LIVR
venaient l’objet de ses affections. Le plus consi- ! dérable de ses favoris fut Esme Stuart, né en | France, fils d'un frère puiné du comte de Len- | nox. Îl portait le titre du iord d'Aubigné , d'une | terre située en France, qu'il tenait de ses an- | cètres, auxquels elle avait été accordée pour prix | de leur valeur et des services qu'ils avaient ren- | dus à cette couronne. D'Aubigné était venu én | Écosse pour y demander le titre et le bien de Lennox, sur lesquels il prétendait avoir des droits légitimes. 11 fut, dès le premier abord, reçu par le roi avec toute la considération due à un parent aussi proche. Les grâces de sa personne, l'élégance de ses habillemens, ses maniéres honnêtes, firent une vive impression sur l'esprit de Jacques, qui, même dans un âge plus mûr, se laissa tonjours séduire par les talens frivoles. Il répandit sur le nouveau-venu, avec
après que Stuart fut arrivé à la cour, il fut créé
et lord grand-chambellan, Dans le même temps, le capitaine Jacques Stuart, second fils du lord Ochiltree, parvint à un grand degré de confiance auprès du roi, sans que cette élévation fit naître entre ces deux seigneurs la haine et la jalousie, si ordinaires parmi ceux qui briguent la faveur du prince. Cependant l'union établie entre eux n’était pas fondée sur la conformité des caractères. Il n’y en eut jamais de plus opposés. Le premier
sance de la constitution du pays, et il était
tait sa confiance. Il pouvait mériter d’être auprès d'un jeune prince pour le suivre dans ses plaisirs, et prendre part à ses amusemens ; mais il n'avait aucune des qualités nécessaires pour jouer le rôle de ministre, et pour diriger les affaires. L'autre avait tous les vices qui peuvent rendre un homme formidable à son pays, et pernicieux dans le conseil du prince. Cet assemblage de tant de défauts n'était compensé en lui
norer de ce nom, une adresse singulière à conduire ses projets, un esprit entreprenant, un
E VI. é
courage supérieur à tonte espèce de dangers.
Sans être, arrêté par aucun motif de religion, sans égard pour les bienséances, sans se laisser déconcerter par les obstacles, il embrassait des vbjets impossibles en apparence dans l'exécution. Mais sous un prince qui n'avait aucune expérience, qui se plaisait à s’aveugler sur les défauts de ceux qui avaient gagné ses bonnes grâces, cette audace était toujours assurée du succès. Les honneurs, les richesses, la puissance, furent aussi la récompense de tous ses crimes.
Ces deux favoris se réunirent contre Morton, et employérent de concert tout leur crédit pour perdre un homme qui seul les empéchait d’être en possession de toute l'autorité. Ils trouvèrent toutes les voies aplanies pour l'exécution de leur dessein. Jacques avait été nourri dès l'enfance dans une grande aversion contre ce seigneur, qui, de son côté, ne songeait qu’à se conserver l'autorité du tuteur, au lieu de se conduire avec la condescendance d'ün ministre, Cependant Morton , qui ne pouvait plus garder la personne du roi dans les remparts du château de Stirling. convoqua un parlement à Édimbourg, et il y conduisit sa majesté, Jacques fit son entrée dans la capitale, au milieu des cris et des acclamations du peuple, et avec toute la pompe dont ce Siècle pouvait être susceptible. Depuis trentesept années l'Écosse était soumise au pouvoir d'un régent, ou bien au faible gouvernement d'une femme; elle avait éprouvé tous les malheurs de la guerre civile, essuyé l’insolence des troupes étrangères. La nation commençait à respirer après de si longues souffrances, et se réjouissait de voir enfin le sceptre entre les mains d’un roi. Les Écossais fondaient de grandes espérances sur la faible autorité d'un prince de quinze ans. Passionnés pour cette ombre de royauté, ils croyaient déjà voir l'union, le bon ordre et la tranquillité rétablis dans le royaume. Jacques fit l'ouverture du parlement avec le plus grand appareil, mais il ne s’y passa rien de remarquable.
