LE DUC DE CHATELLERAULT
Comtes, Lords. Lords ecclésiastiques.
Arran. Erskine. Saint-André.
Argyll. Ruthven. Dunkell.
Athol. Lindsay. Athenes.
Crawford. Sommervill. L’évéque des Isles.
Cassils. Cathcart. Abbés et prieurs dont Marechal. Hume. je ne sais point le Morton. Livingston. nombre.
Glencairn. Inermeth.
Sutherland. Boyd.
Cathness. Ogilvy.
Kothes. Flemming Monteith. Glamis.
Gray.
Orchiltree.
Gordon,
Bolbses Athenes, hles.
Le lord Ja Arbroath.
Newbottle, Lindoris.
Cowpar.
Kinross.
Kilwinnins
En sorte en tout tre denef particulier ces seignet cles, Votre en général mais en Éc de gens pl puisse con 10 du cou lettre qu’il de suivre :
ques point.
aller en F1 nière chose l'exemple d’un messa d’hui, et é et cependar a pensé,
Pétition «
« Milords royaume, v blement à :
concernent royaume de nées et étab maintien d plus grand qu'ayant été grande par tant de no:
en a point 0 actuellemen mens, en d conseils pol la vertu, po
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qu'il voulait en e mettre à part , de s’astreindre ; jeu et de leu.
| leur pays était | gouvernement!
orta à l'union, les uns avec les orps. Il pria le entre tous les oyaumes d’Anrainte de Dieu ; t après, et leur vailler. On jue la paix fussent u'on pensa qu'il ce pour en reit possible, Les igréés. On indicertain nombre et pour les enorterait la ratiprécédemment, te, sur quoi on alléguèrent en . Il fut à la fin n joindrait aux ès mûre délire pour le bien prendrait force édèrent aussitôt re est que les rs, les séculiers rgeoisie choisit que vous verrez les lords se séjusqu’au Bow la grande rue).
il demeure. La onnent, et leur lre. Je mande 4 du. lin’y a d’ailolennités, si ce 1r8 robes de parent plus du tout,
tiques el sécument.
ds ecclésiastiques.
-André.
ell.
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que des Isles.
s et prieurs dont ne sais point le mbre.
° et accoutumé d'ancienneté, en vertu d'anciens actes de
: nous entendons que nous devons étre adinis à délibérer
: trement nous pensons que quelques ordonnances et sta-
n660, APPENDICE DE L'HISTOIRE D'ÉCOSSE. 349
Lords des articles.
Barons élus Balésianique.. Séculiers, pour étre des articles Atheries, Le Duc. Maxwell, bles. Argyll, Tillibardine, Le lord Jacques. Marechal, Cunninghamheac.
Arbroath. Athol. Lochenvar.
Newbottle. Morton. Pitarrow.
Lindoris. Glencairn. Lundy.
Cowpar. Ruthven, Dix prevôls des villes Kinross. Erskine. principales qui sont Kilwinning. Boyd. aussi des articles.
Lindsay.
En sorte qu'avec le sous-prieur de Saint-André, ils sont en tout trente-six,
Je ne finirais point si je voulais entrer dans le détail particulier des dispositions , et surtout des affections de ces seigneurs qui viennent d'être nommés lords des articles. Votre grandeur voudra bien se contenter de savoir en général que, suivant l'opinion commune, on n’a jamais en Écosse fait choix parmi les hommes de tous états, de gens plus essentiels et plus capables, ni desquels on puisse concevoir de plus grandes espérances. Ce matin, 10 du courant, le lord Lidington m'a communiqué une lettre qu'il a reçue de vous. 11 me paraît dans l'intention de suivre vos avis. 11 se trouve de la difficulté en quelques points. Il est déterminé, de lui-même, à ne point aller en France. 11 en donne plusieurs raisons. La der. nière chose qu'il a dite, et ce qui l’a le plus affecté, c'est l'exemple de son dernier voyage qu’il fit étant chargé d’un message plus agréable que celui qu’il ferait aujourd’hui, et étant en de meilleurs termes avec son prince ; et cependant votre grandeur sait ce que tout le monde en a pensé.
Pétition des petits barons au parlement , tenu au mois d'août 1560.
