K"". A. «BONNE
Il veut servir le roi.
8a6 THÉÂTRE.
Nom le regretterons.
Je fais ce que je doi. * Oui , mon pferfe est soldat du plus grand des monarques: II fut blessé, madame , à la bataille d'Arqués. Je voudrais sur se$ pas bientôt l'être à mon tour. Pour ce généreux roi mon cœur est plein d'amour \ Oui, je voudrais servir Henri-Quatre et madame. •
JULIE à M—. Aubooac.
La bonne, vous pleurez !
M» # . AUBONNE
J'en ai sujet s mon âme Se rappelle sans cesse un fatal souvenir.
jclfe.
Quoi ! pouvez-vous sans joie et sans vous attendrir Voir un fils si bien né , si rempli de courage , Au-dessus de son rang, au-dessus de son âge ?
M m *. AUBONNE.
H parait en effet digne de vos bontés ; Il mérité surtout les pleurs qu'il m'a coûtés.
JULIE
Votre amour est bien juste ; il est touchant , ma bonne. Mais, il faut l'avouer , votre douleur m'étonne. Quel est votre chagrin ?... çà , dites-moi. Chariot... Non... monsieur... mon ami... Ma mère... que ce mot... De Chariot... convient mal... à toute sa personne !
M»'. AU BON NE
, Oh ! laj mots n'y font rien... mais vous êtes trop bonne.
JULIE
Chariot.. M ma bonne.
M m# . AUBO&NE* Eh quoi?
JULIE
D'où vient que votre fils Est différent en tout de monsieur le marquis? L'art n'a rien pu sur l'un , dans l'autre la nature Semble avoir répandu tous ses dons sans mesure. M—. ÀUBONHE.
Vous le flattes beaucoup.
t JULIE.
Le roi vient aujourd'hui; Je dois avoir l'honneur de danser avec lui... Je voudrais répéter... Vous dansez comme un ange.
Je ne mérite pas...
JULIE
Cela n'est point étrange :
Vous avez réussi dans les jeux , dans les arts
CHAR LOT. 8a 9
Qui de nos courtisans attirent les regards.
Les armes, le dessin, la danse, la musique, Enfin dans toute étude où votre esprit s'applique; Et c'est ponr votre mère un plaisir bien parfait... Je cherchée ni'affermir dans le pas du menuet... Et je danserai mieux, vous ayant pour modèle. .
Ah! vous seule en servez... mais le respect, le ièle, Me forcent d'obéir. 11 faut un violon ; Je cours eu chercher up , s'il tous plaît.
JULIE
. Mon Pieu, non...
Vous chantes k merveille ; et votre voîx i9 je pense , Bien mieux qu'un violon marquera la cadence ; Asseyez-vous, ma mère , et voyez votre fils.
M^S, AUBONNE
De tout ce que je vois mon cœur n'est point surpris.
(«Ile s'assied , Us dansent , et Chariot chante. : )
Elle donne des fois Aux bergers ,, aux rois ,
A son choix.
EHe donne des lois Aux bergers , aux rois. .
Qui pourrait l'approcher , Sans chercher
Le danger? )
On meurt à ses yeux sans espoir, On meurt de ne les plus voir.
Elle donne des lois Aux bergers , aux rois.
■JULIE' après avoir dansé* un seul couplet.
Vous êtes donc Fauteur de la chanson ?
CflARLOT.
Madame , C'est un faible portrait d'une timide flamme. Les vers étaient à l'air assez mal ajustes * • Par votre goût sans doute ils seront rejetés.
JULIE., Ils n'offensent personne... ils ne peuvent déplace; # Us ne peuvent surtout exciter ma colère : . , t c Us ne sont pas pour moi.
CHA.RLOT.
Pour vous ! ... je n'oserais Perdre ainsi le respect, profaner vos attraits.
JULIE
Une seconde fois je pois donc les entendre.. ► Achevons la leçon que de vous je jfcux prendre.
M" # . AUBONNE
Ils me font tous les deux un extrême plaisir : Je voudrais que madame en pût aussi jouir.
83a THÉmB*
JULIE fteo»mtactà «feaurarcc Clutlot, nui répète l'air.
Elle donne des lois , Aux bergers , au* rois , etc.
Majeur.
Vous seule ornez ces lieux.
Des rois et des dieux .
Le maître est dans, vos yeux.
Ab ! si de votre coeur D était vainqueur, Quel)>onheur[ , , A Tout parle en ce beau jour
D'amour.
tJn roi brave e^ galant, Charmant, Partage avec vous L'heureux pouvoir de régner sur nous.
Elle donne des lois 9 et* .,. On meurt à s^$ jeux sans espoir , On meurt de ne les plus voir,