ROC
11506 d'un ré tille il tingué ce haut relleme Maximi d'admir testame comme l'infirm comme forcer | du roya si près ç le pou donner, tée enco ressenti milien r mais il n Castille , soutenir ne pouy ment qu et quoi notoire,
se résou
Cep
nombre posés à rèrent | nir de { hardi et faible et offre av tit qu'à pereur , avec p rien !, Quelc l'erdina duite pr était vic pu le md jaloux.
torité « avec pli
! Mar,
SOn , ton
heva d'égat incapable n mari penles prières her un seul ème mois de ira, elle ne un soupir:
Île continua ppe avec la ion que s'il eut perinis tombeau et t, où elle le abits magnidu conter à qui ressucita ait ses yeux sur ce Corps où il revienrement, elle ne elle Pavait tait pas à ses de ; et toutes | maison n’aappartement:
ire une saÿcdessein très se Catherine, ax de ses do-
guère capable t Jeanne, unirte et à prier ru manquer à né son attenn refusant de istration , elle ousie étrane n à personne:
la déterminer à signer des n des lois et la
le plus grand a minorité de la nomination
P. Mart, Zi
11506] d'un régent; et comme parmi Les nobles de Cas- Lille il n'y en avait aucun d'un mérite assez distingué pour être appelé par la voix pubiique à ce haut rang, tous les yeux se tournèrent naturellement vers Ferdinand ou vers l'empereur Maximilien. Le premier y prétendait en qualité d'administrateur pour sa fille, et en vertu du testament d'Isabelle : le second se présentait comme le tuteur de son petit-fils, qui, attendu l'infirmité de sa mère, devait être déjà regardé comme roi de Castille. Ceux qui venaient de forcer Ferdinand à renoncer au gouvernement du royaume , ne pouvaient , sans alarmes, le voir si près de reprendre son autorité. Ils redoutaient le pouvoir d’un monarque qui ne savait pas pardonner, et dont la sévérité naturelle serait excitée encore par le souvenir de leur conduite et le ressentiment de l’injure qu'il avait reçue. Max:milien n'avait contre lui aucun de ces obstacles, mais il ne connaissait ni les mœurs ni les lois de Castille, et il n'avait ni troupes ni argent pour soutenir ses prétentions : d'ailleurs, son droit ne pouvait être admis sans déclarer publiquement que Jeanne étai! incapable de gouverner ; et quoique l'état de cette princesse fût bien notoire, la délicatesse des Castillans ne put jamais se résoudre à lui faire cet affront.
Cependant don Juan Manuel et un petit nombre de nobles, qui se croyaient les plus exposés à la vengeance de Ferdinand, se déclarèrent pour Maximilien et offrirent de le soutenir de tout leur crédit. Maximilien, toujours hardi et décidé dans les conseils, mais toujours faible et incertain dans l'exécution , accepta leur offre avec empressement, mais ce projet n'aboutit qu'à une suite de négociations inutiles. L’empereur , suivant sa coutume, exposa ses droits avec pompe, promit beaucoup et n'exécuta rien !.
Quelques jours avant la mort de Philippe , Ferdinand était parti pour Naples. Ni la conduite prudente de Gonzalve de Cordoue, qui en était vice-roi, ni ses grands services , n'avaient pu le mettre à l'abri des soupçons d'un maitre jaloux. Ferdinand, qui voulait lui retirer l'autorité que lui donnait sa place, erut le faire avec plus de décence, en allant prendre lui-
1 Mar., lib. xxx, Cap. vu. Zurita, Annales d'Arrason , tom. VI, p.95.
même les rênes de l'état; et quoiqu'il eût reçu à Porto-Fino, dans le territoire de Gênes, la nouvelle de la mort de son gendre, ce prince avait un désir si impatient de découvrir les secrètes intrigues dont il soupçonnait le grand capitaine, et de lui ô‘er la vice-royauté de Naples, que , plutôt que de revenir sur ses pas, il aima mieux laisser la Castille dans un état d’anarchie, et s’exposer même à perdre par ce délai le gouvernement de ce royaume!.
