‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme] (volume 3)Chapitre 81 sur 132 · A FA · texte numérisé non relu

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Saxe même, lorsqu'il partit dès le commencement de la campagne nour se joindre à ses associés, mit ses états sous la protect'on de Maurice, qui, avec une trompeuse :y# ace d'amitié, lui promit de les défendre !. À: .: à peine l’électeur en fut-il éloigné, que Maurice prit des mesures secrètes avec le roi des Romains, pour s'emparer du dépôt qu'on lui avait confié. L’empereur lui envoya bientôt une copie du ban de l'empire porté contre l'électeur et le landgrave. C'était à Maurice, comme étant le plus proche héritier , à sauver ces états de toute invasion, et Charles le somma par l’obéissance qu'il devait au chef de l'empire , sans parler de son intérêt personnel , de se saisir incessamment des terres confisquées de l'électorat, l’avertissant en même temps que s’il refusait d'exécuter cet ordre, il se rendrait complice des crimes de son parent et s'exposerait aux mêmes peines ?.

Cet artifice fut vraisemblablement suggéré par Maurice, afin de faire passer sa conduite à l'égard de l'électeur par un acte forcé d’obéissance , au lieu d’un attentat contre les droits du sang. Mais pour couvrir son ambition de prétextes encore plus spécieux, aussitôt après son retour de Ratisbonne, il assembla les états de sa principauté , et leur dit que la guerre étant inévitable entre l’empereur et les confédérés de Smalkalde , il avait besoin de leur avis pour se bien conduire dans cette circonstance. Préparés sans doute à cette demande, et disposés à plaire à leur prince , les états cherchèrent à se conformer à ses vues, en lui conseillant d'offrir sa médiation aux deux partis; et si on la rejetait, ils étaient d’avis qu’en stipulant une entière sûreté pour la religion protestante , il obéit à l'empereur, Maurice ayant sur ces entrefaites reçut le rescrit impérial , ainsi que le ban contre l'électeur et le landgrave , convoqua une seconde fois les états, leur exposa les ordres qu’il venait de recevoir, et la peine dont on le menaçait en cas de désobéissance; ensuite il les informa que les confédérés avaient refusé sa médiation, et que l'empereur lui avait fait les promesses les plus satisfaisantes à l'égard de la religion. Il parla de l'intérêt qu'il avait à mettre à couvert les terres de l'électorat , et du danger de laisser des étran-

! Struvius, Corp., p. 1,046.

* Sleid., p. 391. Thuan, p. 84

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