«Milords, nous, les barons et francs-tenanciers de ce royaume, vos frères en Jésus-Christ, représentons humblement à vos seigneuries, qu'attendu que les choses qui concernent la vraie religion et le bien commun de ce royaume doivent être en ce parlement traitées, ordon: nées et établies pour la plus grande gloire de Dieu et le maintien de la république; qu'étant en proportion le plus grand nombre que lesdites choses intéressent } qu'ayant été, et étant encore prêts à en Supporter la plus grande partie des charges, tant en paix qu’en guerre, tant de nos corps que de nos biens, et voyant qu’il n'y en a point où nous puissions rendre de meilleurs services actuellement, que dans les conseils généraux et parlemens, en donnant nos meilleurs avis et raisons, voix et conseils pour l'avancement. d’iceux, pour le maintien de la vertu, pour la punition du vice, ainsi qu'il a été usité
parlement observés en ce royaume : en conséquence,
et voter sur toutes les choses qui concernent la république, tant dans les conseils que dans les parlemens : au-
tuts qui puissent être faits par rapport à nous et à notre état, sans que nous ayons été admis et requis à délibérer et voter sur la confection d’iceux, nous n’y sommes point obligés ni tenus d'y adhérer, Partant, nous prions
GS seigneuries de prendre ceci en considération, ainsi que des charges par nous portées, et que nous devons supporter; et attendu que nous sommes dans la volonté de servir fidélement au bien commun de ce royaume suivant notre état, nous les prions de vouloir bien, en ce présent parlement, et en tous les conseils où l'on devra traiter du bien commun du royaume, prendre nos avis, conseils et voix, sans lesquels vos seigneuries ne doivent permettre que rien soit passé et conclu ès parlement el conseils susdits; et que tous les actes de parlement précédemment faits à notre sujet, par rapport 4 nos place et état, eten notre faveur, soient en ce présent parlement, confirmés, approuvés et ratifiés, et que . sur ce, soit fait un acte de parlement. Nous demandons très humblement réponse à vos seigneuries. »
Randolph rend le compte suivant du succès de cette Pélilion dans sa lettre à Cecil, du 19 août 1560.
Les choses arrétées et passées samedi dernier, d’un consentement général, avec les mêmes solennités que le premier jour de l'assemblée, sont, premièrement, qu’en conséquence d’un ancien acte de parlement, fait du temps de Jacques 1‘, en l'année du Seigneur 1427, les barons auront voix libre au parlement. Cet acte a passé sans aucune contradiction.
Lettre de Tuomas RANDOLPH, résident d'Angleterre , au très honorable le chevalier GUILLAUME CEciL, chevalier, principal secrétaire de sa majesté la reine.
J'ai reçu les lettres dont vous m'avez honoré le premier de ce mois, écrites d'Osyes en Essex, ainsi que la lettre écrite de France au lord Jacques par son parent Saint- Côme. Elles s'accordent toutes sur ce point : Que la reine d'Écosse n'a point changé de résolution par rapport à son retour en ce pays. Je puis assurer votre grâce que ce projet est bien hasardeux pour une femme accablée d'infirmités, sans compter les dangers de la mer. On peut douter, en quelque temps qu’elle vienne ; qu'elle soit bien accueillie dans un pays où la plupart des gens sont persuadés qu’elle médite leur ruine totale. Qu'elle vienne quand elle voudra , On fait de minces pré- Paratifs pour le temps de son arrivée, et il n’y a presque personne qui croie qu’elle ait cette idée, J'ai montré la lettre de votre grandeur aulord Jacques, au lord Morton et au lord Lidington. Ils désirent, ainsi que votre grandeur,que la reine d'Écosse soit retardée quelque temps ; et si ce n’était l'obéissance qu'illui doivent, ils s'embarrasseraïent fort peu de ne la jamais voir, lis travaillent de tout leur pouvoir à prévenir les menées et les desseins pernicieux des ministres. Mais, comme lili hujus sæculi, je crains qu’ils ne fassent ce qu'ils pourront pour le maintien de la religion, et pour entretenir l'union avec leurs voisins. Aussi ont-ils besoin de prendre garde à eux, car il n’y a point d’autre remède ni de sûreté pour eux que de s'appuyer sur la bienwgillance et protection de sa ma-
