‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme]Chapitre 66 sur 155 · N° XLII · texte numérisé non relu

N° XLII

Lettre du lord de LOCHLEvIN au régent Monrou N. Votre grâce aura Pour agréable d'apprendre que j'ai reçu sa lettre, et qu Camsey était ici chez moi avant la réception d'icelle, chant ma der.

une prompte repentance, que je prie le Seigneur d'accorder à votre Pourra avoir l’a.

Je prie votre grâce de r si votre grâce croit UX qui sont attachés au ème : car assurément je amis particuliers ne sont moins les autres, et cela

Principalement à cause de vos durs procédés. Je prie

Garder comme un homme e procède point ilable affection de on qui s’est tou- Onnaissons : et je anière dont votre Car certainement si votre vec lui, je ne vois pas où, us reprendre, Je prie votre Dieu, de s'attacher à ce oigner de votre grâce ses bition et l'avarice, Je vais » et j'espère en au plus tard.

avec mes atfectueuses, etc., etc.

A notre féal cousin le lord LocHLEvIN.

Féal cousin, après nos plus affectueuses recormmandatious, nous avons reçu votre lettre dù 3 de mars, et comme nous avons pris en bonne part votre franchise en icelte, comme provenant d’un ami et parent, de la tendre affection duquel envers nous nous n’avons jamais douté, aussi ne devez-vous pas trouver étrange que nous nous lavions nous-mêmes dé votre accusation, d'autant qu'en conscience nous ne nous trouvons point en ce coupable, Quant à nos offénses envers Dieu, nous ne prétendons point les excuser, mais nous soumettre à sa miséricorde, Pour ce qui est de l'ambition, nous ne croyons point assurément que qui que ce soit puisse, avec justice, nous en accuser; câr quant à l'état particulier de notre fortune, nous devons et pouvons vivre aussi contens qu’aueun de notre classe en Écosse, sans aspirer à rien de plus, Quant au soutien de la charge du gouvernement de ce royaume, nous y avons dàns le vrai été destinés, ainsi que tout autre qui aurait occupé cette place, non-seulement par rapport à nous-mêmes, mais pour le bien du royaume dé sa majesté, que nous suppléons, et ne sortant point en cela des bornes convenables, ainsi que nous sommes assurés qu’on ne trouvera point que nous l'ayons fait; cel4 ne doit point nous être reproché comme ambition aucune de notre part : car aussitôt que sa majesté, ellé-même, se croira prête et disposée à prendre en main son propre gouvernement, personne ne sera plus porté que moi à y consentir, et à en avancer le moment, puisque je ne veux jamais me trouver en contradiction avec lui, dont l'honneur, la sûreté et la conservation m'ont toujours été si chères ; et je ne croirai jamais que je puisse épgrouver de’ sa part autre chose que faveur et bienveillance, quand méme: tous les ennemis que j'ai sur la terre seraient autour declui pour lui persuader le contraire, Comine nous vous l'avons déjà mandé, nos procédés d'amitié et de confiance en la maison de Mar ne:sont pas payés de reconnaissance : et nous sommes persuadés que vous vous en apercevez. Mais attendu que les ambassadeurs d’Angletérre, milord d’Angus, le chancelier, le trésorier et quelques nobles, iront aujourd’hui à cheval vers la partie occidentale, pour voir le roi, nous vous prions de tout notre cœur de vous arranger pour y être le plus tôt que vous pourrez; et suivant que vous verrez la disposition de toutes choses, tenez-nous en avertis, avec votre propre conseil, par Alexandre Hay, que nous avons jugé à propos d’envoyer ce soir vers la partie occidentale, voyant que milord d’Angus part de Stirling pour aller à Douglas, et ainsi nous nous remettons à la protection de Dieu.

A Hôlyroodhouse, le € de mars 1577.

Pour ce qui est de l’avarice dont on nous accuse, il est vrai qu'il n’est pas en nous de faire trafic des biens du roi, de manière à satisfaire tous lés demandeurs, et jamais aucun souverain et prince de naissance n’empéchera aucun officier d'évitér les dédains de ceux qui se croient juges de leur propre récompense. En plusieurs occasions, je ne doute point que je ne trouve l'assistance de mes amis; mais lorsque mes actions paraîtront déshonnètes, je ne veux point implorer leur assistance, mais je veux qu'on me laisse porter ma propre charge,

XLIN.

Copie des instructions du roi de France données au seigneur de La Morrs FÉNELON , aliaut en Écosse ; traduites: du fran çais.

Premièrement : il fera, de la part de leurs majestés très chrétiennes, la plus honorable salutation et visite qu'il sera en lui possible, au sérénissime roi d'Écosse, leur‘ bon frère et petit-fils.

Il lui remettra leurs lettres ci-encloses, toutes telles qu'ils lés ont écrites audit roi d'Écosse de leurs mains, et il lüi fera connaître expressément la parfaite amitié et singulière affection que leurs majestés lui portent, et il en rapportera la réponse,

IL prendra garde aux choses qui tiennent de plus près le sérénissime roi, à l'effet que la personne dudit roi ne soit'en aucun danger, mais qu'elle en puisse être le plus sûrement préservée; et que ledit roi ne soit point privé de l'honnèête liberté qu'il doit avoir, et qu'il n'y ait point autour de lui de garde plus forte ou plus étroite qu’elle ne l'était ci-devant;

Et pareillement que ledit roi ne soit point restreint en l'autorité que Dieu lui a donnée, de roi et prince souverain sur ses sujets, afin qu'il puisse ordonner et commander en ses affaires et dans les affaires de son pays, avec son conseil ordinaire, aussi librement qu'il avait .accoutumé de le faire ci-devant;