Les favoris, encouragés par ces démonstrations de l'amour et de l'attachement des peuples pour leur souverain, continuèrent avec chaleur leurs menées contre Morton : et comme le roi faisait alors sa résidence dans le palais d'Holyroodhouse, où tous ses sujets avaient un libre accès, la cabale contre ce seigneur se grossissait de
jour en jour, et l'intrigue arrivait par degrés à sa maturité,
Morton commença à apercevoir le danger, et il entreprit d'arrêter Lennox dans sa carrière, en le représentant comme un ennemi formidabie de la religion réformée, comme un agent secret des papistes, comme un émissaire déclaré de la maison de Guise. Le clergé, toujours prompt à saisir les bruits de cette espèce, répandit l'alarme parmi le peuple. Mais Lennox abjura publiquement les erreurs du papisme, soit par complaisance pour son maître, soit qu'il eût ëté convaincu par les argumens de quelques savans théologiens que le roi avait nommés pour l'instruire dans la religion protestante. La cérémonie se fit dans l'église de Saint-Gilles, et Lennos se déclara lui-même membre de l'église d'Écosse, en signant la profession de foi. Cette démarche ne détruisit pas entiérement les soupçons qu'on avait conçus de Lennox. Quelques prédicateurs zélés déclamèrent encore contre ce seigneur , mais l'accusation perdit beaucoup de sa force !.
D'un autre côté, le bruit se répandit que Morton se disposait à se saisir de la personne du roi et à le conduire en Angleterre. Savoir si Morton, désespérant de se maintenir par d’autres moyens, avait réellement fait quelque ouverture de cette espèce à la cour d'Angleterre , ou bien si ce fait était une calomnie inventée par ses adversaires pour le rendre odieux , c'est ce qu'il n'est pas possible de décider avec certitude.
Mais comme il déclara à la mort qu’il n'avait jamais conçu un pareil projet, la dernière opinion paraît la plus vraisemblable. Quoi qu'il en soit, cette accusation vague servit de prétexte pour faire revivre l'office de lord-chambellan, qui depuis quelque temps n'avait aucune fonction, Lennox était pourvu de cet office, et il avait pour lieutenant Alexandre Erskine, ennemi juré de Morton. Ils avaient sous leurs ordres une troupe de gentilshommes qui suivaient toujours le roi, et qui étaient chargés de
la garde de la personne de sa majesté 2.
Morton n'ignorait pas cé qui se trarnait contre lui. Îl apercevait que ses ennemis voulaient faire soupçonner sa fidélité en prenant ainsi des précautions inusitées pour la sûreté de la personne
1 Crawf Mém., 319. Spoisw., 308.— *Crawf., Mém.,
Fa,
du roi. Dans ce cas pressant , il eut recours à I reine d'Angleterre comme à sa dernière ressource. Élisabeth l'avait toujours protégé efficacement dans les circonstances les plus critiques : elle entreprit de le soutenir encore dans cette
| occasion. Elle envoya Bowes en Écosse : elle le | chargea d’accuser Lennox de menées contraires | à la paix des deux royaumes, et de demander
avec instance, au nom de sa majesté britanni-
| que, que ce seigneur fût renvoyé incessamment | du conseil privé. Cette demande, faite sanis exem- . ple, fut regardée par les conseillers comme im
affront fait à la personne du roi, et comme une entreprise sur l'indépendance da royaume d'É. cosse. Ils affectèrent de révoquer en doute les pouvoirs de l'envoyé , et sons ce prétexte, ils ne voulurent plus lui donner audience. Bowes retira fort piqué de ce mauvais traitement, «t partit sans prendre congé. I fut bientôt suivi par le chevalier Alexandre Home, dépèché en Angleterre pour porter des plaintes à la reine de ce procédé. Élisabeth, après le traitement fait en Écosse à son envoyé, crut qu’elle rabais serait sa dignité si elle admettait Home en « présence. Elle nomma Burleigh pour recevoirs:
écossais l'ingratitude de son maître envers h reine sa bienfaitrice qui lui avait mis la couronnt sur la tête, et de le charger de dire au roi qui
lui était si nécessaire aux fantaisies et aux @ prices d’un jeune écervelé, sans expérience, 4 fortement sonpconné de principes et d’attach mens incompatibles avec le bonheur de la nation écossaise.