jesté la reine notre souveraine. lis n’ont point d'amis au dehors, et ils ont chez eux fort peu de gens en qui ils puissent prendre confiance. Leur intention est de faire au plus tôt l'essai de ce qu'ils peuvent attendre de sa majesté la reine, et de ce qu'ils peuvent offrir de leur côté pour assurer l’exécution de leurs desseins. C’est ce que la
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reine d'Écosse craint plus que tout, et elle cherche par toutes sortes de moyens à l'empécber ; et elle a fait écrire en *on nom trés fortement Saint-Côme pour empêcher que cela s'entreprenne avant qu'elle soit arrivée ici. Car on dit que ceux qui sont déjà arrivés ici d'Angleterre à cet effet, quelque semblant que cette noblesse fasse, sont fâchés du refus de leur reine, ce qui est néanmoins bien éloigné de leurs désirs. Ils sont dans l'intention de me porter leurs plaintes. Ma réponse est toute prête, Si la reine d'Écosse veut éloigner de ce pays tous les Anglais, je suis persuadé qu'il s’y trouvera toujours quelqu'un des siens qui sera porté pour nous, Quant à moi, elle en sera bientôt débarrassée, dès qu’il plaira à $a majesté la reine ma souveraine de ne plus se servir de moi dans ce paysci. Par une conversation que j'ai eue dernièrement avec le lord Jacques et le lord Lidington, j'aperçois que leur intention est que, immédiatement après la prochaine convention, je retourne vers vous avec leurs déterminations et résolutions sur tous les points, sur lesquels l'avis de votre grandeur doit être demandé avec soin et promptement suivi. Quel que puisse être l'objet de mes désirs, je sais que je dois, comme sujet, me conformer aux volontés de la reine ma souveraine; mais, pour mon propre contentement, je demande à Dieu le bonheur de servir sa majesté dans un état aussi médiocre qu'aucun gentilhomme des plus pauvres de son royaume, et d'être quitte de cetteplace-ci ; ce n’est pas que je sois las de rendre mes services à sa majesté; mais je deviens vieux, et il serait bien plus convenable à mon âge d'avoir quelque place où j'eusse plus de repos et de tranquillité que je ne puis en espérer en ce pays. Je craindrais aussi mon insuffisance s'il survenait ici de nouveaux troubles, ou bien si l’on demandait de moi, pour le service de sa majesté, ce que je ne pourrais pas par moi-même exécuter, et que je n’aurais point le crédit d'amener au point auquel on s’attendrait peut=être que je pourrais le conduire. Comme c'est votre grandeur quim’a fait continuer dans la place où je suis, j'espère qu’elle m'accordera là continuation de sa bienveillance, pour qu'aussitôt que ce sera le bon plaisir de sa majesté la reine, je puisse remettre ma place à quelqu'un de plus digne que moi. Cependant je dirigerai ma marche suivant vos bons avis, qui ine guideront pour imaginer quelque chose, et rendre quelque service qui puisse être agréable à sa majesté, et conforme à ses volonté et plaisir,
J'ai pris la liberté d'écrire de moi-même ce peu de mots. Au surplus, si l’on désire que les lords continuent encore courageusement pendant un mois, je puis assurer votre grandeur qu’il n’y:a rien eu ici d'omis de Jeur ancienne:et accoutumée manière d'agir, et qu'ayant amené les clioses à ce point, ils seraient indignes de vivre s'ils ne l’emportaient pas,
Je ne vois pas qu’ils soient disposés à abandonner la chose dans l’état où:elle-est. Je crains plutôt l'argent de la reine queses belles paroles. Cependant je ne vois pas quelles grandes choses on peut faire avec quarante mille écus; et quant au trésor même de la reine, je sais qu'il n’y a/point de moyen sûr et prompt pour l'obtenir. Le lord Lidington ne néglige point actuellement d'écrire tout ce qu'il croit capable de satisfaire vos désirs, et vous procurer la connaïssaïce des choses qui se passent actuellement ici. Quelque chose qui puisse arriver, il pense qu’il est plus à propos que la reine ne vienne point ; et si elle vient, de
