‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme]Chapitre 97 sur 155 · Lery, Aist · texte numérisé non relu

Lery, Aist

, Descr. del gran

no, 9-12.

aca, cap. x, p.12.

provinces du Cbili.et.tes Patagons qui habitent

l'extrémité méridionale de l'Amérique ont une | arme qui leur est propre. Ils attachent des pier- !

res, grosses environ comme le poing, à chaque extrémité d'une courroie de cuir de huit pieds de long, ét après les avoir fait tourner autour.de leurs tètes, ils les lancent avec une telle adresse qu'ils manquent rarement l'objet auquel ils visent !.

Chez des peuples qui ne connaissaient guère d'autre occupation que la guerre ‘et la chasse, les principaux efforts de l’esprit.et de l’industrie ont dû naturellement se diriger vers ces deux objets (82). À l'égard de tous les autres, leurs besoinset leurs désirs étaient si-bornés que leur invention n'avait pas de-quoi s'exercer. Comme leur nourriture et leurs habitations étaient ex-

trêmement simples, leurs ustensiles domestiques

étaient très grossiers et en petit sombre. Quelques-unes des tribus méridionales,avaient:trouvé

l'art .de faire des vaisseaux de terre el de les,

cuire.au soleil, de manière qu’ils pouvaient supporter le feu. Les habitans de l'Amérique septentrionale creusaient un morceau de bois dur en forme de marmite, et la remplissaient d’eau qu'ils faisaient bouillir:en y jetant des pierres rougies au feu 2: ils se servaient de ces vaisseaux pour apprèter une partie de leurs alimens. On peut regarder cette invention comme.un pas vers le raffinement et le luxe; car, dans le premier état.de société, les hommes ne connaissent

d’autres moyens d'apprêter leurs alimens que.

celui de les faire griller sur le feu; :et dans plusieurs peuplades américaines, c'est la seule espèce de cuisine qui soit encore connue (83).

Mais le chef-d'œuvre de l'art, chez les sauvages du Nouveau - Monde, c’est la construction de

leurs cancts. Un Esquimau, enfermé dans son

bateau d'os de baleine, couvert de peau de veaux marins, «peut braver cet océan orageux

! où la stérilité de son pays le force à chercher la

principale partie de-sa subsistance 3, Les naturels du Canada se hasardèrent sur leurs rivières et sur leurs lacs dans.les bateaux faits d’écorces

d'arbre, etsi légers que deux hommes peuvent. les porter, lorsque des bas-fondsou des cataractes

tOvälle, Relat. of Chili. Churchill, Coltect. A, 82. Falkner’'s Descr. of Patag,., p. 180.

* Charlevoix, Aist. de la Nouv.-France, H, 332. 8 Ellis, Foy. à la baie d'Hudson, 133.

arrêtent la navigation (84). C'est dans ces fragiles bâtimens qu'ils entreprennent et exécutent de:longs voyages !. Les habitans des îles et du continent méridional se-font des canots en creusant avec beaucoup de peine le tronc d’un gros arbre., ét quoique ces bâtimens paraissent lourds et mal construits, ils :s’en servent avec tant de dextérité, que des Européens qui connaissent tous les progrès qu'a faits la science de la navigation ont été :étonnés de la rapidité. de leurs mouvemens et de la célérité de leurs évolutions. Leurs pirogues ou bateaux de guerre sont assez grands pour contenir quarante ou cinquante personnes; les canots dont ils.sæ servent pour la pêche ont moins de capacité 2.-La forme, ainsi que les matériaux de ces différens bâtimens , est très bien adaptée au.service pour lequel ils.sont destinés, et plus-on-les examine avec soin , plus on'admire.le mécanisme et la convenance de leur construction.

