‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme]Chapitre 65 sur 155 · N° XLI · texte numérisé non relu

N° XLI

Déclaration d'HENRI KILLEGREW, écuyer, sur la paix conclue le 23 février 1572.

«Soit connu à toutes personnes, par ces présentes, «que moi, Henri Killigrew, écuyer, ambassadeur pour

«sa majesté la reine d'Angleterre, d'autant que sur les «pressantes propositions et sollicitations à moi faites pour «son altesse, a été ici un accord et pacification sur les «troubles publics et guerre civile en ce royaume d'Écosse «agréé et conclu, et ledit accord favorablement étendu «au très honorable George, comte de Hunt}y; aux lords «Gordon et Baidzenoch , et au lord Jean Hamilton, fils «de sa grâce le duc de Chatellerault, et abbé commenda. «taire de l’abbaye d’Abirbrothock, pour la sûreté de «leurs vies, subsistances , honneurs et biens, et de ceux «de leurs amis, domestiques et complices, étant aujour- «d'hui proprement dans leur dépendance : en traitant la- «quelle susdite pacification , les meurtriers de l'oncle du «feu comte de Murray, et le grand-père du comte de «Lennox, ci-devant régent pour sa majesté le roi d'Écosse, «ses royauine et vassaux, comme aussi un article concer- «nant la décharge pour les fruits ou biens meubles que «lesdites personnes ont pris sur les personnes attachées à «l’obéissance du roi, ou pour les dommages faits ou com- «mis par iceux depuis le quinzième jour de juin 1567, et «ayant le pénuliième jour de juillet dernièrement passé, «pour raison de la cause commune ou aucune chose en «dépendante, ayant été jugés par les commissaires du roi «étre des matières d’un tel poids et importance, que le «régent actuel du roi ne pouvait pas convenablement de «lui-même donner à iceux remise ou décharge. Néan- «moins , eu égard à la nécessité de la présente pacifica- «tion , et pour le bien du roi, et la tranquillité générale «de ces royaumes et vassaux , il a été accordé que les «points concernant la rémission desdits meurtriers, et la | «décharge desdits fruits, effets mobiliers, et autres dom- «mages occasionés par les personnes qui demandent les- «dites rémission et décharge à sa majesté la reine, ma «souveraine, comme la princesse la plus proche du roi «des Écossais, tant pour l'habitation que par les liens du «sang ; et quoi que ce soit que sa majesté avisera et cUn- «seillera touchant lesdites rémission et décharge , seront «par ledit lord régent , pour le bien du roi et tranquil- | «lité générale du royaume d'Écosse, accomplis, observés | set exécutés ; et pareillement lesdits comte Huntly et «abbé commendataire d’Abirbrothock, étant sollicités in- «stamment de donner gages et otages pour sûreté de «l'observation desdits accord et pacification , m'ont re- «quis , eu la place que j'occupe, de, au nom de sa ma- «jesté, et en vertu de ma commission, promettre en leur enom qu'ils observeront loyalement et fidèlement et gar | «deront ladite pacification , et tous les articles et condi «tions d’icelle en ce qui les concerne, et qu'il plût à sa «majesté de s’entremnettre elle-même comme sûreté et «caution pour eux à cet effet, envers sa majesté le roi «d'Écosse leur souverain et sondit régent , ce que j'ai fait «et promis de faire en vertu de la commission de sa ma- «jesté ; comme aussi, par le comportement honorable et «franc desdits comte et lord, leurs intentions pour la paix «sont bien apparentes : ladite paix étant aussi très con- «forme aux intentions de sa majesté la reine , ma souve- «raine, qui a pendant si long-temps travaillé par ses mi. cnistres à ladite pacification ; si bien qu’à la fin, sur ses «mouvemens et soilicilations, ladite paix a élé accordée, «sachant que le désir de sa majesté est que ladite paix soil | «inviolablement observée, et que les nobles et autres qui | «reviennent maintenant à l'obéissance du roi aient sûreté ! «suffisante pour leurs vies, subsistancee, honneurs et

«biens.

«ma co «et ab «bons «seron «amis , spreme «tion d «comm «lement «conser cfidèlen «articles «signé d cle treiz «pour ét «la tenu «bilitatio ement.