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lui déclarer tout d'abord ce à quoi elle doit s'attendre, c'est-à-dire à l'obéissance convenable et volonté de la servir, si elle embrasse la religion chrétienne, et si elle veut vivre en paix avec ses voisins. Par les lettres que vous avez reçues dernièrement votre grandeur aura appris par M. Knox lui-même, et par d’autres, ce qui a été décidé entre eux : lui de soutenir les dernières extrémités. les autres de ne le point abandonner tant que le Seigueur lui conservera des jours, et de se tenir ainsi réunis au moyen toutefois de la consolation qu’il vous plaira de leur donner par vos lettres, en leur disant que sa majesté la reine ne condamne pas entièrement Knox, si ce n’est sur ce point où il est tellement accusé par sa propre reine, que sa majesté la reine, notre souveraine, ne peut pas approuver sa conduite. Je ne doute point que cela ue procure une grande. consolation à cet homme, et beaucoup de contentement à plusieurs autres, Sa prière de tous les jours est pour le maintien de l'union avec l'Angleterre, et pour que le Seigneur ne permette jamais que des hommes poussent l'ingratitude au point de travailler à la destruction de ceux qui leur ont sauvé:la vie, et qui ont rendu la liberté à leur patrie, Je n'importunerai pas plus long-temps votre grandeur. Je prie le Seigneur de former une telle union entre les deux royau.ues, que Dieu en soit glorifié à la face de tout l'univers, A Édimbourg, ce 9 août 1561.
Ne VI.
Lettre de la reine Érisaperm à la reine MARI&.
A la très excellente, très haute et puissante princesse , notre chère et, bien-aimée sœur et cousine la reine d'Écosse.
Très excellente, très haute et puissante princesse, notre très chère et bien-aimée sœur et cousine, salut. Le lord Saint-Côme nous a apporté vos lettres, datées du 8 de ce mois à Abbeville, par lesquelles vous nous déclarez que bien que par laréponse qui vous a été re. mise par M. Doyzell, vous puissiez avoir lieu de douter en quelque manière de notre amitié ; cependant , après une certaine conversation que vous avez eue avec notre ambassadeur, vous voulez nous assurer de l'intention où vous êtes de vivre avec nous en bonne amitié ; et à cet effet, vous nous demandez d'ajouter foi à ce que ledit Saint-Côme nous dira de votre part. Nous avons en conséquence jugé à propos de vous répondre ainsi qu’il s’ensuit. Le même Saint-Côme nous a aussi fait une déclaration de votre part pour vous excuser de ratifier le traité, ainsi que vous l’aviez déclaré vous-même à notre ambassadeur, et nous lui avons répondu sommairement sur tous les points, ainsi qu’il a pu vous le faire voir ; et s'il ne l'avait pas fait, de peur que cependant vous ne soyez disposée à croire que nous avons été satisfaite de vos rai song, nous vous déclarons absolument que votre répons à notre demande ne peut point du tout être, par nor] regardée comme une ‘chose satisfaisante, Car ce n’est point un bienfait que nous vous demandons, mais que vous exécutiez la promesse que vous avez faite, à laquelle vous vous êtes engagée par l’apposition de votre sceau et de votre signature, et nous ne voyons point que vous puissiez donner de bonnes raisons pour excuser ce refus ; et nous ne vous demandons point autre chose que ce qu'il
est en vol que vousdiscours ; nôtre bon communid tra réellerr sans quoi nous : ce « si vous exe quence voi apercevant vous serez dre sur ce lons bien s part, et no ferme réso nous lier a:
avec vous e amicalemen timens du « sang êt de | ment déter Dieu ne plai drait de vou l'exemple d père, notre lier une uni dans ce roy.
de nous et d des bonnes laquelle votr Enfin, comn nous avions | pour empéct savoir à quel vrai nous n°; tites barques dans ces par:
par les plaint roi d’Espagn sous prétexte et y exercaiei dons aussi tr tion , lorsque cela , eu égar royaume et n et ceux de la cellente , très recommando:
de ne point n fraternelle, q tention de ci (sceau privé, (
lrègne.
