IL
e filiale , et avec roi. La fierté de es insultes faites telle somma le pour empêcher né, 1ens , ne pouvait , Si jalouse en 8 de la royauté, ans exemple, et rabaisser la dians l'esprit des personne sacrée irité des démardé‘oilé ses desen Angleterre le de concert avec inaire, fit à Éliions sur l’injure , qu’on soumetrsonne privée et > devait aucune bassadeurs supnettre le comble rmettant qu’une me et aussi désfût mise à exé-
e réponse à ces rs d'Écosse, Jacin , et lui repros les plus forts.
que par devoir > renoncer à son comme un fils malheurs de sa s, assembla les ecours dans une 1x ambassadeurs anemark de lui cours, et il prit ffectuer avec vifaites à la reine r de cette lettre premier mouvee,et de congéministres étaient
-*Bitch., Mém.s
alarmés et emberrassés des préparatifs du roi d'Écosse, et à leur prière elle changea de résolution. Elle écrivit à J acques une lettre honnête, mais qui n’était qu'une pure défaite, Elle promettait d'écouter toutes les ouvertures qui lui seraient faites de la part de Jacques et qui ten-
draient à sauver sa mère, et de suspendre l'exé- |
cution de la sentence jusqu'à l’arrivée de nouveaux ambassadeurs d'Écosse 1.
Cependant Élisabeth ordonna qu'on publit la | sentence contre Marie, et elle r ‘nublia pas d’ins-
truire le peuple qu'elle lui avai été extorquée par les supplications répétées des deuxchambres du parlement. Dans le même temps elle envoya le lord Buckurst et Beale vers Marie pour lui notifier la sentence, et pour lui déclare que la nation en demandait avec empressement l'exécution ; que jusqu'à présent la reine avait résisté à ces importunités, mais qu’elle avertissait Marie de se préparer à un événement qui pourrait devenir nécessaire pour la sûreté de Ja religion protestante, et pour calmer les esprits du peuple anglais, Marie reçut ce message non-seulement sans en paraître troublée , mais même avec un air et des expressions de triomphe et de joie. «Il n’est pas étonnant, dit-elle, que les Anglais «soient altérés du sang d’un prince étranger, “eux qui ont tant de fois fait violence à leurs “propres souverains. Après avoir souffert pen- «dant si long-temps, je vois arriver le moment de “Ma mort comme celui de ma délivrance. Je me «glorifiede penser que ma vieestregardée comme «intéressante pour la foi Catholique, et je suis “contente de mourir martyre de ma religion 2, » Aussitôt après la publication de 1a sentence, Marie fut dépouillée de quelques marques de royauté qu’elle avait conservées jusqu'alors. Le dais de parade qui était dans son appartement fut Ôté. Paulet entrait à toute heure dans sa chambre, s’approchait de sa Personne sans aucune marque de respect, et parut même un jour Couvert en sa présence, Marie touchée de ces indignités , offensée de cette familiarité à laquelle elle n'était point accoutumée, écrivit encore une fois à Élisabeth pour lui en porter des plaintes. Elle lui demandait en même temps, pour deruière grâce, de Permettre que son corps fût,
1 Spotsw., 261. Cald,, 4, 5. ?Camd., 528, Jebb., ©! Il
| après sa mort, porté enjfrance Par ses domes, | tiques, pour ÿ être inhumé en terre sainte et | vec ses ancêtres, et que quelques uns de ses | domestiques assistassent à sa mort pour être
témoins de son innocence et de son ferme atta. | Chement à la foi catholique ; qu'il fût permis à | tous ses domestiques de quitter le royaume , et | de recueillir quelques legs médiocres qu’elle
| Voulait leur faire pour marque de son affection ; qu'on lui donnât son aumônier ou quelque autre prêtre catholique pour être auprès d'elle, pour l'assister à la mort et pour la préparer à ce passage terrible à l'éternité. Elle Suppliait Élisabeth, au nom de Jésus-Christ, par les mwAnes et la mémoire d'Henri VII, leur commun ancètre , par les liens de leur proche parenté , par la dignité royale dont elles étaient l’une et l'autrerevêtues, de vouloir bien lui accorder tous ces points , et de lui assurer son consentement par une lettre signée de sa propre main. On ne sait point si cette lettre fut remise à Élisabeth, mais j! est certain qu'elle resta sans réponse, et quon n'eut aucun égard aux demandes de Marie. On lui offrit un évêque ou doyen protestant pour l'assister ; elle le refusa et, sans le secours d’aucun ecclésiastique, elle se prépara elle-même à Ja mort, dont elle voyait les approches avec une paix et une tranquillité admirables, et qu'elle regardait alors comme étant peu éloignée 1.
Jacques, sans perdre un seul moment » CAVOya de nouveaux ambassadeurs à Londres, le sieur de Gray et le chevalier Robert Melvil, Ils déclarérent, au nom du roi leur maître, que pour calmer les craintes d'Élisabeth, le roi se rendrait garant qu'il ne serait formé , avec Je consentement de Marie, aucune conspiration contre la Personne de la reine, ou tendante à troubler la tranquillité du royaume d'Angleterre, et que pour assurance de cet engagement , Jacques donnerait en otage quelques personnes des plus considérables parmi la noblesse de l'Écosse. Que si cela n’était pas jugé suffisant, Marie ferait cession de tous ses droits et prétentions à son fils, duquel on n'avait rien à appréhender, ni pour l’nonreur de la religion protestante, ni pour la sûreté de la personne de la reine d’Angleterre. Élisabeth rejeta ces deux propositions, la première comme peu assurée, l’autre comme
1 Camd., 528, Jebb., 11, 295,