SCÈNE Y
fc JULIE, M-«. AUBONNE, BABET.
B A BET accourant avec empressement. v
Allez, votre marquis est un vrai trouble-fête. M m# . AUBONNE.
Je ne le sais que trop.
BABET
Vous savez qu'on apprtte
Cette longue feuillée , oh Chariot de ses mains
De guirlandes de fleurs décorait les chemins.
Il a dans cent endroits disposé cent lumières ,
Ou du nom de Henri les brillas* caractères
Sont lus, à ce qu'en dit, par tous les gens «a fans.
Ce spectacle admirable attirait les pâ&sans :
Les filles l'entouraient; toute notre séquelle
Voyait le beau Chariot monté sur une échelle,,
Dans un lesta pourpoint fesant tous ces apprêts ;
Mais monsieur le marquis a trouvé tout mauvais ,
A voulu tout changer } et Chariot , au contraire ,
A dit que tout est bien. Le marquis en colère
A menacé Chariot, et Chariot n'a rien dit.
Ce silence au marquis a causé du dépit ;
Tomi II. 5Î -
H a tiré l'échelle; il a su si bien faire , Qu'en descendant vers nous Chariot est chu par terra.
JULIE
Ah! Chariot est blessé?
BABET
Non , il s'est lestement Relevé d'un seul saut... Il s'est fâché , vraiment r Il a dit de gros mots.
° M tte . AUBONNE.
De cette bagatelle Il peut nattre aisément une grande querelle.
Je crains beaucoup.
JULIE
Je tremble.