‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme] (volume 2)Chapitre 20 sur 112 · PRE · texte numérisé non relu

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iques, sont rapportés connaît en général les nutile d’entrer ici dans de cet objet.

1t presque rien dit de munautés en Espagne , ble de fixer ni l'époque tution dans ce royaume.

riana, vol. XI, p. 221, ée 1350, dix-huit viiles cortés de Castille. Le onstitution et de leurs ième de cette introduceurs priviléges et leur les mêmes que dans les tte circonstance, et la ions et des transactions imis au gouvernement conclure que les comagne de la même mamême temps, que chez aurai lieu d’observer, que dans le royaume les avaient obtenu de Lés, et une part dans la s citoyens de Saragosse liberté politique, mais e d’un rang égal à celui , et ils avaient obtenu nus aux personnes de es de l’Europe. (Zurita, 1 Lis communautés ou vnquête des Normands.

sage, et les priviléges arfaitement semblables comme cette partie de | plus grand nombre de ns entrer dans aucune ivoyer aux auteurs qui de l'histoire d’Angle- Jughs. Madox, firma Hist. d'Angleterre,

quelques villes de VAnporations sous les rois , accordées par les rois nt point des chartes s ne faisaient que con- 8 jouissaient anciennethe ZZ, vol. 11, p. 317.) "e n'étaient encore que e siècle ; et l’on en verra re que je viens de citer.

in, a laissé une desus le règne d'Henri I}, e de cette ville, de ses tans, daus des termes

et de magnificence ne sont que relatives. D’après ce que | rapporte Pierre de Blois, archidiacre de Londres, autre auteur contemporain qui avait tous les moyens possibles

d’être bien instruit, il paratt que cette ville, dont Fitzstephen donne un détail si pompeux, ne contenait Pas plus de quarante mille habitans. (/bid., p. 316, 316.) Les autres villes étaient peuplées en proportion, et n’étaient pas en état de se faire acccrder des priviléges fort étendus. La constitution des bourgs en Écosse ressemblait à plusieurs égards à celle des villes de France et d’Angieterre ; cela est prouvé par le livre des Zois des bourgs, annexé à celui de La Majesté royale

NOTE 19, Sec. 1 » P.16.

Peu de temps après que le tiers-état se fut introduit dans l'assemblée de Ja nation, l’esprit de liberté, que cette innovation réveilla en France, commença à produire des effets remarquables, On. vit, dans plusieurs provinces de ce royaume, la noblesse et les communautés former des associations, par lesquelles elles s’enga- Geaient réciproquement à défendre leurs droits.et leurs priviléges mutuels contre les procédés arbitraires et re-

conservé une copie d’une de Ces, associations, datée de

l'an 1314, et douze ans après que les députés des villes

eurent été admis aux étals-généraux, (Histoire de

l'ancien gouvernement de France, tom. 11, p. 94.)

La vigueur que montra le peuple pour défendre et sou-

tenir ses droits, obligea le souverain de les respecter, Six

ans après ces associations entre les bourgeois et la noblesse, Philippe-le- Long, roi de France, expédia à la communauté de Narbonne des lettres de convocation, commençant par ces mots : « Philippe, par la grâce de Dieu, roi de Franee et de Navarre, à nos amés féaulx les habitans de Narbonne, salut et dilection, Comme nous desirons de tout nostre cœur, et sur toutes les autres choses qui nous touchent, gouvernier nostre royaume et nostre peuple en paix et en tranquillité, par l’aide de Dieu, et refourmer nostre dit royaume ès parties où il en a mestier, pour profit commun et au profit de nos subgiés, qui ça en arrière ont été grevés et opprimés en moult de manières, par la malice d’aucunes gens, si, comme nous le sçavons par voie commune, et par insinuation de plusieurs bonnes gens dignes de foy, ayans ordené en nostre conseil avec nous en nostre ville de Poitiers, aux huitienes de la prochaine feste de Penthe- Cousle, pour adrecier à nostre Pouvoir par toutes les voyes et manières que il pourra estre fait, selon raison. et équité ; et voillons estre fait par si grand délibération, et si pour revement, par le conseil des prélats, barons, et bonnes villes de nostre royaume, et mesmement de Vous, que ce soit au plaisir de Dieu et au profit de nostre peuple: Nous vous mandons, etc. » (Mably, Observat., tom. Il, preuv., p. 386.)

