‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 222 sur 466 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

GOURVILLE l'atné, GOURVILLE le jeune, LISETTE, PICARD. Le jeune GOURVILLE tout essoufflé*.

Ah , mon frère! ah, Lisette!

LISETTE

Eh bien?

Le jeune GOURVÏLLE à Lisette, à part.

Ma chère amie , Dans ce danger terrible aide-moi , je te prie.

GOURVILLE ratoe*.

Mon frère , je rougis et je pleure à vos yeux.

Le jeune GOURVILLE.

Mon frère , pardonnez ce petit tour joyeux.

(prenant Luette à pari.)

Lisette , prends bien garde au moins qu'on ne la voie. Pour la faire sortir nous aurons une voie.

GOURVILLE ratoe'.

O ciel! madame Aubert serait dans la maison ? Elle a donc pris pour moi bien de la passion ! Ah! de grâce, oubliez ma sottise effroyable.

Le feune GOURVILLE.

Ah ! passez-moi ma faute , elle est très-excusable.

(allant à Lisette.)

Lisette, à mon secours.

PICARD

Eh, mon dieu ! ces gens-ci Sont tous devenus fous ; qu'a-t-on donc fait ici?

(Lisette s'entretient avec le jeune Gourville. ) GOURVILLE l'alné*, sur le devant.

Est-ce une illusion? est-ce un tour qu'on me joue? Quels docteurs j'ai trouvés ! je me tàte , et j'avoue Que je suis confondu, mie je n'y comprends rien.

Le jeune GOURVILLE.

(à Lisette, il lui parle à l'or tille.)

Picard 9 garde la porte... lit toi... tu m'entend* bien.

LISETTE

J'y vais. Compte* sur moi.

Le Jeune GOURVILLE à Luette.

Par ton seul savoir-faire Tu sauras amuser et le père et la mère.

GOtJRVILLEPatné.,

Quoi ! son père et sa mère ont l'obstination De me poursuivre ici pour réparation?

Hélas ! j'en suis honteux.

GOURVILLE l'aîne-.

(Test moi qui meurs de honte.

Le jeune GOURVILLE.

Sophie échappera par une fuite prompte ; Et Lisette saura la mettre en sûreté.

( rerenant à Gourville Paine*. )

De grâce, mon cher frère, ayei tant de bonté Que de lui pardonner ce petit artifice.

GOURVILLE l'aîné.

Quel galimatias !

Le jeun* GOURVILLE.

Ce n'était pas malice ^ C'est un trait de jeunesse , et peut-être il la perd.

GOURVILLE Pain*.

Vous voulez excuser ici madame Aubert ?

Le jeu» GOURVILLE.

Laissons madame Aubert; mon frère, je vons jure Que nul dans ce quartier n'a su cette aventure.

GOURVILLE Paine.

Que dites-vous?... après un bruit si violent!...

Le jeune GOURVILLE.

Il ne s'est rien passé qui ne fût très-décent.

GOURVILLE Paillé:

Ah ! vous êtes trop bon.

Toujours tendre et fidèle Je cours la consoler, et je vous réponds d'elfe.

( il tort. > GOURVILLE l'aîné.

Mon frère est un bon cœur ; il oublié aisément :

Mais de ce qu'il me dit pas un mot ne s'entend.

Quel est cet homme en robe ?

8fo> THÉÂTRE.

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