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après avoir soumis ou gagné les nations ; qui habitent la rive nord-ouest de l'Indus, il traversa ce fleuve à Taxile, aujourd'hui Attock , le seul endroit où son cours soit assez tranquille pour y pouvoir jeter un pont {,
Après avoir passé l'Indus, Alexandre prit tout de suite le chemin qui conduit droit au Gange et aux opulentes provinces du sud-est, comprises aujourd'hui sous le nom général d’Indostan, Mais sur les bords de l'Hydaspe, connt depuis sous le nom de Bétah ou Chélum, il fut arrêté par Porus , puissant monarque de la contrée, à la tête d’une nombreuse arinée. La guerre avec Porus et les hostilités dans lesquelles il se trouva successivement engagé avec les autres princes indiens , le déterminèrent à s'écarter de sa première route et à tirer davantage vers le sud-ouest. En conséquence de toutes ces opérations, Alexandre traversa l’une des contrées les plus riches et les plus peuplées de l'Inde, qu'on appelle aujourd'hui Panjab, des cinq grandes rivières qui l’arrosent. Cette marche, exécutée dans une saison pluvieuse, impraticable même pour les armées indiennes, donne la plus haute idée et du courage persévérant d’Alexandre, et du tempérament robuste et vigoureux que formaient aux soldats de ces temps les effets réunis de l'exercice gymnastique et de la discipline militaire. Alexandre rencontrait à chaque pas des objetsnon moins frappans que nouveaux. Quoiqu'il eût déjà vu le Nil, ‘’Euphrate et ie Tigre, la grandeur de l’Indus dnt l’étonner encore 2. Il n'avait point encore vu de pays si peuplé, si bien cultivé, si riche de toutes les plus belles productions de l'art et de la nature, que cette partie de l'Inde à travers laquelle il avait conduit son armée. Mais lorsqu'il eut appris presque partout, et probablement par des peintures exagérées, cumbien le Gange l’'emportait sur l’Indus, et combien tout ce qu'il avait vu jusqu'alors était inférieur aux régions fortunées que ce grand fleuve arrose, est-il étonnant que le vif désir de les voir et de s’en rendre le maître lui ait fait rassembler ses soldats pour leur proposer de reprendre leur marche vers un pays où les attendaient la richesse, la gloire et la puissance. Mais ils avaient déjà exécuté tant de choses , ils avaient si cruellement souffert , surtout
1 Rennell, #ém., p. 92.
* Straban, liv. xv, p. 1027. C. et note 5, Casaub.
RECHERCHES HISTORIQUES
des pluies continuelles et des inondations qui les avaient enveloppés , que leur patience, aussi bien que leur force , était épuisée (4) ; et d'une voix unanime , ils refusèrent de faire un pas de plus. Ils se montrèrent si fermes dans cette résolution, qu'Alexandre , quoique possédant au plus haut degré toutes les qualités qui donnent de l’ascendant sur des esprits militaires, fut obligé de céder et de donner des ordres pour retourner en Perse !.
Cette scène mémorahle se passa sur les bords de l'Hyphasis, aujourd'hui Beyah, qui fut le terme de la marche d'Alexandre dans l'Inde. }! est évident par-là qu'il ne traversa point le Panjab dans toute son étendue. Ses limites se forment au sud-ouest par une rivière anciennement connue sous le nom d’Æysudrus, et maintenant sous celui de Setlége , dont Alexandre n'approcha jamais plus près que la rive méridionale de l'Hyphasis, où il éleva douze autels colossaux, qui, selon l’auteur de la vie d’Apollonius de Tyane, subsistaient encore avec leurs inscriptions très distinctes quand ce sophiste bizarrre visita l'Inde , trois cent soixante-treize ans après l'expédition d’Alexandre 2. De Ludhana sur le Setlége à Attock sur l'Indus , on donne en largeur au Panjab deux cent cinquante-neuf milles géographiques en droite ligne ; la marche d’Alexandre, d'après la même mesure, ne s'élevait pas au-dessus de deux cents milles ; mais en allant comme en revenant , ses troupes se répandaient tellement sur le pavs, ellesagissaient souvent en tant de divisions différentes, enfin tous ses mouvemens étaient tellement réglés et mesurés par des savans qu'il avait exprès amenés avec lui, qu’il acquit une connaissance très étendue et très exacte de cette partie de l'Inde 3.
