‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 115 sur 466 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Lady ALTON, FABRICE.

Lady ALTON.

Voila , je l'avoue , le plus impudent et le plus lâche coquin qui soit dans les trois royaumes. Nos dogues mordent par instinct de courage , et lui par instinct de bassesse. A présent que je suis un peu plus de sang-froid , je pense qu'il me ferait haïr la vengeance ; je sens que je prendrais contre lui le parti de ma rivale. Elle a , dans son

* Il y avait à Saint-Omer un collège de jésuites anglais très-renomme' dan* toute la Grande-Bretagne.

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état humble , une fierté qui me plaît : elle est décente ; on la dit sage; mais elle m'enlève mon amant, il n'y a pas moyen de pardonner. ( à Fabrice , quelle aperçoit agissant dans le café. ) Adieu , mon maître, fesons la paix; vous êtes un honnête homme, vous; mais vous avez dans votre maison un vilain griffon neur.

FABRICE

Bien des gens m'ont déjà dit, madame , qu'il est aussi méchant que Lindane est vertueuse et aimable.

Udy ALTON.

Aimable ! tu me perces le coeur.

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