Je conviendrai que ces paroles ne sont qu'une forme de style public et légal; mais les idées qu’elles expriment sont remarquables, et paraissent plus élevées et plus fortes qu'on ne l'attendrait de ce siecle, Un roi populaire de la Grande - Bretagne pourrait à peine s'adresser au

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qui conviendraïient assez exactement à son état actuel, quoiqu’elle soit devenve la plus grande et la plus opu- : lente ville de l’Europe. Mais toutes les idées de grandeur |

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Parlement dans des termes plus favorables, à la liberté publique, On trouve dans l’histoire de France un exemple | frappant des progrès que les principes de liberté aYaïent faits dans ce royaume, et de l'influence que les députés des villes avaient acquise dans l’assemblée des états-généraux. Au milieu des Calamités où la guerre avec l'Angleterrs + la captivité du roi Jean avaient plongé la France, les états généraux firent un effort hardi pour r juridiction, Les règlemens formés par les états Sénéraux tenus. en 1355, pour partie de l'administration onne, mais à des commis-

pour la fabrication, de la monnaie, pour les redressemens. de griefs relalifs aux abus commis par les Pourvoyeurs du roi, et pour l’ad- Ministration régulière de la justice, sont plus conformes à l'esprit d’un &Ouvernement républicain qu'à celui d’une monarchie féodale. On trouve ce règlement curieux dans le Recueil des Ordonnances , tom, Ill, p. 19. Ceux qui ne peuvent Pas se procurer cette collection volumineuse en trouveront un abrégé dans l’AZistoire. de France, par Villaret, tom, IX, p. 130, ou dans l’'Aistoire de l’ancien SOuvérnément de la France, par Boulainvilliers, tom, 11, p, 213,

Les historiens français, en parlant de l'évêque de Laon, et de Marcel, prevôt des marchands de la ville de Paris, les deux hommes qui. avaient le plus d'influence aux états-généraux, les représentent comme des tribuns séditieux, violens, intéressés, ambitieux : et ne cherchant qu’à introduire des innovations pernicieuses et destructives du gouvernement et de la constitution de leur pays. Cela pouvait être ; mais ils avaient la confiance du peuple ; et les mesures qu'ils proposaient comme les plus convenables et les plus avantageuses, ne permettent pas de douter que l'esprit de liberté n’eût fait en France des progrès très étendus, et qu'on n'y eût généralement des idées très saines sur les principes du gouvernement.

Les états-généraux » tenus à Paris en 1355, étaient composés de près de huit cents membres, dont plus de la moitié n’élatent que des députés des villes, (Secousc».

| Préf. des Ordonn., tom, HU, p. 48.) 11 parait que dans

toutes les différentes assemblées des états tenues pen

dant le règne du roi Jean, les représentans des villes avaient une grande influence , et que le tiers-état était à tous égards considéré comme marchant de pair avec les deux autres ordres, (/bid., passim.) Ces entreprises hardies se faisaient en France long-temps avant que la chambre des communes en Angleterre eût acquis quelque influence considérable dans Ja législation, Comme le système féodal avait été porté en France à son plus haut période plutôt qu’en Angleterre , Son déclin par la même raison y fit des progrès plus rapides, Presque tous le; efforts qu’on a faits en Angleterre, pour établir ou pou étendre la liberté du Peuple, ont été heureux ; en

France, ils ont eu un autre sort, Ce n’est pas ici le lieu

d'examiner quelles sont les causes accidentelles et politiques de cette différence.

NOTE 20, Srcr. 1, p. 17.

Dans une note précédente (note 8 ), j'ai examiné la Condition de cette partie du peuple qui était employée à l’agriculture ; et j'ai exposé le tableau des calamités S

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