Il n'y avait que les grands talens et la sage conduite des partisans du roi qui pussent prévenir les mauvais effets de son absence. A leur tête était Ximenès, archevêque de Tolède. Quoiqu'il eût été élevé à cette dignité par Isabelle , contre l'inelination même de Ferdinand , et qu'il ne pôt pas espérer de jouir d’une grande autorité sous l’administration jalouse dé ce monar-
, que, il fut cependant assez désintéressé pour
préférer le bien de sn pays à sa propre gran-
| deur, et pour déclarer que là Castillé ne serait
Jamais bien gouvernée que par un prince à qui une longue expérience aurait appris 4 Connaître les véritables intérêts du royaume. Pour faire embrasser cette opinion à ses compatriotes, le prélat sentit la nécessité de fléchir un peu la sé
vérité et la hauteur naturelle de son caractère. I s’abaissa même jusqu'à flatter les nobles du parti contraire, ét joignit l'adresse aux raisons pour les persuader. Ferdinand seconda ses efforts avec beaucoup d'art: et gagnant les uns par quelques concessions. les autres par des promesses, et tous par des lettres pleines d'honnètetés, il vint à bat de ramener plusieurs de ses plus violens adversaires 2, Cette conduite eut le plus heureux succès; et malgré les efforts de plusieurs cabales et quelques soulévemens excités à dessein, dès que Ferdinand parut en Espagne, après avoir arrangé les affaires de Naples, il obtint sans opposition la régence de Castille. La sagesse qu’il montra dans l'exercice de son autorité fut égale au bonheur avec lequel il l'avait recouvrée. Une administration modérée, mais vigoureuse , lui rendit toute l'affection des Castillans , et les fit jouir jusqu’à sa mort de toute la tranquillité domestique dont était susceptible le génie du gouvernement f6o-
1 Zurita, Annales d'Arragon, tom. VI, p. 85.
dal qui subsistait encore parmi eux dans toute sa force !.
Le maintien de ce calmeintérieur dans l’Arragon et la Castille ne fut pas la seule obligation que l’archiduc Charles eut à la régence de son beau-père : il vit pendant ce période ses états héréditaires s’accroître par d'importantes acquisitions. Oran, ct quelques autres places assez considérables sur la côte de Barbarie. furent réunies à la couronne de Castille par le cardinal Ximenès, qui, avec un courage très extraordinaire dans un religieux, commanda r:; personne une armée contre les Maures de cette partie de l'Afrique, et qui, par une magnificence plus extraordinaire encore, fit à ses propres frais toutes les dépenses de cette expédition ?. D'un autre côté Ferdinand, sur des prétextes aussi frivoles qu’injustes et par de lâches perfidies, chassait du trône de Navarre dean d’Albret qui en était légitime souverain : en s'emparant de ce royaume, il étendit les limites de la monarchie espagnole depuis les Pyrénées jusqu'aux frontières du Portugal 5.
Le désir d'agrandir les états de l’archiduc n'était cependant pas le motif qui animait Ferdinand ni dans ses entreprises, ni dans ses démarches; il était plus porté à voir dans ce jeune prince un rival qui lui ôterait encore une fois le gouvernement de la Castille, qu'un petit-fils en faveur duquel il tenait seulement le dépôt de l'administration. Cette jalousie fit bientôt naitre l'éloignement et mème la haine, sentiment qu'il ne prit pas la peine de dissimuler. De ià vint son excessive joie lorsque sa jeune épouse lui donna un fils qui devait ôter à Charles les couronnes d’Arragon, de Naples , de Sicile et de Sardaigne; et à la mort prématurée de ce fils, Ferdinand montra, par le même motif, un désir extrème d’avoir d’autres enfans; mais cette impatience même accéléra, suivant toute apparence, l’avénement de Charles au trône d’Espagne. Ferdinand , dans le dessein de se procurer un héritier, que l’intempérance de sa jeunesse et son âge avancé ne lui permettaient guère d'espérer, eut recours à ses médecins: ils lui firent prendre une de ces potions qu’on suppose propres à augmenter la vigueur du tempéra-
