‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 226 sur 466 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

GOUBYILLE friné, PJCAftD.

GOURVILLE l'aine.

Qui frappe à coups pressés ? quel bruit ! quel tintamarre ! Que fait-on donc là-bas ? est-ce une autre bagarre? Est-ce madame Aubert qui mf yiewt harceler Pour mille écus comptans qu'on m'a fait stipuler ?

PICARD accourant.

Ah ! cachez-vous.

GOURVILLE l'aîné.

Quoi donc ?

PICARD

Une mère affligée Qui vient redemander une 611e outragée.

GOURVILLE rainé.

Madame Aubert la mère ?

picard.

Un mari pria de vin Qui prétend boire ici du soir jusqu'au matin.

GOURVILLE rainé.

Monsieur Aubert lui-même ? i

PICARD

Et oui veut qu'on lui rende Sa belle et chère enfant que sa femme demande. Tout retentit des cris de la dame en fureur; Ses regards seulement m'ont lait trembler de peur : Et , pour son premier mot, elle m'a fak entendre Qu'elle venait céans pour »oua fture tou* pendre.

GQURVILLE l'aîné.

Ah ! cela me manquait*

SICARiB.

Quelques bonnets carrés 9 Pour y mieux parvenir , «ont avfif elle entres. Déià l'en verbalise*

GOUR.VILLE l'aîné.

Eh bien ! que faut-il faire?

Ou fuir ? ou me fiwrrejr ?

PICARD

Venez , j'ai votre affaire ; Je m'en vais vous tapir au fond du galetas*

GOURVILLE l'aîne*.

Àh ! j'y cours me jeter de la fenêtre en bas.

PICARD

Oui, oui , dépêchez-vous.

GOURVILLE l'atntf.

Allons , si j'en réchappe , Sera bien fin , je crois , qui jamais m'y rattrape. Monsieur , madame Aubert , et tous leurs grands docteurs, fies dévots du. quartier et ces prédicateurs, Ne tourmenteront plus ma simple bonhomie. ' Je renonce à jamais à la théologie :

Je vois que j'en étais sottement entiché , Et j'aurais moins mal fait d'être un franc débauché.

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