‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme] (volume 3)Chapitre 79 sur 132 · VIE · texte numérisé non relu

VIE

çurent qu'ils en avaient perdu le moment !.

Après ce vain essai, qui ne montra que leur indécision et la fermeté de l’empereur , ils s’occupérent uniquement des moyens de prévenir l’arrivée d'un puissant renfort de dix mille hommes de picd et de quatre mille chevaux, que le comte de Buren amenait des Pays-Bas. Mais quoique ce général eût à faire une longue route à travers des états, dont quelques-uns étaient disposés à favoriser ses ennemis ; quoique ceuxcimème, avertis de son approche, eussent pu sans risque détacher de leur grande armée des forces suffisantes pour l’accabler , cependant il marcha avec tant de rapidité, et concerta si bien ses mouvemens, auxquels on n'opposait que des lenteurs et de la maladresse, qu'il parvint à conduire ses troupes au camp des impériaux sans avoir essuyé la moindre perte 2.

L'arrivée des Flamands, en qui l'empereur mettait la plus grande confiance, changea en grande partie le plan de ses opérations. Il voulut jouer le rôle d'agresseur à son tour, mais en évitant toujours le sort d’une bataille. Il se rendit maître de Neubourg , Dillingen et Donawert sur le Danube, de Nordlingen, et de plusieurs autres villes situées sur les plus grandes rivières qui tombent dans ce vaste fleuve, Mais s’il s'empara d’une si grande étendue de pays, ce ne fut pas sans essuyer des combats très vifs, où la foriüne ne lui fut pas toujours favorable. L'automne se passa ainsi tout entier sans qu'aucun des det:x partis pût prendre de supériorité sur l’autre; et rien n’annonçait encore quelle serait l'issue de cette guerre, L'empereur avait souvent prédit que la discorde et le besoin d'argent forceraient les confédérés à disperser lesmembres dece corps pesant , qu'ils n'avaient ni l'habileté de conduire, niles moyens de soutenir 3. Mais, quoiqu'il attendît avec impatience cet événement , il n'y avait guère d'apparence qu'il pût être si prochain, Les fourrages et les provisions commençaient à lui manquer. Les provinces catholiques même étaient si indignées de voir des troupes étrangères au cœur de l'empire , qu'elles ne

! Sleid., p. 395, 597. Avila, p. 17. A. Lamb. Hortens. ap Léard. LL.

5 Belli Smalkaldici aommentarius græco sermone scriptus à Joach. Camerario ap. Freherum , vol. I, p. 479,

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