‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme] (volume 3)Chapitre 80 sur 132 · VASE · texte numérisé non relu

VASE

368 HISTOIRE DE CHARLES-QUINT. ste: A use:

leur fournissaient des vivres qu'avec répugnance, | pas à se ranger du côté qui pouvait lui procurer PA aucun SOUp tandis que l'abondance régnait dansle camp des | le plus d'avantage. Dès qu'il eut résolu de sa. MM Saxe même confédérés par l'empressement et la libéralité | tacher à l'empereur , il se fit un mérite de se ge. MA ment de la des amis que le zèle leur faisait trouver dans les | clarer des premiers, afin d'avoir plus de part à M ciés, mit se: pays voisins. Les maladies, causées sans doute | ses libéralités. Dans ce dessein , il s'était rengu MM qui avec u par le changement de climat ou de nourriture !, | à Ratisbonne au mois de mai, sous prétexte d'as. MM lui promit 0 avaient mis un grand nombre d'Italiens et d'Es- | sister à la diète ; après bien des conférences ave #M teur en fut pagnols hors d'état de servir. Des arrérages | Charles ou avec ses ministres, il se fit un traite MM mesures sec considérables étaient dûs aux troupes, qui, | secret, par lequel Maurice promit de servir l'em. PM s'emparer d depuis le commencement de la campagne, | pereur en sujet fidèle; et le monarque à ce prix #Æ pereur lui € avaient à peine reçu quelque argent. L'empe- | lui destinatoutes les dépouilles de l'électeur de 2 l'empire po reur éprouva dans cette occasion comme dans | Saxe, soit dignités ou domaines !. A peine pour. M C'était à M d'autres, que sa domination était plus étendue | rait-on trouver dans l’histoire un traité qui violat M héritier , à : que son revenu, et que si l'une le mettait en | plus manifestement tous les principes qui doi. M Charles le : état de lever beaucoup de troupes, l’autre ne | vent diriger les hommes. Maurice, protestant M au chef de pouvait suffire à les entretenir. Il sentit lui- | déclaré, dans un temps où le zèle de la religion 4 personnel , même la difficulté de tenir plus long-temps son | avait tant d'influence sur les esprits, s'oblige ce. 4 confisquées armée en campagne. Quelques-uns de ses plus | pendant à servir dans une guerre qui n'avait d'au: temps que habiles généraux, et mème le duc d’Albe, qui | tre objet que de détruire la réformation ; il s’en- se rendrait ne se désistait guère d'un entreprise, lui con- | gage à prendre les armes contre son beau-père, s'exposerail seillèrent de disperser ses troupes en quartier | et à déposséder son plus proche parent de ses Get artif d'hiver. Mais l'empereur, que les meilleures rai- | états et de ses titres; enfin il se joint à un ami par Mauric sons ne pouvaient fléchir quand il avait pris une | peu sûr contre un bienfaiteur auquel il avait des l'égard de résolution, loin d'écouter leur avis, s'obstina | obligations considérables et toutes récentes. Ce M sance , au | à fatiguer les confédérés par sa persévérance , | prince n’était pourtant pas un de ces politiques sang. Mais persuadé que s’il pouvait une fois obliger ce | sans pudeur , qui, dès que leur intérêt l'exige, textes enco grand corps à se séparer, il n’y avait guère d'ap- | méprisent les devoirs les plus sacrés, jusqu'à se retour de parence qu’il pût se réunir ?. Cependant il était | glorifier de braver les lois de l'honneur ou de h sa principa difficile de prévoir lequel devait se lasser le | décence. La conduite de Maurice, si l’on doit inévitable plus tôt, de la constance de Charles ou du zèle de | l’attribuer uniquement à la politique, fat plus Smalkalde la ligue , et lequel des deux partis en divisant | adroite. Il parvint à exécuter son plan dans toutes bien cond ses forces donnerait l'avantage à l'autre, lors- | ses parties, en s’efforçant toujours de donner à sans doute qu'un événement inattendu causa unerévolution | ses démarches l'apparence de l'honnêteté et de à leur prin funeste dans les affaires des confédérés. la vertu. Il est probable par la suite de ses ac: mer à ses V Maurice de Saxe, par les artifices dont on a | tions, qu’au moins à l'égard de la religion pro- diation au déjà parlé, s'étant insinué dans la confiance de ! testante , ses intentions étaient pures, et quil étaient d’a l'empereur, ne vit pas plutôt les hostilités prêtes ! n’eut à se reprocher qu'une imprudente con- pour la rel à commencer entre les protestans et ce monar- | fiance dans les promesses de l'empereur. Sans reur. Mau que , qu'il en espéra le plus grand succès pour | doute il eut le destin de ceux qui, voulant met: rescrit imJ ses vastes desseins. La portion de la Saxe qu’il | tre trop de subtilité en politique , marchent dans teur et le1 tenait de ses ancètres était loin de suffire à son | des sentiers obscurs et tortueux; Maurice en les états, ambition. Il envisageait avec joie l'approche | cherchant à tromper les autres, se trouva trompé recevoir,

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d’une guerre civile. dont les révolutions ou les | lui-même. de désohé convulsions fournissent aux audacieux les oc- Son premier soin cependant fut de tenir ca confédérés casions d'avancer leur fortune , occasions si rares | chés ses engagemens ; il sut même pousser si loin l'empereu et si lentes dans un temps calme. Comme il était | l’art de la dissimulation, que les confédérés, satisfaisa

parfaitement instruit de la situation des deux | malgré son refus de se liguer avec eux, ets D l'intérêt q partis et des talens de leurs chefs, il ne balança | assiduité marquée auprès de l'empereur, n'eurent de l'électo

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* Camerar. ap. Freher., p. 483. * Haræc., #nnal. brabant, vol. 1, p. 638. Struvius, SUIS 2 Thuau., p. 83. Corp. p. 1048. Thuan., p. 84. } Sleid., [A

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