Arrivé sur les bords de l'Hydaspe à son retour, il vit que ses officiers, à qui il avait donné le soin de construire et de réunir autant de vais seaux qu'ils le pourraient , s’en étaient acquittés avec tant d'activité et de bonheur, qu'ils avaient rassemblé une flotte nombreuse. Comme il n'vait point perdu de vue, au milieu des embarras de la guerre et de la fureur des conquêtes , ses projets de paix et de commerce, la destination
1 Arrien, v, ch. xx1v, Xxv.
3% Philostr., Vie d’Apollon., liv. 11,°ch. xeur, édit. Oléar. Lips., 1709.
5 Pline, Æist. nat., iv. xvr, ch, vu.
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SUR L'INDE ANCIENNE
de cette flotte était de descendre l’Indus jusqu'à l'Océan ; de là elle devait continuer jusqu'au golfe Persique , pour ouvrir par mer une communication avec l'Inde et le centre de ses états.
La conduite de cette expédition fut donnée à Néarque, officier digne, à tous égards, de cette importante commission. Mais comme Alexandre était ambitieux de toutes les gloires, et qu’il aimait à se montrer dans toutes les entreprises qui avaient de la nouveauté et de l'éclat , il descendit lui-mème le fleuve avec Néarque. Il faut convenir que, par sa grandeur et sa magniticence, l'armement était digne d'être commandé par le conquérant de l'Asie. Il était composé d'une armée de cent vingt mille hommes, deux cents éléphans et une flotte de près de deux mille vaisseaux différens de port et de forme (5), qui avaient à leur bord un tiers des soldats ; tandis que le reste, partagé en deux divisions, l’une sur la droite, et l’autre sur la gauche , les accompagnait dans leur marche. A mesure qu'ils avançaient, les peuples riverains se soumettaient ou par force ou par persuasion. Retardé par les diverses opérations où l’engageait cette grande entreprise , autant que par la lente navigation d'une pareille flotte, Alexandre mit plus de neuf mois à gagner l'Océan !.
La marche d'Alexandre dans l'Inde, sur cette ligne, était bien plus considérable que celle qu’il fit par la route dont nous avons déjà donné la description ; et quand on considère les divers mouvemens de ses troupes, le nombre des villes qu'elles prirent , et les différens états qu’elles soumirent, on peut dire qu'il n'a pas seulement vu les pays qu'il a traversés, mais aussi qu’il les a bien observés. Cette partie de l'Inde a été si peu fréquentée des Européens de nos jours, qu'on ne peut marquer ni la situation des lieux, ni leur distance , avec la même exactitude que dans les provinces intérieures, où même dans le Panjab. Mais d'après les recherches du major Rennell, faites avec autant de discernement que d'habileté, la distance à l'Océan , de cet endroit de l'Hydaspe où Alexandre équipa sa flotte, ne peut pas être moindre que de trois cent trente-trois mille anglais. Une portion considérable de cette vaste contrée , la partie supérieure du delta surtout , qui s'étend depuis la
1 Strab. , lib. xv, p 1014.
capitale de l'ancienne Malli, aujourd'hui Moultan , jusqu'à Patala , actuellement Tatta, est remarquable pour sa fertilité et sa population t, Bientôt après avoir gagné l'Océan, Alexandre, content d'être venu à bout de cette difficile entreprise , ramena ses troupes en Perse, par terre ; il laissa le commandement de la flotte , et à son bord un corps de troupes considérable , à Néarque , qui , après un voyage de sept mois le long des côtes, la conduisit heureusement le long du golfe Persique dans l'Euphrate (6) 2.