1 Mariana, lib. XXVIE, Cap. x.
3 Zbid, lib. xxix , Cap. xviu.
8 Zbid., lib. xxx, Cap. XE, XIE, XIX t XXII.
ment, et qui d'ordinaire ne servent qu'à le détruire. C’est l'effet que ce breuvage produisit sur la constitution faible et épuisée de Ferdinand : il en eut une violente maladie, à laquelle il survécut, mais dont il lui resta une langeur habituelle et un abattement d'esprit qui, le rendant incapable de s'appliquer sérieusement aux affaires, lui fit contracter le goût des amusemens frivoles!. Quoiqu'il perdit alors l’espérance d’avoir un fils, sa jalousie contre l’archiduc ne diminua point; il ne pouvait s'empêcher de le voir avec cette aversion que les princes ont souvent pour leurs successeurs. Ce fut ce sentiment dénaturé qui lui dicta un testament par lequel il donnait au prince Ferdinand, qui, ayant été élevé en Espagne, était plus agréable aux Espagnols, la régence de tous ses royaumes jusqu’à l’arrivée de l’archiduc son frère, et lui conférait en même temps la dignité de grandmaître des trois ordres militaires. La première de ces dispositions mettait le jeune Ferdinand en état de disputer le trône à son frère, et la seconde l'aurait rendu, à tout événement , presque indépendant.
Le roi d’Arragon conserva jusqu’au dernier moment cette jalousie extrême de sa domination, qui distingua toujours son caractèr’. Crainani de perdre son pouvoir, lors même qu'il allait perdre la vie, il se transportait successivement d’un lieu à un autre, comme pour fuir la maladie dent il était atteint, ou pour s’en distraire. Quoiqu'on vit ses forces s’affaiblir de jour en jour, aucun de ses serviteurs n’osait lui parler de son état; son successeur, qui regardait ceménagement comme criminel et contraire à la religion, n'avait pas la permission de l'approcher. Cependant le danger devint à la fin si pressant, qu’il ne fut plus possible de le jui cacher. On lui annonça qu'il était près de sa fin: il entendit cet arrêt avec la fermeté qui convenait à son caractère. Pénétré peut-être de remords sur l'injustice qu’il avait faite à son petitfiis, ou touché des justes remontrances de Carvajal, de Zapata et de Vargas, les plus anciens et les plus fidèles de ses conseillers, qui lui représentèrent qu’en donnant la régence au prince Ferdinand, il allait allumer infailliblement une guerre civile entre les deux frères, et
1 Zurita, Annales d’Arragon, vol. VI, p.347. P.Mart., Ep., p. 531. Argensola, 4nnal, d'Arreg., lib. , p. 4
Sredi LQD 205 nat tu
TRE EN TERECAIESS
qu'en litair bel oi narq!
ment par | tous :
nand un m par à signé
Ch:
hérita avait dont ; Marg:
d'Yor et veu douée vertu, enfan avaien l'empe plutôt choix vres ,
Charle
1 Mar Arag., sola, 4)
2 Por Lov. 16
5 Les ( Mém., lament l’éduca téresser l’archid] sident chrono naire, p de l'es espagnd tredire historie Louis Foix a fiance q avait © en mi:
avaita
lib. v, França violé la que Ph
qu'à le dée produisit fe de Ferdie, à laquelle ne langeur qui, le rensement aux des amusealors l’espéntre l'archit s'empêcher e les princes s. Ce fut ce n testament linand , qui, lus agréable ses royaumes frère, et lui té de grand- La première he Ferdinand | frère, et la \emeni , pres-
qu’au dernier le sa dominaractèr. Crais même qu'il rtait successinme pour fuir
ou pour s'en s s’affaiblir de eurs n’osait lui r, qui regarnel et contraire ission de l’apvint à la fin si ible de le iui près de sa fin:
eté qui conveeut-être de reite à son petitnontrances de s, les plus anconseillers, qui t la régence au mer infaillibledeux frères , et
1,p. 347. P.Mart., rreg., Mb. 1, p. 4.
qu'en le nommant grand-maitre des ordres militaires, il dépouillait la couronne de son plus bel ornement et de sa principale force, le monarque mourant consentit à changer son testament sur ces deux articles : il en fit un nouveau, par lequel il déclara Charles seul héritier de tous ses états, et laissa au jeune prince Ferdinand, au lieu du irône dont il se croyait assuré, un modique appanage de cinquante milles ducats par an !. Il mourut quelques heures après avoir signé ses dernières volontés, le 23 janvier 1516.