Lettre de Rann CkciL , cheval
Depuis ma Croch, je n’ai grandeur, Av choses qui mé
doit s'attendre, et volonté de la tienne, et sielle s lettres que vous eur aura appris ce qui a été déères extrémités
ant que le Seienir ainsi réunis il vous plaira de it que sa majesté Knox, si ce n'est par sa propre veraine, ne peul e point que cela cet homme, et autres. Sa prière de l'union avec permette jamais au point de traont sauvé:la vie, > n'importunerai prie le Seigneur royales , que ivers,
ne MARIE.
te et puissante en-aimée sœur
ante princesse, cousine, salut.
lettres, datées elles vous nous li vous a été re:
r lieu de douter pendant , après | eue avec notre le l'intention où mitié ; et à cet | à ce que ledit s avons en COnainsi qu’il s’enait une déclararalifier le traité, à notre ambasnmairement sur aire voir ; et S'il t VOUS ne S0ÿe3 faite de vos ra le votre répons® être, par Roue e, Car ce n’est!
dons, mais que faite, à laquelle le votre sceau et point que vous «cuser ce refus; 108e que ce qu'il
est en voire pouvoir de faire, comme reine d'Écosse, ce que vous-même avez avoué par vos paroles et par vos discours ; ce que les ambassadeurs de votre défunt mari, notre bon frère, et vous, avez conclu; ce qui a été communiqué à vos nobles et à votre peuple , ce qui mettra réellement la paix et la tranquillité entre nous : et sans quoi une amitié parfaite ne peut pas subsister entre nous : ce que nous ne doutons pas que vous n’aperceviez si vous examinez la chose sans partialité, et qu'en conséquence vous ne le fassiez et accomplissiez. Néanmoins ; apercevant, par la relation du porteur, qu'aussitôt que vous serez arrivée chez vous, votre intention est de prendre sur ce l’avis de votre conseil d'Écosse, nous voulons bien suspendre toute idée de malveillance de notre part, el nous vous assurons que nous sommes dans la ferme résolution, aussitôt que ceci sera accompli, de nous lier avec vous de l'amitié la plus étroite : de vivre avec vous en bons voisins, aussi tranquillement , aussi amicalement, et même aussi fermement unis par les sentimens du cœur que nous le sommes par les liens du sang et de la nature; et nous sommes sur ce point tellement déterminée, que si le contraire arrivait, ce qu’à Dieu ne plaise, tout le monde pourra voir que cela viendrait de vous et non pas de nous. L'histoire nous fournit l'exemple d’une pareille chose de la part du roi votre père, notre oncle, avec lequel notre père cherchait à lier une union perpétuelle en l’invitant à venir à Yorck, dans ce royaume. Ce fait est, je crois, également connu de nous et de vous. Nous avons encore plusieurs témoins des bonnes intentions de notre père, et de la faute en laquelle votre père fut entraîné par de mauvais conseils, Enfin, comme il nous paraît qu’on vous a rapporté que nous avions envoyé notre amiral en mer avec notre flotte pour empêcher votre passage, vos serviteurs peuvent bien savoir à quel point cela est faux, sachant que dans le vrai nous n'avons dans ces mers que deux ou trois pe tites barques pour prendre certains pirates qui rôdent dans ces parages ; y ayant été engagée ét presque forcée par les plaintes que l'ambassadeur de notre bon frère le roi d’Espagne nous a portées de certains Écossais » qui, sous prétexte de lettres de marque, infestaient nos mers et:y exerçaient la piraterie : ce que. nous vous demandons aussi très sérieusement de prendré en considération, lorsque vous serez arrivée en votre royaume, et cela , eu égard à ce qui doit être observé entre votre royaume et nos pays, ceux de France, ceux d'Espagne et ceux de la maison de Bourgogne. Et sur ce, très excellente , très haute et puissante princesse, nous nous recommandons à vous, et vous prions très sérieusement de ne point négliger nos offres d’une’ amitié, intime et fraternelle, que nous sommes, devant Dieu, dans l'intention de cimenter et d'entretenir. Donné, sous notre (sceau privé, ce 16 août, la troisième année de notre
(règne.