‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 461 sur 466 · UN DES PAYSANS GRACIEUX · texte numérisé non relu

UN DES PAYSANS GRACIEUX

11 failt que le diable s'en mêle , il est déchaîné".

PHOCAS

Puisque cette confusion augmente , venons à bout de sortir de ce profond abtme. — Astolphe , j'ai yoolu savoir ton secret; fai employé* des moyens qui m'ont instruit. On m'a appris qu'être He radius c'est être fils de Maurice.

ASTOLPHE

Ce ferait donc la première vérité que le mensonge aurait dite.

PHOCAS

Mais, afin qu'il ne reste aucun scrupule dans l'esprit de Léonide , expliquetoi clairement.

ASTOLPHE. Seigneur , puisque vous le savez , que puis-je dire ?

CINTIA.

Et toi , traître Lisippo , pourquoi viens-tu ici ?

LISIPPO iP^ocM* Seigneur , je vois la colère de la divinité pour laquelle je gardais le silence. Ses sourcils froncés me menacent; il n'est plus temps de feindre : Léonide est votre fils , c'est assez que je l'affirme , et qu' Astolphe nele nie pas.

PHOCAS

C'es^ plus qu'il ne faut. Mes vassaux , mes sujets , Léonide est votre prince.

TOUS LES ACTEURS crient:

Vive Léonide!

PHOCAS

Vive Léonide ! et meure Héraclius !

CINTIA.

Arrêtez

PHOCAS

Prétendez-vous empêcher la mort d'Héraclius ?

CINTIA.

Oui , je l'empêche; il est venu sur votre parole et sur la mienne; il faut la tenir; et , si vous voulez le faire mourir, commencez par enfoncer votre poir gnard dans mon sein.

PHOCAS

Quelle parole ai-je donc donnée?

CINTIA.

De ne le faire mourir , ni de l'emprisonner

PHOCAS

Eh bien i , pour vous et pour moi , j'accomplirai ma promesse. Allez , vous autres ; faites démarrer cette barque qui est sur la rive , percez-en le fond. — Madame , je le laisserai vivant , puisque je ne lui donne point la mort ; il ne

LIBIA.

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