‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme]Chapitre 38 sur 155 · SUR LE MEURT · texte numérisé non relu

SUR LE MEURT

«ferts pour mériter sa place, pour l'obtention

«de laquelle, contre mon naturel, j'ai trahi ceux

“qui peuvent m'accuser, Dieu veuille me par- «douner, etc, 1»... «J'ai veillé plus tard là haut «que je n'aurais voulu le faire, si ce n'avait été «pour tirer quelque chose de lui, ce que ce por- «leur vous montrera ; ce qui est la meilleure oc-

«Casion qui puisse se présenter pour donner un «{our favorable à vos affaires 2, »

Les lettres de Marie qui sont postérieures à |

la mort de son mari, prouvent évidemment que le projet de Bothwell de se saisir par force de

la reine, et de l'emmener avec lui, était concerté |

avec elle-même , et qu'elle y avait donné son consentement 3,

Quant aux sonnets, sir David Dalrymple a

! Good., 1}, 27, — 1 Jbid, , 32,

® Que des lettres d'une aussi grande importance que celles de Marie à Bothwell puissent être eutièrement per-

dues, C'est une chose qui parait tout-à-fait inconcevable. |

Ces letires furent produites en Angleterre devant les commissaires d'Élisabeth » et furent ensuite par eux rendues au comte de Murray *, Il parait que Murray les Garda pendant toute sa vie, Après sa mort, elles tombèrent entre les mains de Lennox, son successeur, qui les remit au comte de Morton *, Un fait qui n’est pas cer-

lainement lié avec cette dissertation, sera Peut-être pour | quelques-uns de mes lecteurs un objet de curiosité. Je |

crois donc qu'il n’est point inutile de leur apprendre, qu'après des recherches faites avec tout le soin possible, on n’a jamais pu trouver, dans toutes les bibliothèques Publiques de la Grande-Bretagne, uue seule copie des lettres de Marie à Bothwell. On n’a pu réussir qu’à se procurer quelques notions sur ce point, depuis que les lettres eurent été remises à Morton. Nous sommes redevables de ces découvertes aux soins du docteur Birch,

Extrait des lettres de Robert Bowes, écuyer , ambassadeur de la reine Élisabeth vers le roi d'Écosse, écriles au chevalier François Walsin- £ham , secrétaire d'état; pris sur le registre original des luttres de M. Bowes, depuis le 15 août 1582, Jusqu'au 28 septembre 1

583, el qui est en La possession de Christophe Hunter, docteur en médecine à Durham,

A Édimbourg, 8 novernbre 1582,

r de Pluscardyne, que le coffre et les écrits ont passé et sont actuellement entre les mains du comte de Gowrie; mais il sera, je crois, difficile de

* Good , IL, 235, — ““bid., 11, 91,

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