Cette accusation contre Lennox précipita, « lon toutes les apparences, la chute de Mort
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L'acte d'amnistie, qu’il avait obtenu lorsqu'ilaril L
résigné la régence , était libellé avec tant d'exat titude et dans un si grand détail, qu’il le met tait presque entiérement à couvert de touts poursuites en justice. Le meartre dut feu roi était le seul crime dont on n'avait pas pu avec bier: ‘| séance faire mention dans un acte d'abolition accordé par le roi son fils. Morton restait toijours sur ce point exposé à la rigueur de laloi Le capitaine Stuart, toujours porté aux action même les plus désespérées, lorsqu'elles pot:
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le roi et les nobles y étaient assemblés, se jette à genoux aux pieds du roi, accuse Morton d’être complice, en suivant le style de fa loi d'Écosse, art and part, dans la conspiration formée contre la vie du feu roi, et offre, sous les peines usitées, de prouver légalement cette accusation. Morton, qui était présent, ééoutait ces invectives avec fermeté, et régardant Stuart avec un souris dédaigneux , soit par mépris pour un ac- Cusateur généralement décrié, soit par le témoignage intérieur d'une bonne conscience, répondit en ces termes : «Je crois qu'après avoir «montré tant de zèle à punir ceux qui ont été «chargés de ce crime détestable, je devrais être exempt de tout soupçon d'y avoir trempé, Ce- «pendant je consens avec joie qu'on me fasse «mon procès, soit dans ce lieu même, soit dans «toute autre cour, bien persuadé que mon in- «nocence et la malice de mes ennemis y paraiatront dans tout leur jour.» Stuart toujours à genoux : « Comment pourtez-vous, dit-il à Mor- «ton, concilier ce prétendu zèle contre le crime «avec ces honneurs que vous avez prodigués à «Archibald Douglas, connu certainement pour «être un des meurtriers du feu roi?» Morton se préparait à lui répondre, lorsque le roi ordonna qu'on les fit retirer l'un et l'autre. Morton fut d'abord arrêté dans sa propre maison, ensuite envoyé au château d'Édimbourg, dont Alexandre Erskine était gouverneur. On ne jugea pas que celte indignité de le livrer ainsi à un de ses ennemis, fût encore suffisante; bientôt après il fut transféré à Dumbarton, dont Lennox avait le commandement. On donna aussi un' ordre pour arrêter Archibald Douglas : mais il fut averti à propos du danger qui le menaçait, et il s'enfuit en Angleterre t,
Le comte d'Angus imagina que ces procédés violens n'étaient pas fondés seulement sur la haine qu'on avait conçue contre Morton; il les attribuait à l'inimitié qui régnait depuis si longtemps entre les maisons de Stuart et de Douglas, et il croyait qu'il y avait uñ comploi.formé pour la destruction entière du nom de Douglas. 11 se disposait en conséquence à prendre les armes pour remettre son parent en liberté; mais Morton lui défendit absolument de rien entreprendre, et il déclara qu'il aimerait mieux souffrir mille
lCrawf., Mém,, 323.
morts, que de flétrir sa réputation en paraissant éviter le jugement 1.
Élisabeth ne pouvait pas manquer de s'intéresser fortement en faveur d’un homme qui l’avait servie si utilement en Écosse. Tout ce qui venait de se passer dans ce royaume lui donnait de grandes inquiétudes. Lennox ne tenait point d'elle son autorité : l'élévation de ce seigneur lui faisait ombrage. La réception faite dernièrement à ses ambassadeurs, et si différente d u traitement que les ministres anglais avaient accoutumé de recevoir en Écosse, jointe aux procédés contre Morton, la persuadaient qu'il y avait un dessein formé de répandre des semences de discorde entre les deux royaumes, d'engager le roi d'Écosse dans une nouvelle alliance avec la France, ou de lui faire épouser une princesse papiste. Pleine de ces idées , elle ordonna à un Corps de troupes considérable de se rassembler sur les frontières de l'Écosse » et elle envoya Randolph dans ce royaume en qualité de son ambassadeur. Randolph s’adressa non-seulement au roi, mais à son conseil, et à l’assemblée extraordinaire des états qui se tenait alors. Il débuta par une longue énumération des bienfaits signalés qu'Élisabeth avait répandus sur la nation écossaise, «La reine, leur dit-il, sans demander «pour elle un seul pouce de terre, sans donner «aucune atteinte aux priviléges du royaume «d'Écosse, au prix du sang de ses sujets et des «trésors de sa couronne, a retiré les Écossais de «l'esclavage de la France, a établi parmi eux la «véritable religion , et les a fait rentrer en pos- «session de leurs anciennes prérogatives. Elle a «dès le commencement accordé sa protection à «ceux qui ont suivi le parti du roi; et c'est par sa «seule assistance que la couronne a éié affermie «sur la tête de sa majesté, et qu'on a repoussé «tous les efforts de la faction opposée, Une union «inconnue à vos ancêtres, mais également avan- «tageuse aux deux royaumes, subsiste depuis «plusieurs années, malgré les intrigues ct les «menées de tant de princes papistes qui ont tra- «vaillé de concert à détruire cette heureuse har- «monie. La reine a su jusqu'ici, par ses soins et « par sa constance, déconcerter toutes leurs me- «sures. Elle a remarqué depuis peu dans le con- «seil d'Écosse un refroidissement , une méfiance,
? Johnst., 64. Snotsw., 311.
