‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme]Chapitre 92 sur 155 · Acgna, Relat. de la riv. des Amazones · texte numérisé non relu

Acgna, Relat. de la riv. des Amazones

ples à ne vivre que sur les côtes et à se confier entièrement pour leur nourriture à l'abondance des poissons que lés eaux leur fournissent !. Däns cette partie du globe , la Chasse n’a point été la prémière occupation de l'homme; il y a été pêcheur avant d’être chasseur , et comme la pêche n'exige ni autant d'activité ni autant d'adresse que la chasse, les peuples qui sont encore dans ce premier état‘ne peuvent pas avoir le même degré d'intelligence et d'industrie, Les nations qui habitent les bords de l'Orénoque et du Maragnon sont évidemment les moins actives et les plus stupides de toutes les nations américaines.

Mais il n’y a que les peuples qui vivent le long des grandes rivières qui puissent subsister ainsi. Presque aucune des nations d'Amérique, répandues dans les vastes forêts qui couvrent cette contrée, ne pouvait se procurer des subsistances avec la même facilité, quoique ces forêts, particulièrement celles du midi de l’Amérique, fussent remplies de gibier ?. Il fallait toujours et beaucoup d'activité et beaucoup d’adresse pour le poursuivre et pour l’atteindre. La nécessité força les Américains à être actifs et leur apprit à devenir industrieux. La chasse fut leur principale occupation ; et comme c’est un exercice qui exige beaucoup de courage, de force et d'adresse , elle fut considérée aussi comme une occupation aussi honorable que nécessaire. Elle était réservée particulièrement aux hommes ; ils s’y exerçaient dès la plus tendre jeunesse. Un chasseur hardi et courageux était placé par l'opinion publique à eëté du guerrier le plus distingué, et l'alliance du premier était souvent préférée à celle du second 5. Presque aucun des moyens que l’homme a imaginés pour surprendre et détruire les animaux sauvages n'était inconnu aux Américains. Quand ils ont entrepris une chasse, ils sortent de eette indolence qui leur est naturelle, ils développent des facultés de leur esprit qui demeuraient presque toujours cachées, et deviennent actifs, constans et infatigables. Leur sagacité à découvrir leurproie égale leur adresse à la tuer. Toutes leurs facultés étant constamment dirigées vers

1 Barrère, Relat. de la Franc. équinoæ., p. 155.

*P. Martyr, Decad., p. 324. Gumilla, II, 4, etc. Acugna, 1, 156.

5 Charlevoix -Æist. de la Nouv.-Franc , WI, 115

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