‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme] (volume 2)Chapitre 8 sur 112 · TT 0 OUEN · texte numérisé non relu

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Un grand corps de ervitude, ainsi que traires et onéreuses it les assujettissait quérant le droit de ant de petites réles lois connues de our tous ; la liberté partie si essentielle serf qui s'y réfud'une année n’était iclaré homme libre mbres de la com-

t sa liberté à l'éta- , une autre partie Les gouvernemens siècles avaient été était obligé, pour le se mettre sous n puissant, dont de danger, était it chercher sa st:

de murs, dont les 'cés à la discipline ar un intérêt comengagemens Îes e mutuellement, es beaucoup plus nobles perdirent eur considération, seuls appuis aux- 'S poursegarantir

cités, en dimiè, augmentèrent n'y avait point de dans les gouverait faire la guerre nissaient les vas- $ jaloux de son contre lui ; .et il ur subvenir aux les subsides que aient, presque ie que de répures des commuion de porterles r, Spicel., vol, IX, id. 193.

rmes, et qu'ils eurent appris à s'en servir, cette | dal, qu'aucun homme libre ne pouvait être gouinnovation remédia à quelques égards au pre- | verné et taxé que de sor propre consentement. mier inconvénient , en donnant au monarque la | En conséquence, chaque baron appelait tous ses disposition d'un corps de troupes indépendant | vassaux à sa Cour, pour y former, d’un commun des grands barons. D'un autre côté , les villes, | accord , les règlemens qu'ils jugeraient les plus par reconnaissance et attachement pour leurs avantageux à leur petite société; et ils accordaient souveraius , qu'elles regardaient comme les pre- | en même temps à leur seigneur des subsides miers auteurs de leur liberté et les protectears | proportionnés à leurs moyens et à ses besoins de leurs priviléges contre l'esprit impérieux des Les barons eux-mêmes, en vertu du même uobles, accordérent souvent à la couronne des principe de gouvernement, étaient admis à l’assecours d'argent qui donnèrent au gouverne- | semblée suprême de la nation, et concouraient ment une force nouvelle !, avec le souverain à la formation des lois et à La jouissance de la liberté produisit un chan- l'imposition des taxes, Selon le système primitif gement si heureux dans la condition de tous les | dela police féodale, le seigneur suzerain consermembres des communautés, qu'on les vit bientôt | vait la propriété directe des terres dont il avait sortir de cet état de stupidité et d'inaction où | accordé Pour un temps la jouissance à ses vasles tenaient auparavant enchainés l'oppression ! saux : lorsque, dans la suite, les fiefs devinrent et la servitude. L'esprit d'industrie se ranima ; | héréditaires, laloisupposa toujours l'existence de le commerce devint un objet d'attention, et | cet usage primitif, et un baron continua d'être commença à fleurir. La population augmenta | regardé comme le tuteur de tous ceux qui résisensiblement. Enfin , l'indépendance et la ri- | daient dans ses domaines. Le conseil général de chesse se montrèrent dans ces villes, qui avaient | chaque nation, soit qu'il prit le titre de parleété si long-temps le siége de la pauvreté et de | ment, de diète , de cortès, ou d'états généla tyrannie. La richesse amenale faste, puisleluxe | raux, était d'abord uniquement composé des qui marche toujours à sa suite; et quoiquece fût | barons et des ecclésiastiques en dignité, qui teun faste sans goût , et du luxe sans délicatesse , | naient immédiatement de la couronne. Les villes, il en résulta cependant plus de politesse dans les | soit qu'elles fussent situées dans les domaines du manières et plus de douceur dans les mœurs. Ce | roi , Ou sur les terres d’un sujet, avaient besoin changement en produisit d’autres dans le gou- | de la protection du seigneur de qui elles relevernement : la police se perfectionna ; à mesure | vaient. Elles n'avaient ni un titre légal, ni une que les villes devinrent plus peuplées, et que les | existence politique qui pût les faire admettre objets de commerce réciproque entre les hom- | dans l'assemblée législative, ou leur y donner mes se multiplièrent, on sentit la nécessité de quelque autorité : mais dès qu’elles furent affranfaire de nouveaux règlemens ; et l'on comprit | chies et qu’elles formérent des corporations, en même temps combien il était important pour | elles devinrent des parties légales et indépenla sûreté commune de faire observer ces règle- | dantes de la constitution, et jouirent de tous les mens avec la plus grande exactitude , et de pu- | droits appartenans aux hommes libres. Le plus uir avec autant de rigueur que de célérité ceux | essentiel de ces droits était celui de donner sa qui oseraient les enfreindre, C'est dansles villes | voix pour faire de nouvelles lois et pour accorque les lois et la subordination , aussi bien que | der les subsides ; et il était naturel qu'un prila politesse des mœurs , ont pris naissance ; et | vilége si important fût recherché par des villes c'est de là qu’elles se sont répandues insensi- | accoutumées à une forme de gouvernement mublement dans les autres parties de la société. nicipal, suivant lequel on ne-pouvait sans leur Lorsque les habitans des villes eurent obtenu | consentement ni établir aucun règlement noula franchise personnelle et la juridiction muni- | veau ni lever de l'argent. La richesse, le poucipale, ils acquirent ‘bientôt la liberté civile et | voir et la considération qu'elles acquirent en quelque influence dans le gouvernement, C'était | recouvrant leur liberté , donnèrent un grand un principe fondamental dans le système féo- | poids à leurs prétentions; plusieurs événemens ‘Ordonnances des Rois de France, t. 1, 602, 785, heureux et différentes circonstances favorabies t. 1, 318, 422. concoururent à en assurer le succès.

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