Dans tous les efforts d'industrie que font les Américains, il y.a un trait frappant de leur'caractè-e quise merqued'uneimanièresensible. Jls commencent untravailsans.ardeur! le continuent avec peu d'activité, et, comme les enfans, s'en laissent aisément distraire. Mème dans lesopérations quiparaissent les.plus intéressantes , et où Les plus puissans motifsdemandent des efforts vigoureux ils travaillent avecune mollesse et une langueur.extrême. L'ouvrage avance sous leurs mains avec tant de lenteur qu’un témoin oculaire le compare aux progrès imperceptibles de la végétation 3. Ils emploient quelquefois plusieurs années à faire un canot, de manière qu'il commence à pourrir de vieillesse avant d’être achevé. Ils laisseront périr une partie de toit avant de finir l’autre 4. L'opération manuelle la plus facile consume un grand ‘espace de temps, et ce qui,chezles nations policées, demanderait à peine quelque effort d'industrie, est pour les sauvages une longue et pénible entreprise. Cette lenteur dans l'exécution des.travaux de toute espèce pent être.attribuée à différentes causes. Pour des sauvages qui.ne doivent point leur subsistance aux travaux d’une industrie régulière, le temps est de sipeu d'importancequ'ils n’y attachent aucun

1 Lafitau ,'Mœurs des Sauv., 11,213.

2 Labat, Vory., Al, 9t-131.

5 Gumilla, 11, 297.

4“ Borde, Relat. des Caraïbes , pag. 22.

prix, et pourvu qu'ils puissent venir à bout de ce qu’ils ont entrepris , ils ne s’embarrassent jamais du temps qu'il leur en a coûté. Les outils qu'ils emploient sont si imparfaits, si peu com-

modes , que tous les ouvrages qu'ils entrepren- |

nent ne peuvent manquer d’être difficiles et ennuyeux. L'artiste le plus habile et le plus

industrieux aurait bien de la peine à venir à bout !

du travail le plus simple, s’il n'avait pas de meilleurs outils qu’une hache de pierre, une coquille tranchante ou l'os de quelqre animal: il n’y a que le temps qui puisse suppléer à ce défaut de moyens ; mais c'est le tempérament flegmatique et froid, particulier aux Américains, qui rend sur-

tout leurs opérations si languissantes. Il est pres- !

que impossible de les tirer de cette indolence habituelle, et à moins qu'ils ne soient engagés

dans une expédition de guerre ou de chasse , ils |

paraissent incapables de faire aucun effort de vigueur. L'application qu'ils mettent aux objets n'est pas assez forte pour donner l'essor à cet esprit inventif qui suggère des expédiens pour abréger et faciliter le travail. Ils reviendront chaque jour à leur tâche ; mais tous les moyens qu'ils ont pour l’achever sont fastidieux et pénibles (85). Même depuis que les Européens leur ont communiqué la connaissance de leurs instrumens et leur ont appris à imiter leurs arts, le

caractère propre des Américains se remarque | encore dans tout ce qu’ils font. Ils peuvent met- |

tre de la patience et de l’assiduité au travail ; ils

savent copier avec une exactitude servile et mi- |

nutieuse ; mais ils montrent peu d'invention et toujours une grande lenteur. Malgré l'instruc-

tion et l'exemple, l'esprit de ce peuple prédomine; | leurs mouvemens sont naturellement pesans, et |

ilest inutile de les presser d'accélérer leur marche. Un ouvrage d'Indien est une expression familière parmi les Espagnols d'Amérique, pour exprimer tout cedont l'exécution a demandé beaucoup de temps et de travail t,

VIL Il nty à aucune circonstance dans la description des peuples sauvages qui ait excité une

plus grande curiosité que leurs opinions et leurs |

pratiques religieuses ; et il n’y en a point peutêtre qu'on ait plus mal entendues ou représentées avec moins de fidélité. Les prêtres et les uissionnaires sont les personnes qui ont eu le

