‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 6 sur 466 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

BLANFORD, DARMIN, le chevalier MONDOR.

Le ehetalier MONDOR.

Bonjour, très-chers; vous voilà donc en vie?

C'est fort bien fait , j'en ai l'âme ravie.

Bonjour! dis-moi quel est ce bel enfant, Que j'ai vu là dans cet appartement?

D'oii vous vient-il ? était-il du voyage ?

Est-il Grec, Turc? est-il ton fils, ton page? Qu'en faites-vous? Où soupez*vous ce soir?

A quels appas jetez-vous le mouchoir ?

N'allez-vous pas vite en poste à Versailles ,

Faire aux commis des récits de batailles ?

Dans ce pays ayez-vous un patron?

Non.

Le chevalier MON D OR.

Quoi ! tu n'as jamais fait ta cour!

BLANFORD.

Non.

J'ai fait ma cour sur mer; et mes services \" Sont mes patrons , sont mes seuls artifices ; Dans l'antichambre on ne m'a jamais vu.

Le chevalier MONDOR.

Tu n'as aussi jamais rien obtenu.

BLANFORD.

Bien demandé. J'attends que l'oeil du maître Sache en son temps tout voir, tout reconnaître*

Le chevalier MONDOR.

Va , dans son temps , ces nobles sentimens A l'hôpital mènent tout droit les gens.

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