Que la noblesse, les barons et communes:deson pays, puissent avoir leur pleine liberté de recourir: à sa sérénissime majesté, sans crainte de garde plus forte ou de plus grand nombre de gens armés à l'entour de sa personne qu’il n’était usité, afin qu'ils ne soient point troublés ni traversés en leur recours à sadite majesté; et'en outre ledit seigneur de La Motte Fénelon fera devives représentations et parlera franchement audit sérénissime roi et à son conseil, requérant le rétablissement de ce qui serait ou pourrait avoir été changé ou altéré :

Afin que ledit seigneur de Fénelon puisse savoir si les principaux de la noblesse et autres hommes de bonne conduite , des villeset communautés du pays s'accordent avec ledit sérénissime roi, et sout conteuts du gouvernement actuel, à cette fin que, s'ils avaient aucuu mécontentement, ledit seigneur de Fénelon puisse travailler à les réconcilier, et qu’il ne revienne point saus avoir certitude de ce fait.

Et s’il apprend qu'il y en ait aucuns qui ne:se suient pas comportes envers ledit sérénissime roi, leur souverain seigneur, aussi respectueusement que le requiert le devoir de leur obéissance, il pourra prier, de la part de sa majesté très chrétienne, ledit sérénissime roi, son bonifrère, en lui donnant conseil d'oublier entièrement ces choses et en.exhortant iceux à reinplir, à l'avenir, leur devoirs envers sa majesté, à tous égards, en l'obéissance et véritable sujétion qu'ils lui doivent,

Et si ledit seigneur de La Motte apercevait que ledit sérénissime roi soit en façon quelconque plus contraint en ses personne, autorité, liberté et disposition de ses affaires , qu'il n'avait accoutumé de l'être, et qu’iline convient à.sa royale dignité ouqu'il n'appartient à la souveraineté d'un prince, ledit seigneur de La Motie usera de tous les moyens légitimes et honnêtes pour établir le roi d'Écosse en son autorité, et il emploiera tout le crédit

sentem personr veut, d liance e sime ro ainsi qu en toute jesté tre:

alliance ‘En où sérénissi nox et chargé t conserve jesté à s0 plus disp pays les était un | rester en de son ét pre mais France, nissime !

mens de Français brement Et qu’il tion ni d jesté très rablemen roi d'Éco:

Le seig:

proposer, avant son est consel royaume,

Le lord

Monsi

Conséqu ma confér sont venus justice et Dumbarto:

régler avec tant du toi ceux que r quence, no que l'heure qui seraien que le reste de la ville, en sorte qi des autres.

ées au seigneur adustes du fran-

leurs majestés ation et visite » roi d'Écosse,

, toutes telles leurs mains, et rfaite amitié et li portent, et il

nt de plus près ne dudit roi ne se être le plus soit point privé il n'y ait point s étroite qu'elle

int restreint en t prince souveher et commanson pays, avec il avait .accou-

es de‘son pays, urirr à sa séréus forte ou de tour de sa perent point trou- » majesté; eten fera devives redit sérénissime ement de ce qui léré :

isse savoir si les nmes de bonne pays s'accordent 8 du gouverneaucun méconlisse travailler à sau$ avoir cer-

| ne:8e suient pas

leur souverain -quiert le devoir a part de sa mai, son bon frère, ent ces choses et leur devoirs enissance el véri-

ait que ledit séjus contraint en sition de ses af-

et qu’il ne contient à la souve- : Motte usera de ur établir le roi a tout le crédit

que sa majesté très Chrétienne peut avoir sur la noblesse et les sujets de ce pays, ét tout ce que peut son nom avec le nom de sa couponne sur la nation écossaise, laquelle il aime ;'et en laquelle il a Confiance , tout ainsi que si lès

Écossais étaient proprement Français,

Et il témoignera nudit séréniséime roi, et, de son cünsenitement, à ses états et A'tous les nobles et principaux personnages du pays, que sa mäjesté trés chrétienne veut, de sa part, persévérer en la très ancienne et alliance et confédération qu’elle a eue avec ledit sérénissime roi son bon frère, priant sa noblesse et son pays,

ainsi que ses principaux sujets, d'y persévérer avec lui en toute bonne intelligence et amitié : ce que sadite majesté très chrétienne fera de son côté, en observant ladite

alliance inviolablement.

En outre, sa majesté très chrétienne sachant que le sérénissime roi son bon frère est conterit du duc de Lennox et de ses services, ledit seigneur de La Motte est chargé de prier sa sérénissime majesté que le duc puisse conserver la bienveillance et satisfaction de sadite majesté à sou égard, «à oyant que ledit duc en serait d'autant plus disposé à entretenir entre leurs majestés et leurs pays les points d'amitié et confédération, attendu qu'il était un bon sujet à eux deux : et si ledit duc ne peut'pas rester en Écosse sans quelque altération de la tranquillité de son état, et qu'il puisse en sûreté se retirer en sa pro-

pre maison dans ledit pays: ou s’il veut se retirer en France, qu'il le puisse sûrement... et s’il plaît à sa sérénissime majesté de faire cesser et arréter les empéchemens de nouveau suscités sur les frontières, afin que les Français naturels puissent entrer dans le pays aussi librement qu'ils le faisaient ci-devant.

Et qu’il n’y ait point en ce Pays de projets de diffamation ni de discours qui ne soit honorable envers $a majesté très chrétienne, mais qu’il en soit parlé très honorablement, ainsi qu’on parle en France du sérénissime roi d'Écosse,

Le seigneur de La Motte Fénelon aura un autre chef à proposer, lequel il tiendra secret jusque peu de temps avant son départ : savoir, que la reine, mère du roi, est Consentante de recevoir son fils en association dn royaume,

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