1 Ulloa, Foy... 1, 335. Lettr. édif., t. xv, 348.

plus d'occasions de suivre cette recherche parmi les tribus de l'Amérique les moins civilisées; mais leur esprit, prévenu des dogmes de leur propre religion et accoutumé à ses institutions, est toujours porté à découvrir dans les opinions et les rits de tous les peuples quelque chose qui ressemble à ces objets de leur vénération. Ils ne voient les objets qu’à travers un milieu qui en altère la forme. Ils cherchent à concilier avec leur propre croyance les institutions qu'ils observent, non à les expliquer conformément aux idées grossières du peuple même à qui elles appartiennent. Ils attribuent à ce peuple des idées qu’il est incapable d'avoir , et le supposent instruit de principes et de faits dont il est impossible qu'il ait la connaissance. De là quelques missionnaires ont cru découvrir, même chez les nations les plus barbares de l'Amérique, des traces non moins claires que surprenantes d’une connaissance distincte des mystères sublimes et des institutions particulières du christianisme. En interprétant arbitrairement certaines expressionset certaines cérémonies, ils en ont conclu que cesnations connaissaient la doctrine de la Trinité,

‘ de l’incarnetion du fils de Dieu, de son sacrifice

expiatoire, de la vertu de la croix et de l’effica-

| cité des sacremens !, On sent que des guides si

crédules et si peu éclairés ne méritent guère de confiance.

Mais lors même que nous choisirons avec le plus grand soin nos autorités , il ne faut pas les suivre avec une foi implicite. Toute recherche dans les notions religieuses des: peuples sauvages est enveloppée de difficultés particulières , et il faut souvent s'arrêter pour séparer les faits qu'on rapporte d'avec les raisonne-

| mens dont ils sont accompagnés et les théories

qu'on en veut déduire. Plusieurs écrivains pieux, plus frappés de l'importance du sujet dont ils s'occupaient qu’attentifs à l’état du peuple dont ils cherchaient à découvrir les sentimens, ont employé beaucoup de travail inutile à des recherches de ce genre (86).

Il y a deux points fondamentaux sur lesquels est établi le système entier de la religion, autant qu'on en peut juger par les seules lumières de la nature. L'un regarde l'existence d'un Dieu,

1 Venegas, 1, 88-92. Torquemada, 11, 445. Garcia, Origen., 122. Herrera, Decad. AV, lib. 1x, cap. vu; Derad. V, \b. 1v, cap. vu.

l'autre | non-seul truction idées des importat articles, uions sul locales.

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11, 445, Garcia, lib, 1x, cap. vu;

l'autre l’immortalité de l'âme. C’est un objet non-seulement de curiosité, mais aussi d’instruction, que d’examiner quelles étaient les idées des naturels de l'Amérique sur ces points importans. Je bornerai mes recherches à ces deux articles, laissant à d'autres l'examen des opiüions subordonnées et le détail des superstitions locales.

Quiconque a eu occasion d'observer les opinions religieuses des hommes des dernières classes de la société, même chez les nations les plus éclairées et les plus civilisées, se convaincra que leur système decroyance leur a été communiqué par l'instruction, et n’est point le fruit de leurs propres recherches. Cette nombreuse partie du genrg humain condamnée au travail, dont l’occupation principale et presque unique est de s'assurer une subsistance, considère sans beaucoup de réflexion le plan et les opérations de la nature, et n'a ni le loisir ni la capacité d’entrer dans ces spéculations subtiles et compliquées, qui conduisent à la counaissanee des principes de la religion naturelle. Dans les premiers périodes de la vie sauvage, de pareilles recherches sont absolument inconnues. Quand les facultés intellectuelles commencent seulement à se développer et que leurs premiers efforts se portent sur un petit nombre d'objets de premiére nécessité; quand l'esprit n’est pas encore assez étendu pour se former des idées générales et abstraites; quand le langage est tellement borné qu'il manque de mots pour distinguer tout ce qui n’affecte pas quelques-uns des sens, il scrait absurde de prétendre que l’homme fût capable d'observer exactement les relations qui se trouvent entre la cause et l’effet, ou qu’il pôt s'élever de la contemplation de l’un à la connaissance de l’autre, et se former des notions justes d’un Dieu, comme créateur et modérateur de l’univers. Partout où l’esprit a été étendu par la philosophie et éclairé par la révélation, l'idée de création est devenue si familière que nous ne réfléchissons guère combien cette idée est abstraite et profonde, et combien d'observations et