«un éloignement , auxquels elle n'était point ac- «coutumée. Elle ne peut attribuer ce change- «ment qu’à Lennox, sujet de la France, pen- «sionnaire de la maison de Guise, nourri dans «les erreurs du papisme, et toujours soupçonné «de favoriser cette religion; Lennox, dont l'am- | «bition démesurée n’est point encore satisfaite «du pouvoir suprême auquel il est parvenu, et «qu'il exerce avec toute l'étourderie d’un jeune «homme et toute l'ignorance d’un étranger ; «Lennox, qui ne s'est point contenté d'enlever «au comte de Morton l'autorité due à ses talens «et à son expérience, et qui ne peut assouvir la «haine qu'il porte à ce seigneur qu’en conju- «rant la perte d’un homme qui a tant de fois ex- «posé sa vie pour la cause du roi, qui a contribué «plus qu'aucun autresujet à le placer sur le trône, «qui a résisté avec fermeté aux usurpations du «papisme, et qui a entretenu l'union entre les «deux royaumes. S'il reste encore parmi les no- «bles d'Écosse quelque zèle pour la religion, «s'ils désirent la continuation de la bonne ami- «tié avec l'Angleterre, s'ils sont encore jaloux «de leurs priviléges, je les somme, au nom de « la reine ma maitresse, d'éloigner de la présence
«d’un jeune roi un conseiller aussi dangereux |
«que Lennox, de tirer Morton des mains d’un «ennemi implacable, et de faire jouir ce seigneur «du bénéfice des lois, en lui procurant un juge- «ment exact et impartial. Si la force est néces- «saire pour l'exécution d'un plan si salutaire «pour le roi et le royaume d'Écosse, j'offre la «protection de la reine ma maitresse, et je pro- «mets en son nom aux nobles tous les secours, «soit en hommes, soit en argent , dont ils pour- «ront avoir besoin pour cette entreprise. »
Des représentations faites sur un ton si extraordinaire; cette accusation singulière formée contre un roi, et portée devant ses propres sujets, ne furent pas les seuls movens qu'Élisabeth employa en faveur de Morton, et pour perdre Lennox. Elle engagea le prince d'Orange à envoyer un agent en Écosse, qui, sous prétexte de complimenter le roi sur la valeur dont plusieurs de ses sujets avaient donné des preuves éclatantes au service des états généraux, devait entrer dans un grand détail sur les entreprises continuelles des princes papistes contre la religion protestante, et supplier le roi de se tenir inviolablement attaché à son alliance avec l’An-
gleterre, comme la seule chose qui pouvait soutenir son royaume contre ces rabales dan.
gereuses. L'agent devait particulièrement s’at. tacher à détruire les insinuations de ceux qui travaillaient à affaiblir et même détruire l'union établie entre les nations britanniques, et qui était un objet de joie et de satisfaction pour tous les protestans de l'Europe {.
