SCÈNE III
BLANYORD seul.
Etre heureux! moi ! le conseil est utile; Dirait-on pas que la chose est facile?
Ce n'est qu'un rien , et l'on n'a qu'à vouloir. Ah ! si la chose était en mon pouvoir*!
Et pourquoi non ? dans quelle gène extrême Je me suis mis pour m'outrager moi-même !
Quoi! cet enfant, Darmin, le chevalier, Par leurs discours auront pu m'effraye? !
Non , non , suivons le conseil que me donne Cette cousine ; elle est folle, mais bonne ; Elle a rendu gloire à la vériti. * Dorfise m'aime; on est en sûreté. - Je ne veux plus rien voir, ni rien entendre.
Par cet Adine on voulait me surprendre, Pour m'éblouir et pour me gouverner :
Dans ces filets je ne veux point donner;
Darmin toujours est coiffé de sa nièce: \
Que je la hais ! mais quelle étrange espèce....
( Adiihe parait dans iç fpnd du théâtre. ).
Le voici donc ce malheureux enfant Qui cause ici tant de déchaînement i On le prendrait , je crois, pour une fille.
Sous ces habits que sa mine est gentiHe!
Jamais , ma foi , je 41e jnVtais douté Qu'il pût avoir cette fleur de beauté. .
Il n'a point l'air gêne' dans sa parure , Et son visage est. fait pour sa coiffure.