‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme]Chapitre 104 sur 155 · LE · texte numérisé non relu

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panser leurs plaies avec un onguent fait de la | graisse des Indiens !. Excédés de tant de fatigues | et de souffrances , les Espagnols commençaient | à murmurer, et lorsqu'ils réfléchissaient sur la multitude et le courage de eurs ennemis, ils étaient près de tomber dans ie désespoir. Il fallait toute l'autorité et toute l'adresse de Cortès | pour empêcher les progrès de ce découragement, et pour ranimer dans ses compagnons le senti- | ment de leur supériorité st'r les hommes qu'ils avaient à combattre 2. La soumission des Tlasca- | lans et l'entrée triomphante des Espagnols dans la capitale de la république, où ils furent reçus comme des êtres au-dessus de l'homme, bannit de leur mémoire le souvenir de leurs souffrances passées, dissipa leurs inquiétudes sur l'avenir, et

leur persuada qu'aucune force en Amérique ne |

pouvait désormais résister à leurs armes à, Cortès demeura vingt jours à Tlascala pour donner quelque repos à ses troupes. Pendant ce

temps-là, il s'occupa de soins importansau succès |

de ses projets. Par ses entretiens suivis avec les chefs des Tlascalans, il s'instruisit de l’état de l'empire du Mexique, du caractère du souverain et de tous les détails qui pouvaient régler sa

conduite et le déterminer à agir en ami ou en | ennemi. Comme il reconnut que l’antipathie de |

ses nouveaux alliés pour les Mexicains était aussi

forte qu'on le lui avait dit, et qu'il vit qu'il en |

pouvait tirer de puissans secours, il employa toute son adresse à gagner leur confiance, et il y réussit facilement ; car les Tlascalans, avec la légèreté d'esprit naturelle à des hommes peu civilisés , étaient d'eux-mêmes disposés à passer

en peu de temps de l'excès de la haine à la | plus grande affection, Tout ce qu'ils voyaient | des Espagnols excitait leur étonnement et leur |

admiration (107); et persuadés que ces étrangers avaient une origine céleste, ils s’'empressèrent non-seulement de satisfaire à toutes leurs demandes, mais même d'aller au-devant de tous leurs désirs. Ils offrirent donc à Cortès de l’accompagner à Mexico avec toutes les forces de la république , sous les ordres de leurs capitaines les plus expérimentés. Mais Cortès, après s’être donné tant de peines pour établir cette union

1B,. Diaz, cap. zxtt, xv. Gomara, ChAron., cap. ur.

£ Cortès, Relac. Ramus., 111, 229. B. Diaz, c. Lxix.

5Cortèés, Relac. Ramus., Il], LXXUI,

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