SCÈNE I re
ANITUS, DRÏXA, TERPANDRÊ, ACROS.
ANITUS
Ma chère confidente, et mes chers affidés, vous savez combien d'argent je vous ai fait gagner aux dernières fçjtes de Cérès. Je me marie , et j'espère que vous ferez votre devoir dans cette grande occasion.
DRIXA.
Oui sans doute, monseigneur, pourvu que vous nous en fassiez
gagner encore davantage.
anitus.
Il me faudra , madame Driza , deux beaux tapis de Perse : vous , Terpandre, je né tous demande que deux grands candélabres d'argent; et à vous, une demi-douzaine de robes de soie, brochées d'or. TERPANDRE. .
Cela est un peu fort : mais , monseigneur; il n'y a rien qu'on ne fasse pour mériter votre sainte protection.
ANITUS
Vous regagnerez tout cela au centuple. C'est le meilleur nioyeu de mériter les faveurs des dieux et des déesses. Donnez beaucoup , et vous recevrez beaucoup : et surtout ne manquez jamais d'ameuter le peuple contre tous les gens de qualité qui ne ton t point assez de vœux , et qui ne présentent point assez d'offrandes.
ACROS.
C'est à quoi pous ne manquerons jamais ; c'est un devoir trop sacré pour n'y être pas fidèles. •
ANITUS
Allez, mes cbers amis; les dieux vous maintiennent dans des sentimens si pieux et si justes! et comptez que vous prospérerez, vous, vos enfans et les enfans de vos pelits-enfans.