*' jusques et compris le chapitre xvi, est proprement rhistoire des juges. Cet historique est si mal ordonné , si confus, que débutant par ces mots, Après la mort de Josué, etc. l'auteur répète sans raison l'anecdote de Caleb, qui arriva du vivant de ee juge; puis il introduit, dans le chapitre ii, une assemblée générale présidée par Josuê; puis encore, copiant presque mot à mot les versets 28, 39, 80 et 81 du chapitre dernier de Jasué, il entre en matière sur les juges , comme s'il ne faisait que commencer.
Le second morceau débutant par ces mots : « En « oe temps-là il y eut un homme d'Éphraîm nommé • Hidias, etc. » comprend les chapitres xvu, et XYm, et contient l'anecdote du lévite enlevé par 600
« Anboodes ao ans qu'il ftiat idooter poar Xosué et tes YieUlards.
* Chronologie, tome I, page S9.
▼OUIET.
hommes de la tribu de Dan , qui allèrent s'établir à Laïs : or cette anecdote n'a de liaison apparente avec le temps d'aucun juge; seulement , comme il est dit que ces 600 hommes émigrèrent du canton d'Estaciei de Sar<m, par la raison qu'ils n'avaient reçu aucun lot dans le partage général des terres , l'on a droit d'inférer, comme l'a fait l'historien Joséphe, que leur aventure arriva peu de temps après la mort de Josué; et alors ce morceau se trouve trèsmal placé à la fin des Juges , chapitres xvii et xviii.
Le troisième morceau est l'anecdote du lévite d'Éphraîm, dont l'outrage à Gebàa devint la cause d'une guerre civile, dans laquelle la tribu de Benjamin se fît exterminer * presque entière pour soutenir le crime atroce commis par six de ses membres. Or cette anecdote , qui n'a aucune date , ne se lie pas plus avec l'histoire des juges que celle de Ruth , qui la suit.
Enfin le quatrième morceau est l'histoire de Samson , dont l'époque n'est point indiquée : seulement , comme il est dit, chapitre xyiii, verset dernier, que Samson commença et être saisi de l'esprit de Dieu, lorsqu'il était au camp de la tribu de Dan, entre Eslaol et Saraa ; ce rapport avec l'anecdote des 600 hommes de la tribu de Dan (second morceau), autorise à placer Samson peu de temps après la mort de Josué ; ce qui est très-différent de l'opinion vulgaire. Or, nous le répétons, tout lecteur impartial qui scrutera avec soin ces divers récits , vagues , décousus et sans date, reconnaîtra que leurs auteurs ont été divers; que très -probablement ils n'ont été ni témoins ni contemporains des faits, mais qu'ils les ont rédigés après coup sur des traditions populaires; qu'à une époque plus tardive, un compilateur, également inconnu, recueillit ces morceaux, et en fit l'assemblage confus que l'on nonune Ucre des Juges. Une note insérée dans l'histoire du prêtre Michas et des 600 hommes de Dan , indique que ce fut depuis l'établissement des rois.
« Or,en ce temps-là », est-il dit trois fois (chap. XYii , vers. 6 , et chap. xyiii , vers. 1*' et vers. 81 ) , « il n'y avait pas de roi en Israël. »
Donc , faut-il conclure , il y avait un roi lorsque l'auteur écrivait; donc la compilation n'a point précédé Saûl, mais a pu se différer longtemps après lui. Une autre note insérée dans le morceau premier (^historique propre des Juges ), indique qu'elle aurait été faite même après le règne de Salomon; car il est dit, chap. i*', vers. 6 :
« Les enfants de Benjamin ne tuèrent point les « Jébuséens qui habitaient Jérusalem , et les /b6/«-
' Judie. cap. xn, xx et xxi.
RECHERCHES NOUVELLES
« séens ont demeuré à Jérasalem avec Benjamin « jusqu'à ce jour, »
Or il est fait mention des Jébuséens comme habitant encore Jérusalem au temps de David, qui sur la fin de son règne acheta Taire du Jébuséen Arana ' , située non loin de son palais ; et sous Salomon , on les cite encore comme payant le tribut. ( Reg. lib. I , cap. ix , vers. 20. )
A la suite de cette note et dans le chapitre n , ▼erset 16, les résumés généraux que Técrivain fait de rétat de la nation pendant toute la période des juges , sont une autre preuve qu*il a écrit tard , par conséquent plus de 400 ans après Josué, et 100 ans au moins après les événements confus qui précédèrent la judicature d'Héli.