C'est ainsi qu’Alexandre prépara le premier aux peuples de l’Europe la connaissance de l'Inde, et il en examina un vaste district avec plus d'attention qu'on ne devait l’attendre du court séjour qu’il y fit. Heureusement trois de ses principaux officiers, Ptolomée fils de Lagus, Aristobule et Néarque tinrent des registres fdèles de toutes ses opérations militaires et de tout ce qu'il pouvait y avoir de curieux dans les pays qui en furent le théâtre. Il est vrai que rien ne nous est parvenu des deux premiers ; mais il est probable que les faits les plus importans qu'ils rapportent se sont conservés , puisque Arrien déclare les avoir pris pour guides dans son Histoire de l'expédition d'Alexandre; ouvrage qui, quoique composé long-temps après que la Grèce eut perdu sa liberté , et dans un siècle où le goût et le génie étaient sur leur déclin, n’est pas indigne des plus beaux jours de la littérature grecque.
Quont à la situation générale de l'Inde , ces écrivains nous apprennent qu’au temps d’Alexandre , quoiqu'il n’y eût dans son sein aucun empire puissant , tel que celui qui, dans des temps modernes, étendait ses lois depuis l’Indus presque jusqu'au cap Comorin, même alors elle était partagée en monarchies d’une étendue considérable. Le roi des Prasi se préparait à recevoir les Macédoniens sur les bords du Gange avec une armée de vingt mille chevaux , deux mille chariots armés, et un grand nombre d’éléphans 3. On dit que le territoire dont Alexandre constitua Porus souverain, ne contenait pas moins de deux mille villes 4, En réduisant même à leur plus juste valeur ces dénominations va-
1 Mém. de Rennell, p. 63, etc.
% Pline, Æist. nat., liv. var, ch. xxin.
3 Diod. de Sic., liv. xvur, p. 232.
4 Arrien, liv. va, ch ur.
ques de nations et de villes, on ne peut s'empé-
cher de concevoir l'idée d'une population très considérable, Du haut de la flotte qui descendait la rivière, on voyait des deux côtés un pays qui ne paraissait le céder en rien à celui dont le gouvernement fut confié à Porus.
C'est également dans les mémoires de ces officiers, que l'Eurane a puisé pour la première fois des connaissances certaines sur le climat, ie sol , les productions et les habitans de l'Inde; et dans un pays où les mœurs , les coutumes et même l'habillement sont aussi permanens et aussi invariablesque la nature même, il est étonnant de voiravec quelle précision les peintures desofficiers d'Atexandre se rapportent à ce que nous voyons aujourd'hui dans l'Inde après un espace de deux mille ans. Les changemens réglés des temps, connus sous le nom de moussons ; les pluies périodiques , le gonflement des rivières, les inondations qui en sont la suite, l'aspect que présente le pays pendant leur durée : toutes ces circonstances y sont détaillées avecla plus grande exactitude dans les descriptions qu'ils nous ont laissées des habitans, de leur complexion frêle et délicate , de leur teint basané , de leurs cheveux noirs et pendans, de leurs vêtemens de coton , de leur nourriture qui ne consiste qu’en végélaux , de leur division en tribus ou castes séparées, dont les membres ne se mêlent jamais par le mariage, de l'usage des veuves qui se brûlent à la mort de leurs maris, et de plusieurs autres particularités dans lesquelles ils ressemblent absolument aux modernes Indous. Ce scrait précipiter la marche de cet écrit, que d'entrer actuellement dans aucun de ces détails; mais comme ce sujet, quoique curieux et intéressant pär lui-même, nous jettera nécessairement dans des discussions mal assorties à la nature d'un ouvrage sur l'histoire , je renverrai mes idées sur ce sujet, dans un appendix que je me propose d'ajouter à cette dissertation; et j'espère qu'elles pourront jeter quelque nouvelle lumière sur l'origine et la nature des communications avec l'Inde.