Note de

La rein sessions , ment eng lequel du et alors à roi et mor augmenta par rapp parens, à lui serait après de f duché, on pays et ba que ce con

égale à cel aurait une voisinage , lesquelles f bre des cc quis; sur q Ensuite, F chambre d comité, etc, raine. Mais, la justice, « Cheverny, Bonnet , au faisait la re et le duché quoi le roi r lers susdits ; a empéché q tant, madan desdits pays protestation:

sadeurs de la a été, à l’er douaire, sans

tant que sur les à moi faites pour ification sur les oyaume d'Écosse ablement étendu nt}y ; aux lords h Hamilton , fils bbé commenda.

ur la sûreté de iens, et de ceux 8, élant aujour- >‘ en traitant laers de l’oncle du re du comte de lé le roi d'Écosse, n article concerens meubles que nnes attachées à ges faits ou comde juin 1567, et ièrement passé, aucune chose en nmissaires du roi portance , que le ivenablement de décharge. Néanrésente pacificaquillité générale accordé que les meurtriers, et la , et autres domi demandent lessté la reine, ma us proche du roi par les liens du é avisera et CUnlécharge , seront | roi et tranquilomplis, observés omte Huntly et tant sollicités in s pour sürelé de ation, m'ont re- nom de sa maromettre en leur iJélement et gar articles et condi et qu'il plût à sa omime sûrelé et sa majesté le roi t, ce que j'ai fait rission de Sa Maent honorable et Lions pour la paix 1t aussi très COnreine , Ma SOUYEvaillé par ses mi.

à la fin, sur ses x a élé accordée, ue ladite paix soil bles et autres qui u roi aient sûreté res, honneurs et

«biens, A ces causes, au nom de sa majesté et en vertu de «ma commission , je promets aux susdits comte de Huntly «et abbé commendataire d'Abirbrothock » que par les «bons offices de sa majesté, lesdites rémission et décharge «seront sollicitées et obtenues Pour eux, leurs parens, «amis , serviteurs et complices qui sont maintenant pro- «“prement en leur dépendance ( mais toujours à l'excep- «tion des personnes spécifiées en la première réserve ); «comme aussi que ladite pacification sera pour eux fidè- «lement observée, et que sa majesté s'entremettra comme “conservatrice d’icelle, et s'emploiera pour qu'elle soit «fidèlement et loyalement exécutée en tous ses points et «articles ÿ appartenans, En foi de quoi j'ai le présent écrit «signé de ma main, et icelui signé de mon propre sceau, «le treizième jour de février, anno domini 1572. Et ce, «pour étre par moi exécuté entre ci . date du présent, et «la tenue du parlement qui sera assemblé pour leur réha-

«bilitation, ou tout au moins avant la fin dudit parle- «ment. Sic suscribitur. »

Note de l’évêque de GLASGOW, concernant le douaire de la reine d'Écosse.

La reine d'Écosse a pour son douaire, entre autres possessions, le duché de Touraine » Qui lui a été solennellement engagé et donné par le roi et les états du parlement, lequel duché elle a possédé paisiblement jusqu'en 1576, et alors à l’occasion du traité de Pacification fait entre le roi et monsieur son frère, auquel on donna ledit duché en augmentation d’apanage, la reine d'Écosse y consentit par rapport à ces princes, qui étaient ses plus proches parens, à condition que l'équivalent, qui Jui fut promis , lui serait exactement fourni, Sur quoi, en cette année, après de fortes et fréquentes sollicitations, au lieu de ce duché, on lui accorda le comté de Vermandois , avec les Pays et bailliages de Senlis et Vitry, bien qu'il fût connu que ce comté et les autres Pays n'étaient pas d’une valeur égale à celle de la Touraine ; Mais il lui fut promis qu’elle

aurait une addition de PaÿS d'une égale valeur dans le voisinage, et sur ce , lettres patentes furent accordées, lesquelles furent confirmées ès cour de parlement, chambre des comptes, cour des aides et autres endroits requis; sur quoi elle entra en Possession de ce comté, etc. Ensuite, Par une évaluation des Cominissaires de la chambre des Comptes , il fut trouvé que le revenu de ce comté, etc. , était à 3000 livres près de celui de Touraine, Mais, au lieu de pourvoir à cette inépalité suivant ja la justice, quelques-uns du conseil privé, savoir, M. de Cheverny, les présidens de Bellièvre, Nicolaï et Saint- Bonnet , au noi du roi » Nonobstant la perte susdite que

faisait la reine, vendirent et aliénèrent le Pays de Senlis et le duché d’Estampes à madame

quoi le roi reçut de l'argent : de laque lers susdits s'obligérent cuxa empêché que justice ne fû tant, madame de Montpen desdits pays de Senlis à l'encontre de toutes déclarations,

ance aux ambas-

grossier el incivil, car certainement ceci n de haine et d’animosité, mais d’une vér mon cœur envers votre grâce; affecti jours soutenue depuis que nous nous c vois maintenant qu'il s'agit de la m grâce $e conduira avec le roi; grâce succombe actuellement a dans la suite, vous Pourriez vo Grâce d’adresser ses prières à qu’il y a de meilleur, et d’él deux vices favoris, savoir, l’am m'acheminer aujourd'hui à Saint-André étre de retour mercredi

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