Maintenant nous demandons, sur quels documents , d*après quels monuments a-t-il pu écrire? quelles archives, quelles annales a-t-îl pu avoir? s*il en a eu, pourquoi tout est-il si vague, si confus? Pour répondre à ces questions, il faut considérer que tout Tespace de temps appelé période des juges y se passe dans une anarchie orageuse, violente, pendant laquelle les Hébreux, féroces et superstitieux comme des Ouahahis, ne cessèrent d'être agités de guerres civiles ou étrangères; il faut considérer que ce petit peuple, divisé en tribus indépendantes et jalouses, subdivisées en familles aussi indépendantes, était une démocratie turbulente de paysans armés, mus plutôt que gouvernés par des bramines avides et par des inspirés fanatiques que, dans ce temps de guerres perpétuelles et de Tignorcmce qui en est la suite, l'art d'écrire, sans encouragement, sans estime, était difficile et rare, et que le peu d'instruction existante était concentré dans les Êimilles lévitiques. A raison de ce genre de vie orageuse et précaire, personne n'avait le loisir ou l'intérêt de s'occuper ni du passé ni de l'avenir; par conséquent il ne dut se composer aucuns livres historiques : faute de gouvernement central, il ne dut pas même exister d'autres archives publiques que la succession des pontifes. Ce ne fut que sous le règne de David que commença de s'organiser un état de choses plus régulier, plus calme, plus propre à la culture des esprits : alors il y eut une chancellerie , des archives , et l'on put s'occuper d'histoire : alors , et mieux encore sons Salomon, purent être faites quelques recherches sur le passé ; et puisqu'à cette époque l'on ne trouva ou l'on ne produisit rien de mieux que ce que nous avons dans les deux ouvrages intitulés Josué et les Juges, nous avons le droit de conclure, l"" qu'aueune archive authentique et ré-
> 5fMi.Ub.n,cap.n.
gulière n'avait été composée; T que les Lhres de Josué et des Juges sont uniquement des productions littéraires d'écrivains inconnus, sans autorité publique; telles que les chroniques de nos moines aui huitième, neuvième et dixième siècles, où, parmi plusieurs faits historiques , se sont glissés des récits entièrement fabuleux.
Ce dernier caractère se montre avec évidence dans les aventures bizarres de Samson; plusieurs critiques , qui ont déjà fait cette remarque , se sont accordés ' à voir dans ce personnage l'Hercule de la mythologie. Hercule est l'emblème du soleil, le nom de Samson signifie soleU : Hercule était représenté nu * , portant sur ses épaules deux colonr nés appelées j)or(r< de Cadix; Samson est dit avoir enlevé et porté sur ses épaules les portes de Gaza. Hercule est fait prisonnier par les Égyptiens, qui veulent le sacrifier; mais tandis qu'ils se préparent à l'immoler, il se délie et les tue tous ^ : Samson, garrotté de cordes neuves par des gens armés de Juda, est livré aux Philistins, qui veulent le tuer; il délie les cordes et tue mille Philistins avec la mâchoire d'âne. « Hercule ( soleil ) se rendant aux « Indes ( ou plutôt en Ethiopie ) , et conduisant son « armée par les déserts de la Libye 4, éprouve une « soif ardente, et coi^ure Jkou, son père, de le se- « courir dans ce danger : à l'instant paraît le bélier « (céleste) ; Hercule le suit, et arrive à un lieu où « le bélier gratte du pied, et il en sort une source « d'eau (celle des Hyades ou de TÉridan). » Samson, après avoir tué mille Philistins avec la mâchoire d'âne, éprouve une soif violente; il supplie le Dieu Ihou d*avoir pitié de lui ; Dieu fait sortir une source d'eau de la mâchoire d'âne.
Les habitants de Carseoles, ancienne ville du Latium, chaque année, dans une fête religieuse, brdlaient une quantité de renards avec des torches liées à la queue; ils donnaient pour raison de cette bizarre cérémonie, qu*autrefois leurs blés avaient été brûlés par un renard auquel un jeune homme avait lié sur la queue une botte de paille allumée ^. C'est bien là le conte de Samson avec les Philistins, mais c'est un conte phénicien. Car-Seol est
> Voyez Pabridas, notes rar VHérésU de Philatire.
> MontfauooD , JntiqmU espUftUe , tone 0, pi«B 117.
3 Hérodote, Ub.n,§ 46.
4 Servius, notes sur V Enéide, Ub. IV, V. 196. Rotez que chez les anciens l^Ëtliiopie est souvent appelée Inde.
& Ovide, ^<utef, lib. IV, v.Mi à7ls.CetteaièaefMBaTaii Neu à Rome vers le 20 avril , au coucher des pluvieuses Hyades. Bochart remarque qu'à cette époque on ooope les blés en PalesUue et dans la basse fifirpta ( HUnxoitùn, tone H, page 867 ). Or, peu de Jours après le coucher des Hyades, m levait le Renard , à la suite ou queue duquel venaient les feux on torches de la canicule, signalés, chez les £gypUens, par des maïqaet rouges peintes sur le dot de leofs tnimau.
SUR LmSTOIRE ANCIENNE.
un mot composé de cet idiome, signiflant viUe des Kenards; les Philistins, originaires d'Egypte, n'ont point eu de colonies connues : les Phéniciens en ont eu beaucoup; et l'on ne peut guère admettre qu*ils aient emprunté ce conte des Hébreux , aussi obscurs que les Druzes de nos jours, ni qu'une simple aventure ait donné lieu à un usage religieux : on voit que ce ne peut être qu'un récit mythologîqueet allégorique, tel que nous l'indiquons dans la note & ci-contre.
Ceux qui , comme les savants du seizième siècle , veulent que les païens aient calqué les Hébreux, peuvent dire que Samson a servi de modèle à tous ces contes ; mais aujourd'hui que nos idées se sont étendues et rectifiées sur l'antiquité, et qu'Hercule nous est bien connu pour être le dieu Soieil ■ , dont l'histoire allégorisée fiit répandue chez tous les peuples longtemps avant qu'Û fût question des Hébreux, nous avons droit de croire et de dire que quelque Juif, lévite ou autre, a composé l'anecdote de Samson, en défigurant les traditions populaires des Phéniciens, soit pour s'en moquer, soit pour attribuer ce héros à sa propre nation.