Charles, à qui cette mort laissait un si bel héritage, touchait alors à sa seizième année. Il avait résidé jusqu’à cet âge dans les Pays-Bas, dont son père lui avait laissé la souveraineté. Marguerite d'Autriche, sa tante, et Marguerite d'Yorck, sœur d'Édouard IV, roi d'Angleterre, et veuve de Charles-le-Hardi, deux princesses, douées de grands talens et de beaucoup de vertu, s'étaient chargées du soin de former son enfance. A la mort de Philippe, les Flamands avaient remis le gouvernement des Pays-Bas à l'empereur Maximilien, son père, avec le titre plutôt que l'autorité de régent ?. Maximilien fit choix de Guillaume de Croy, seigneur de Chièvres, pour présider à l'éducation du jeune Charles, son fils3. Ce seigneur possédait émi-
1 Mariana, ÆAist., lib. xxx, ©. ull. Zurita, Ænal. de Arag., Vol. VI, p. 401. P. Marat. ep., p. 565,566. Argensola, Anal. de Aragon, lib. 1, p. 11.
2 Pontius Heuterus, Rerum Austriacarum , lib. xv. Lov. 1649, lib. vu, cap #, p. 155.
5 Les historiens français, sur l'autorité de du Bellay (Mém., p. 11), ont tous écrit que Philippe, par son testament, -ayant nommé le roi de France pour diriger l'éducation de Charles, son fils, Louis X1L, avec un désintéressement digne de la confiance que lui avait montrée l’archiduc, avai. chargé Chièvres de cet emploi. Le président Hénault a lui-même adopté cette opinion. ( 4#br. chronol, À. D. 1507.) Varillas, selon son style ordinaire, prétend avoir vu le testament de Philippe. (Pratiq. de l'ed. des Princes, p. {6.) Mais tous les historiens espagnols, allemands et flamands se réunissent pour contredire cette assc"tion des écrivains français. Heuterus, historien flamand, contemporain et digne de foi, dit que Louis XIL,en consentant au mariage de Germaine de Foix avec Ferdinand, avait beaucoup perdu de la confiance qu'avait en lui l’archiduc, et que ce refroidissement avait encore augmenté lorsque le roi de France donna en mariage au comte d'Angoulême sa fille aînée, qu'il
avaitauparavant promise à Charles (Heuter., Rer. Austr., |
lib. v, p. 151.) Ce mème écrivain ajoute (/bid.) que les Francais, peu de temps avant la mort de Philippe, avaient violé la paix qui subsistaient entre eux et les Flamands; que Philippe s’en était plaint et était disposé à s’en ven-
nemment tous les talens nécessaires pour cet important emploi, et il en remplissait tous les devoirs avec beaucoup d’exactitude. Adrien d'Utrech fut choisi pour être précepteur du jeune prince; cette place lui ouvrit la route des plus hautes dignités auxquelles un ecclésiastique puisse prétendre, et il ne la dut ni à sa naissance, qui était fort coscure, ni à son crédit, car il ne se mélait point de toutes les intrigues de cour, mais seulement à l'opinion qu'il avait donné de son savoir à ses compatriotes. Il s'était en effet assez distingué dans ces études frivoles, qui pendant plusieurs siècles furent honorées du nom de philosophie , il s'était même fait un nom par le grand succès d’un commentaire qu'il avait publié, sur le Maïtre des Sentences, traité fameux de Pierre Lombard, et qui fut alors regardé comme la règle de la théologie scolastique; mais quelque réputation que se fût acquise Adrien dans ce siècle d'ignorance, on s’aperçut bientôt qu’un homme accoutumé à la retraite d’un collége , sans connaissance du monde, sans politesse et sans goût, n'était guère propre à faire aimer l'étude à un jeune prince. Aussi Charles montra-t-il de bonne heure de l’aversion pour les sciences, et un goût extrème pour ces exercices violens et militaires, qui faisaient alors presque l’unique étude de la noblesse , et dans lesquels elle mettait sa gloire à se distinguer. Chièvres flatta cette disposition , soit qu'il voulût gagner, par la complaisance,