de recherches il a fallu à l'homme pour arriver |

à la connaissance de ce principe élémentaire de la religion. Aussi a-t-on découvert en Amérique plusieurs tribus qui n’ont aucune tdée d’un tre suprême ri aucune pratique du culte religieux. Indifférens à ce spectacle magnifique d'ordre et

de beauté que le monde présente à leurs regards, ne songeant ni à réfléchir sur ce qu'is sont eux-mêmes, ni à rechercher quel est l’auteur de leur existence, les hommes dans l’état sauvage consument leurs jours, semblables aux

‘animaux qui vivent autour d'eux, sans recon-

naître ni adorer aucune puissance supérieure, Ils n'ont dans leur langue aucun mot pour désigner la Divinité, et les observateurs les plus attentifs n'ont pu découvrir parmi eux aucune institution, aucun usage qui parût supposer qu'ils reconnussent l'autorité d’un Dieu et qu'ils s'occupassent à mériter ses faveurs (87). Ce n'est cependant que dans l’état de nature le plus simple, et lorsque les facultés intellectuelles de l’homme sont trap faibles et trop bornées pour l'élever beaucoup au-dessus des animaux , qu'on observe cette ignorance absolue de toute puissance invisible. Mais l'esprit humain, naturellement formé pour la religion, s'ouvre bientôt à des idées qui, lorsqu'elles sont corrigées et épurées, sont destinées à être une grande'source de consolation au milieu des calamités de la vie. On aperçoit des notions de quelques êtres invisibles et puissans dans les usages de plusieurs tribus américaines qui sont encore dans l'enfance de la société. Ces notions sont, dans l’origine, vagues et obscures, et paraissent plutôt provenir d'un sentiment de crainte pour des maux dont l'homme est menacé que d’un sentiment de reconnaissance pour des bienfaits reçus. Tandis que la nature poursuit son cours avec une régularité constante et uniforme , l'homme jouit des biens qu’elle lui procure sans en rechercher lacause ; mais tout écart de cette marche régulière le frappe et l’étonne. Lorsqu'il voit arriver des

| événemens auxquels il n’est point accoutumé, il en cherche les causes avec une curiosité active.

Son entendement est incapable de les.démèler ; mais l'imagination, qui est une faculté de l’âme

plus ardente et plus audacieuse, décide sans : hésiter : elle attribue les événemens extraordi-

1 Biet, 539. Lery, ap. de By, I, 221. Nieuho‘!, Churchill coll., 11, 132. Letti. édif., 2-177; id., ‘2 13. Venegas, 1, 87. Lozano, Descr. «del gran Chaco, 59. Gumnilla, 11, 156. Rochefort, Aist. des Antilles,

! pag. 468. Margrave, Hist. in appenu. de Chiliensibus, : 286. Ulloa, Notic. Americ., 335, etc. Barrère, 218-219.

Harcourt, Voy. to Guyana, Purch., Pilgr., IV, p. 1273,

| Aceornt of Brasil, by a Portuguese, ibid., p. 1259. ! do + : Journal, p. 59.

