UN DES PAYSANS GRACIEUX
11 failt que le diable s'en mêle , il est déchaîné".
PHOCAS
Puisque cette confusion augmente , venons à bout de sortir de ce profond abtme. — Astolphe , j'ai yoolu savoir ton secret; fai employé* des moyens qui m'ont instruit. On m'a appris qu'être He radius c'est être fils de Maurice.
ASTOLPHE
Ce ferait donc la première vérité que le mensonge aurait dite.
PHOCAS
Mais, afin qu'il ne reste aucun scrupule dans l'esprit de Léonide , expliquetoi clairement.
ASTOLPHE. Seigneur , puisque vous le savez , que puis-je dire ?
CINTIA.
Et toi , traître Lisippo , pourquoi viens-tu ici ?
LISIPPO iP^ocM* Seigneur , je vois la colère de la divinité pour laquelle je gardais le silence. Ses sourcils froncés me menacent; il n'est plus temps de feindre : Léonide est votre fils , c'est assez que je l'affirme , et qu' Astolphe nele nie pas.
PHOCAS
C'es^ plus qu'il ne faut. Mes vassaux , mes sujets , Léonide est votre prince.
TOUS LES ACTEURS crient:
Vive Léonide!
PHOCAS
Vive Léonide ! et meure Héraclius !
CINTIA.
Arrêtez
PHOCAS
Prétendez-vous empêcher la mort d'Héraclius ?
CINTIA.
Oui , je l'empêche; il est venu sur votre parole et sur la mienne; il faut la tenir; et , si vous voulez le faire mourir, commencez par enfoncer votre poir gnard dans mon sein.
PHOCAS
Quelle parole ai-je donc donnée?
CINTIA.
De ne le faire mourir , ni de l'emprisonner
PHOCAS
Eh bien i , pour vous et pour moi , j'accomplirai ma promesse. Allez , vous autres ; faites démarrer cette barque qui est sur la rive , percez-en le fond. — Madame , je le laisserai vivant , puisque je ne lui donne point la mort ; il ne
LIBIA.