LIVRE CINQUIÈME
Grijalva, étant retourné à Cuba, trouva presque achevés les préparatifs de l'armement destiné à la conquête du riche pays qu’il avait découvert. L’aviditéet l'ambition avaient également poussé Velasquez à les hâter, et l'espérance de satisfaire ces deux passions l'avait déterminé à prendre sur sa fortune des sommes considérables pour les avances de l’entreprise. Il s'était servi en même temps du crédit que lui donnait sa place pour engager les colons les plus considé-
rables à embrasser le service militaire(97). Comme la nation espagnole; à cette époque, était passionnée pour les entreprises de courage, on trouva bientôt un grand nombre de soldats brûlans de se signaler; mais il n'était pas aussi aisé
! Vie de Colomb, cap. xivu-xivinr,
? Rochefort, Hist. des Antilles, 531.
5 Lery, ap. de Bry,l, 207.
* Herrera, Decad.1l, lib. x, cap. xv. Decad. li, passim. :
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