Les conseillers de Jacques étaient trop acharnés à la destruction de leur ennemi pour écou. ter de pareilles remontrances. Cette entremise, ces soins officieux du prince d'Orange, ce ton de hauteur que l'ambassadeur anglais avait pris, cette entreprise d'Élisabeth qui travaillait ouvertement à faire révolter des sujets contre leur souverain, furent regardés comme autant d'in sultes inouïes faites à la majesté et à l’indépendance d’une tête couronnée. On fit à Randolph une réponse vague, et qui avait l'air d’une dé faite. Jacques se prépara à soutenir la majesté du trône avec courage et fermeté. Tous ceux qui étaient soupçonnés de favoriser Morton furent privés de leurs offices, quelques-uns furent sommés de se rendre en prison. On ordonna, dans toute l'étendue du royaume, à tous ceux qui étaient en état de porter les armes de se rassembler ; on leva des troupes et on les posta sur les frontières. Cependant l'ambassadeur anglais voyait avec chagrin le peu de fruit de ses
négociations. Le manifeste qu'il avait répand dans le public, et qu'il avait distribué à l’assem blée des états, ses intrigues particulières parmi les les nobles, n'avaient eu aucun succès. Personne ne courait aux armes. Il paraissait tous les jours de nouveaux libelles contre Randolph ; il savait même qu’il se formait des complots contre sa vit. Il crut que le parti le plus sûr pour lui était de quitter promptement le pays, et il s'évada pendant la nuit. Tout paraissait annoncer incessaur ment des hostilités entre les deux royaumes Mais Élisabeth n'avait eu intention, par ces pré paratifs , que d'intimider le roi d'Écosse. Elle ne voulait point s'engager dans une guerre avec te prince, et elle rappela aussitôt les troupes qu'elle avait fait marcher vers les frontières, el qui avaient donné tant d’ombrage aux Écossais?.
L'empressement qu'Élisabeth avait fait pa-
1 Cald , 1,9, — * Crawf., Mém., 328. Strype, 2 Append., 188
raître cipitel prenai
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et le ti ques pi nouvea Dumba nistre F qu'on 1
son plu pour ré avait tr:
Les re
là sont F
du juge
et donne lieu de c gulière, pression,
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il inventa racher de maître. P corps de $ ville. Les , Morton. I aucun égàl délibératio de n'avoir contre la v and part.
partie de la mots art « üvec véhém mation, D nonÇa la cor crime de tra de ce suppli peine, et or serait décap Pendant c Morton cons table. Il soup {a nuit comr
1 Morton fut Même inventée ,
£ C'est un tranche
sur deux coulis hi.
ose qui pouvait ces rabales dan.
ulièrement s’atons de ceux qui détruire l'union nniques , et qui faction pour tous
aient trop acharnemi pour écou.
Cette entremise, l'Orange, ce ton nglais avait pris, ui travaillait ousujets contre leur mme autant d'inté et à l’indépenn fit à Randolph it l'air d’une dé utenir la majesté meté. Tous ceux avoriser Morton quelques-uns fuison, On ordonna, me, à tous ceux les armes de se es et on les posta l'ambassadeur aneu de fruit de ses il avait répandu stribué à l’assen:iculières parmi les succès. Personne sait tous les jours andolph ; il savait lots contre sa vie, pour lui était de et il s'évada perinoncer incessalldeux royaumes ition, par ces pré | d'Écosse. Elle ne ne guerre avec ct sitôt les troupes les frontières, d age aux ÉcOssais*.
th avait fait pi-
m., 328. Strype, à
même inventée , et qu'on appelle en Écosse un Pucelage.
raître pour sauver Morton , ne servit qu’à pré-
cipiter les mesures que les ennemis de ce seigneur
prenaient pour le perdre. Le Capitaine Stuart,
Sn accusateur, fut d’abord nommé tuteur du
comte d’Arran, et obtint, bientôt après, les biens
et le titre de ce malheureux prisonnier, sur quelques prétentions frivoles qu’il y avait formées, Le
Nouveau pair fut chargé de conduire Morton de
Dumbarton à Édimbourg. Ce choix fut d'un si-
nistre présage pour le comte. Il envisagea le sort
qu'on lui préparait, et il eut la douleur de voir
Son plus cruel ennemi déjà comblé d'honneurs
pour récompense de la noirceur avec laquelle il
avait travaillé à le perdre.
Les registresde la cour de justice de ce tempslà sont perdus, Les récits que nos historiens font du jugement. de Morton ne sont point exacts, et donnent peu de lumières sur ce point. Il y a lieu de croire que cette procédure fut très irrégulière, et que tout y respira la violence et l'oppression. Le nouveau comte d’Arran fit mettre à la torture quelques domestiques de Morton, et il inventa des supplices nouveaux Pour leur arracher des preuves du prétendu crime de leur maître. Pendant le jugement , on posta de gros corps de gens armés en différens endroits de la ville. Les juges étaient tous ennemis déclarés de Morton. Il en récnsa plusieurs, mais on n'eut
aucun épärd à ses récusations. Après une courte délibération , les pairs le déclarérent Coupable
de n'avoir pas révélé la Conspiration formée
contre la vie du feu roi, et d'en avoir été art
and part. I ne fut point surpris de la première