Quoique les peuples de l'ouest doivent beaucoup à Alexandre pour la connaissance de l'Inde, son expédition se borna cependant à une très petite portion de ce vaste continent. Il ne pénétra pas au-delà de la moderne province de Lahor ct des pays situés sur les bords de l'Indus , de-
HISTORIQUES
puis Moultan jusqu'à la mer. Mais il visita ces parties avec ce degré d’exactitude dont j'ai déjà parlé; et c'est une circonstance assez remar. quable que ce district de l'Inde, le premier où les Européens mirent le pied, et qu'ils connaissaient le mieux autrefois, est aujourd'hui la partie la plus ignorée de ce continent !, le commerce ou la guerre, qui dans tous les siècles contribuent le plus à l'avancement de la géographie, n'ayant fourni à aucun peuple de l'Europe l'occasion d'y voyager ou d'y faire desrecherches,
Si une mort prématurée n’eût arrêté le héros macédonien au milieu de sa carrière, il est à croire que l'Inde aurait été beaucoup mieux connue des anciens, et que les Européens s'y seraient établis deux mille ans plus tôt. L'invasion d'Alexandre dans l'Inde couvrait un projet plus étendu que celui d'une incursion passagère. Il se proposait d'ajouter à son empire cette riche et vaste contrée, et, quoique l'opposition de son armée l'eût empêché pour le moment de poursuivre son plan, il était loin d'y avoir renoncé, Ce ne sera pas s'écarter du but de ces recherches que de présenter l'aperçu général des mesures qu’il avait adoptées pour cet effet, et d'en examiner la justessse , ainsi que le degré de probabilité du succès; nous serons à portée par-là de nous faire une idée plus juste que celle qu'on à communément du génie indépendant et de la grandeur des vues politiques qui caractérisaient cet homme illustre.
Devenu maître de l'empire de Perse, Alexandre ne tarda pas à s'apercevoir que la force des états dont il héritait, soutenue mème du nombre de troupes qu'il pouvait espérer de lever dans la Grèce, par l’ascendant qu'il avait gagné sur l'esprit de ses diverses républiques, était insuffisante pour tenir sous sa domination des territoires si vastes et si peuplés; que, pour rendre son autorité sûre et permanente, elle devait être fondée sur l'affection des peuples qu'il avait soumis, et défendue avec leurs propres armes; que, pour cet effet, il fallait bannir toute espèce de distinction entre les vainqueurs et les vaincus, et ne faire de ses sujets d'Europe et d’Asie qu’un seul et même corps de nation, soumis aux mêmes lois, ne connaissant que les mêmes usages, les mêmes institutions, la même discipline (7).