ger. Toutes ces circonstances ne permettent pas de croire que Philippe, qui fit son testament peu de jours avant que d’expirer ( Heuter., p. 152), ait commis l'éducation de son fils à Louis XII. Un témoignage positif vient à l'appui de ces probabilités. Heuterus dit (lib. vus, p. 153) que Philippe, en partant pour l'Espagne, avait laissé à Chièvres l'éducation de son fils et le gouvernement de ses états dans les Pays-Bas ; qu'après la mort de Philippe, on entreprit de faire déclarer régent l’empereur Maximilien, mais que ce projet ayant trouvé de l'opposition, Chièvres paraît avoir continué les deux emplois que Philippe lui avait confiés ; qu'au commencement de l’année 1508, les Flamands invitèrent Maximilien à accepter la régence, et que l’empereur y ayant consenti, il avait nommé sa fille Marguerite, avec un conseil de flamands, pour y exercer la suprême autorité dans les Pays-Bas lorsqu'il serait absent ; qu’il avait nomimé aussi Chièvres pour gouverneur, el Adrien d’'Utrech pour précepteur de son fils. Tout ce que rapporte Heuterus à cet égard, est confirmé par Moringus, in vit4 Adriadi,apud anelecta Gasp. Burmanni de Adriano, cap. x, par Barlandus, Chronic. Brabant. 1bid., p.25; et par Harœus, #nnal. Brab., vol. , p. 520, etc.
l'affection de son pupilie, soit qu'il attachât luiième peu de prix aux connaissances littéraires !. Il l'instruisit cependant avec beaucoup de soin de la science du gouvernement ; il lui fit étudier l’histoire non-seulement des pays de sa domination, mais encore des états qui avaient quelque relation : :ec les siens. Aussitôt que Charles eut pris le gouvernement de la Flandre, en 1515, Chièvres l’accoutuma dès lors au travail; il l'engagea à lire tous les papiers qui concernaient les affaires publiques, à assisier aux délibérations de ses conseillers privés, et leur proposer lui-même les objets sur lesquels il avait besoin de leur opinion ? Ce genre d'éducation fit contracter à ce jeune prince une habitude de gravité et de recucillement qui paraissait peu convenable à sa jeunesse: mais les premières ouverivres de son esprit n'indiquaient pas cette supériorité qui se manifesta dans un âge plus avancé 3, On ne remarqua point dans ses premières années cel impétrosité qui précède d'ordinaire la vigueur d'une maturité active et entreprenante ; et sa dt fé «ace continuelle pour les avis de Chiévres £t dc ses auires favoris, n'onnonçait pas cet esprit vaste et ferme qui dirigea dans la suite les affaires de la moitié de l'Europe. Mais ses sujets, séduits par les grâces de sa figure et la mâle dextérité qu’il montrait dans tous les exercices du corps, jugeaient son caractère avec cette prévention favorable qu'on a trop souvent pour les princes dans leur jeunesse ; et ils se flattaient qu'il donnerait encore ua nouvel éclat aux couronnes dont il avait hérité par la mort de Ferdinand.
