AUTRE PROLOGUE
Rtfcité-par M. de Voltaire , sur le théâtre de Sceaux , devant madame la duchesse dm Maine, ayant la représentation de la comédie de la Prude, le i5 décembre i 7 4 7 .
O vous en tous les temps par Minerve inspirée, Des plaisirs de l'esprit protectrice éclairée» Vous avez vu finir ce siècle glorieux , ^ Ce siècle des talens accordé par les dieux.
Vainement on se dissimule Qu'on fait pour l'égaler des efforts superflus j Favorisez au moins ce faible crépuscule
Du beau jour qui ne brille plus.
Ranimez les accens des Biles de Mémoire , De la France à jamais éclairez les esprits 5 Et , lorsque vos enfan» combattent pour sa gloire,
Soutenez-la dans nos écrits.
■ îles es 5 ■
ts:
vous donne ;
raits
traits ieux faits,
Aux yeux de la raison jouer la pruderie {
Tout défaut dans les mœurs à Sceaux est combattu :
8uand on fait devant vous la satire d'un vice , est un nouvel hommage , un nouveau sacrifice Que l'on présente è la vertu.
PERSONNAGES
W*\ DORFISE, veuve. JM me . BURLET , sa cousine.
COLETTE, suivante de Dorfise.
BLANFORD, capitaine de vaisseau. , ;'* /. .
DARMIN , son ami.
BARTOLIN ,. caissier. !
Le chevalier MONDOR.
ADINE, nièce de Darmin , déguise en jeune Turc» La scène est a Marseille»