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1s* puissant et le plus des lois de son pays ant répandu la conspes, les empêcha de ependant Albert, que t sa prodigalité renud Scard., v. M, p. 5%.
es aux princes ; p.164 ô.
daient l'idole d’un ramas d'aventuriers qui s'embarrassaient peu de la justice de sa cause, eut bientôt rassemblé ses forces dispersées ; se trouvant, par de promptes recrues, à la tête de quinze mille hommes, il renouvela ses déprédations avec plus de fureur que jamais. Mais Henri de Brunswick, qui avait pris le commandement de l’armée des alliés, défit ce prince dans une seconde bataille presque aussi sanglante que la premiére. Malgré cette perte, le courage et les ressources d'Albert n'étaient pas encore épuisés. Il fit des efforts assez vigoureux pour rétablir ses affaires; mais se voyant mis au ban de l’empire par la chambre impériale, dépossédé de ses domaines héréditaires et de ceux qu’il avait usurpés, abandonné de la plupart de ses officiers, accablé sous le nombre de ses ennemis, il alla chercher un asile en France. Cet homme, si long-temps la terreur et le fléau de l'Allemagne, ianguit quelques années dans l’indigence et l'état précaire d’un réfugié, abandonné à toute l’amertume des disgrâces que son inquiétude ct sa fierté naturelle lui faisait supporter avec impatience. Après sa mort, comme il ne laissait point de postérité, ses états, que les princes confédérés avaient saisis, furent rendus, par un décret de l'empereur, à ses héritiers collatéraux de la maison de Brandebourg f.
Cependant on ne tarda pas à voir s'élever une grande querelle pour la succession des titres et des domaines de Maurice. Sa fille unique, mariée à Guillaume, prince d'Orange, avait un fils qui, ayant hérité du nom et des talens de son xrand-père, pouvait en revendiquer tous jes droits. D'un autre côté, Jean Frédéric, l’ancien électeur , réclamait ses dignités et la portion de son patrimoine dont il avait été dépouillé après la guerre de la ligue de Smalkalde. Auguste, seul frère de Maurice, prétendait non-seulement aux biens héréditaires que ce prince tenait de sa famille, mais encore à l'électorat dont celui-ci s'était mis en possession. Les talens distingués d’Auguste, sa candeur et ses manières aimables firent oublier aux états de Saxe le mérite et les infortunes de leur premier maître ; ils se déclarèrent vivement pour Auguste. Le roi de Danemark, dont il avait épousé la fille, et le roi des Romains, par respect pour lx mémoire de
1 Sleid,, p, 692, 894, 599. Struv., Corp. hist. germ., p. 1075,
Maurice. appuytrent ses prétentions de tout leur pouvoir. Ainsi Frédéric, quoique favorisé secrètement par l'empereur, autrefois son enuemi, fut enfin obligé de renoncer à ses droits, sans autre dédommagement qu'une légère aug mentation de territoire et la succession éventuelle pour sa famille, au défaut d'héritiers mâles dans la branche albertine. Ce prince infortuné, mais toujours magnanime, mourut l'année suivante, peu de temps après avoir ratifié ce traité; et les descendans d’Auguste sont encore en possession de l'électorat de Saxe f.
Tandis que tout ceci se passait en ue la guerre se faisait avec vigueur dans les Pays- Bas. Charles, impatient de venger l’affront qu'il avait essuyé devant Metz, mit de bonne heure une armée en campagne, et fit le siége de Térouanne. Les fortifications de cette ville étaient dans un très mauvais état, quoiqu’elle fût de si grande importance, que François I l'appelait un des deux oreillers sur lesquels un roi de France pouvait dormir en sûreté, Henri, devenu trop confiant par ses succès, crut qu’il suffisait, pour faire échouer les efforts de son ennemi, de renforcer la garnison d'une foule de jeure noblesse. Mais d’Essé, vieil officier qui la commandait, ayant été tué, les impériaux poussèrent le siége avec tant d’ardeur et de persévérance, qu'ils emportèrent la place d'assaut. Aussitôt Charles, pour empêcher qu’elle ne retombät dans les mains des Français, en fit raser les fortifications et même les maisons, et dispersa tous les habitans dans les villes voisines. L'armée impériale, fière de cet avantage, alla investir Hesdin, qui, malgré la plus vigoureuse défense, fut aussi prise d'assaut; ceux de la garnison qui avaient échappé au fil de l'épée furent faits prisonniers, Emmanuel Philibert de Savoie, prince de Piémont, avait été chargé par l'empereur de la conduite de ce siége. Ce fut là qu'il fit le premier essai de ces talens militaires qui bientôt le mirent au rang des premiers généraux de ce siècle, et lui ouvrirent le chemin au recouvrement de ses états héréditaires, qu'avait eñvauis François 1°" dans ses guerres d'Italie ?.
La perte de deux villes, où beaucoup de guerriers de distinction avaient été tués où pris par
? Sleid., p. 687, Thuan., p. 409. PE,
germ.
2 Thuan,, p. 411. Hæræus, por brabant., p.669
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