‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme]Chapitre 32 sur 155 · EE RER E T EE · texte numérisé non relu

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f1601] tout le cours de sen nègne, lui avait prescrit toutes ses démarches, et avait traversé toutes ses mesures.

Cependant, malgré lesvioleutes secousses que l'Écosse avait reçues des factions qui divisaient la cour, malgré les fréquentes révolutions qu’elle avait éprouvées depuis que le roi avait pris en main les rênes du gouvernement , ce royaume jouissait alors d'une tranquillité qui ne lui était pointordinaire. Libre de-toute appréhension au dehors, dégagé de troubles au dedans depuis un temps assez considérable, Jacques saisit cet intervalle de tranquillité pour civiliser les montagnards et les insulaires, objets presque entièrementnégligés par les roisses-prédécesseurs, et qui auraient cependant mérité leurs principales:attentions. La paix , qui subsistait depuis long-temps avec l'Angleterre, avait procuré les moyens de dompter l'esprit indocile des habitans des frontières, et de réprimer leurs déprédations souvent aussi dangereuses pour leurs concitoyens que pour leurs ennemis, Les habitans de la Basse-Écosse commencèrent peu à peu à se dégoûter du tumulte des-armes, et à: s’adonner aux arts de la paix. Maisles montagnards conservaient leur férocité naturelle. Ennemis- du travail, accoutumés à la rapine et aux brigandages, ils fatiguaient leurs voisins plus laborieux par des excursions continuelles. Jacques s'attachait non-seulement à les contenir, mais même à les rendre des sujets utiles, et il avait déjà , en différens temps , publié à cet effet des lois très sages et très propres à la réussite de ce projet. Tous les seigneurs du pays ou chefs de tribus-eurent ordve-de-ne souffrir dans toute l'étendue de leurs pays que ceux qui pourraient donner des sûretés suffisantes pour répondre de leur bonne conduite. On demandait à ces chefs de faire dresser une liste de toutes les personnes suspectes dans le ressont de leurs juridictions, de remettre ces personnes entre les mains de la jus-

tice, et d'indemniser ceux.qui auraient souffert de leurs brigandages; et , pour s'assurer que ces

ordres seraient fidèlement exécutés, on obligea les chefs de livrer des-otages au roi, ou de don-'

ner caution entre les mains de sa majesté. On ordonna. qu’en différens endroits de la Haute Écosse on bâtirait des villes destinées à l'habitation des gens industrieux, etqui seraient Comme le berceau des arts et du commerce; l’une dans

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