Les royaumes d'Espagne, comme on en peut juger par l'esquisse que j'ai tracée de leur constitution politique, étaient alors dans une situation qui exigeait autant de vigueur que de prudence dans le gouvernement. Les coutumes féodales qui avaient été introduites dans les différentes provinces par les Goths, les Suèves et les Vandales, s'y étaient conservées avec toute leur force; et les nobles, qui étaient puissans et guerriers, avaient long-temps joui des priviléges exorbitans que leur donnaient ces institutions. Les
1 Jovii, Vita Adriani, p. 91. Struvii, Corpus, Hist. Germ., tom. Il, p.967; P. Heuter., Rer. Austr., lib. vu, cap. nr, p. 157.
3 Mém.de du Bellay, in-8°, Paris, 1753, p.11. P. Heuter.,
lib. vit, c. 1, p. 184.
5 P. Mart., Ep., p. 569, 665.
villes d'Espagne étaient plus nombreuses et plus peuplées que ne semblait le comporter le génie du gouvernement féodal, naturellement ennemi du commerce et de toute police régulière ; les droits personnels et l'influence politique qu’avaient acquis les habitans de ces villes, étaient déjà fort considérables. L'auturité royale, circonscrite par les prérogatives de la nobles et par les prétentions du peuple, était resserrée dans des bornes fort ‘troites. ous une semble lie forme de gouvernement , les principes de diviso
étaient en grand nombre; le lien qui unissait ::5 différentes parties était irès faible; et l'Espagne nou-seulement éprouvait tous les inconvéniens qu'evtrainent les défauts du système féodal, mais elle était encore exposée aux maux qui puvarrit résulter des circonsiances particulières à sa constitution.
ILest vrai que pendant la lon;'u: administration de Ferdinand, il ne s'étsit élevé aucun trouble domestique en Espagne. Il avait su , par la supériorité de son génie, réprimer l'inquiétude turbulente des nobles, et modérer la jalousie des communes. La sagesse de sôn gouvernement dans l’intérieur, l'habileté avec laquelle il dirigea toutes ses opérations au dehors, et la haute opinion que ses sujets avaient de ses talens, concoururent à maintenir dans ses états un dégré de tranquillité qui ne paraissait pas compatible avec une constitution politique où les semences de trouble et de discorde germaient et fermentaient de toutes parts : mais ces barrières se brisèrent tout d'un coup à la mort de Ferdinand, et l'es prit de faction et de mécontentement, après avoir été long-temps réprimé, n’en éclata qu'avec plus de violence et de férocité.
Ferdinand , qui avait prévu ces désordres et qui voulait les prévenir, avait pris la sage précaution de nommer, par son testament, Ximenès, archevêque de Tolède, pour être seul régent de la Castille. jusqu’à l'arrivée de son petit-fils en Espagne. Le caractère singulier de cet homme et les qualités extraordinaires qui le rendaient propre à cette grande place, méritent qu'on s'y arrête un moment. Il descendait d'une famille honnète, mais peu riche. Son inclination particulière fortifiée par le défaut de fortune, le détermina à entrer dans l'état ecclésiastique, où il obtint de bonne heure des bénéfices considérables, qui lui ouvraient la route des premières
BSD ADI À
dignite avanta novicia tère de l'undes Il s'y mœurs dévoti la vie n où ne t bles et ferme ( gueur ; supério tatior c confess cepta © conserv laquelle continu vivait q tions pé qu'aupa qu'elle :
à Xime:
papauté
dans l’é neur av l'ordre mais soi obligé ( conven:
la sévér!
ment s0 deSain pres m porta d habit, s rareme miets dé content prescri singula des aff, tration nand € des tal génie 4
! His tés, pa
ses et plus r le génie nt ennemi ulière ; les que qu’aes, étaient pyale, cirsoblexse et | resscrrée semiblatie dediviso
unissait 125 l'Espagne convéniens codal , mais | pouvaient $ à Sa CONS-
idministracun trouble ar la supéiétude turjalousie des ivernement le il dirigea \ haute opins, CONCOUn dégré de patible avec emences de ermentaient se brisèrent nd, et l'es dent, après lata qu'avec
lésordres et la sage préat, Ximenès, ul régent de petit-fils en cet homme le rendaient ent qu'on Sy ‘une famille ation partitune, le déstique , où il s considéraes premières
ti