4 Mém. de Rennell.
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SUR L'INDE
Quelque noble que fût une telle politique, quelque propre qu'elle fût à l'accomplissement de ses vues, il n’en pouvait pas imaginer de plus contraire aux idées et aux préjugés de sa nation. Les Grecs avaient une si haute idée de la préémh.snce que leur donnaient la civilisation et la connaissance des arts, qu'à peine ont-ils regardé le reste du genre humain comme faisant partie de leur espèce. Ils donnaient à tous les autres peuples le nom humiliant de Barbares; et en conséquence de cette supériorité, dont ils étaient si fiers, ils se prétendaient leurs maîtres de droit, à peu près comme l'âme règne sur le corps, et l'homme sur les animaux. Quelque extravagante que nous paraisse aujourd’hui une telle prétention , à la honte de l'ancienne philosophie , elle était reconnue et enseignée dans toutes les écoles. Aristote, plein de cette opinion qu'il cherche à prouver par des raisonnemens plus subtils que solides !, conseillait à Alexandre de gouverner les Grecs comme des sujets, les Barbares comme des esclaves ; de regarder les uns comme des égaux, les autres comme des créatures d'une espèce inférieure 2. Mais les sentimens de l'élèv: s'étaient plus agrandis que ceux du maître, et l'habitude de gouverner les hommes avait découvert au monarque ce qui était resté caché aux yeux du philosophe dans les plis de la théorie. Peu de temps après la victoire d’Arbelle, Alexandre lui-même, et, à son exemple, plusieurs de ses officiers, prit l'habit des Perses et imita plusieurs de leurs usages. En même temps il encouragea les nobles Perses à suivre les mœurs macédoniennes, à s’instruire de la langue grecque, à goûter les beautés si admirées, si recherchées, des écrivains de ce temps. Pour donner plus d’étendue à cette union, il épousa lui-même une fille de Darius, et choisit des femmes pour cent de ses principaux officiers dans les familles les plus distinguées des Perses. On célébra leurs noces avec beaucoup de pompe et de réjouissance, à la grande satisfaction du peuple conquis : à leur exemple, plus de dix mille macédoniens prirent des femmes perses, et Alexandre, pour leur témoigner son approbation à cet égard, leur fit à chacun des présens de noces.
1 Aristote, Polit., 5, ch. ui-vu.
? Plut., de Fortunà Alex. , ovat. v, p. 302, vol. VII, édit. Reisk. —Strab., lib à, p. 116. A.
Mais quelque soin qu'eût pris Alexandre pour unir ses sujets d'Europe et d'Asie par les liens les plus indissolubles , il ne fonda pas entièrement la conservation de ses nouvelles conquètes sur le succès de cette mesure. Il choisissait dans chaque province qu'il venait de soumettre, des postes convenables pour y bâtir et y fortifier des villes, où il plaçait des garnisons composées de ceux des natifs qui s'étaient soumis aux mœurs et à la discipline grecques, et de ceux de ses sujets d'Europe qui, épuisés de fatigue et de service, désiraient le repos et un établissement fixe. Ces villes étaient nombreuses, et ne servaient :::: seulement de lieux de communication entre :£: différentes provinces de ses états, mais assi de places fortes, pour tenir en respect et réprimer les peuples conquis. Trente mille de ses nouveaux sujets, qui avaient été exercis à l'européenne, parurent devant Alexandre à Suse, et il en avait fait un de ces corps d'infanterie profonds et serrés, connus sous le:nom de p'4langes, et qui constituaient la force d’une ar: 2 macédonienne. Mais pour s'assurer de li fidélité de ce nouveau corps, et po::r qu'il eût tout son effet, il avait réglé que tou. otücier chargé de quelque partie de commandeinent , supérieur ou subalterne, serait Européen. Comme l'industrie des hommes, dans la mème position, se crée naturellement les mêmes ressources, les puissances de l'Europe, qui, dans leurs possessions de l'Inde, emploient à ieur service des corps nombreux de natifs, ont suivi des maximes toutes semblables dans la formation de ces troupes, et probablement, sans s'en douter, ont modelé leurs bataillons de Sipahys sur les mêmes principes d'après lesquels Alexandre avait fait sa phalang: 1: Perses.
A mesure qu'\i"sandre, dans le cours de ses conquêtes, s'éloignait de l'Euphrate, qu'on pouvait regarder comme le centre de ses états, il était obligé de bâtir et de fortifier un plus grand nombre de villes. Les anciens auteurs en citeut plusieurs à l'est et au sud de la mer Caspienne; et dans l'Inde même, il fonda deux cités sur les bords de l'Hydaspe, et une troisième sur l'Acésine, toutes deux navigables, et qui, après avoir mêlé leurs eaux, se jettent dans Findus (8). Ilest évident, par le choix qu'il fit de l'emplacement de ces villes, que son intention était d'entretenir une communication avec