naires de la nature à l'isfluence de:quelques êtres invisibles, et suppose que le tonnerre, les tremblemens de terre et les ouragans sont leur ouvrage. On a trouvé chez’ plusieurs nations grossières quelques idées confüuses d’une pwissance spirituelle ow invisible, dirigeant les fléaux naturels qui désolent la terre et épouvantent ses habitans (88). Mais: indépendamment de ces calamités, les peines et les dangers de la vie sauvage sont si multipliés, l’homme dans cet état se trouve souvent dans des situations'si critiques, que sonesprit est forcé par le sentiment de; sa propre faiblesse de recourir à l'action d'une puissance et d’une: intelligence’ supérieure aux forces humaines. Abattuw par les calamités qui l'oppriment , exposé à des dangers qu’il ne peut repousser, le sauvage ne compte plus sur luimême ; il sent toute son impuissance, et ne voit aucun moyen d'échapper’ à tant de maux que par l'interposition de quelque bras invisible. Ainsi l'on trouve que, cheztoutes nations ignorantes , les premières pratiques qui présentent quelques ressemblances avec des actes de religion: n'ont pour chjet que d’écarter des maux que l’homme peut souffrir ou redouter. Les manitous ou ochis des naturels de PAmérique septentrionale étaient des espèces. d’amalettes ou de charmes auxquels ils attribuaient la vertu de préserver de tout: événement fâcheux ceux qui y mettaient leur confiance; ow bien on les regardait comme des esprits tutélaires dont on pouvait implorer le secours dans des circonstances malheureuses {. Les habitans des îles admettaient des êtres qu'ils appelaient cemis, et qu'ils regardaient comme les auteurs de tous les maux qui affligent l'espèce humaine ; ilsreprésentaient ces terribles divinités: sous les formes: les plus effrayantes, et ne leur rendaient un hommage religieux que dans.lavue d'apaiser leur courroux 2, Il y avait des tribus qui s'étaient fait des idées de religion: plus: étendues, et qui reconraissaient des-êtres bons qui se plaisaient à faire le bien, ainsi que des êtres méchans qui aimaient à faire le mal; mais chez ces: peuples même la superstition paraît encore être le fruit de la crainte, et tous ses efforts avaient pour but de

1 Charlevoix, Mist: de la Nouv.-France, WW, 343. Creuxii Æist. Canæd., p. 82.

? Oviedo, lib, nr, cap: 1, pag. 3. P: Martyr; Decad. , pag. 102,

détourner des malheurs. Ils étaient persradés

: que leurs divinités bienfaisantes étaient portées

par leur’ nature même à faire tout le bien qui était en leur pouvoir , sans avoir besoin de prières ni de reconnaissance ; ainsi leur uniquesoin était dé chercher: à conjurer'et à fléchir la colère des puissancesmalfaïsantes qu'ils regardaient comme ennemies de l'homme t,

Felles étaient les notions imparfaites de la plupart des Amérieains, relativement à l'in:

fluence des agens invisibles, et tel était pres-

! que universellement le vil et grossier objet de

leurs superstitions. Si nous pouvions remonter à la source des idées des autres nations jusqu'à: ce premier état de société où l’histoire commence à les offrir. à nos regards, nous apercevrions une ressemblance frappante entre leurs opinions et leurs pratiques. et celtes dont nous venons de parler : nous nous convaincrions aisément que, dans des circonstances semblables, l'esprit humain suit partout à peu près la même route dans ses progrès, et arrive presque aux mêmes résultats. Les impressions de la crainte se marquent d’une manière sensible dans tous les systèmes de superstition formés dans cet état de société, et les notions:les plus exaltées des hommes se

bornent à une idée obscure de certains: êtres !

dont la puissance, quoique surnaturelle, est limitée dans ses objets comme dans ses:moyens.

Chez d’autres peuples qui sont unis en société depuis plus long-temps, ou qui ont-fait plus de progrès dans la civilisation, on apençoit quelque étincelle d’une conception plus juste de la puissance- qui gouverne lemonde. Rs semblent avoir vu qu'il doit exister quelque cause universelle à laquelle tous les étres doivent‘leur-existence, et si nous pouvons en juger par quelques expressions de leur langage, ils paraissent reconnaître une puissance divine qui a fait le monde et qui dispose de tous les événemens. Hs l’appellént /e grand Esprit ?.

Mais ces idées sont vagues et confuses’, et, lorsqu'ils essaient de les expliquer, il est évident qu’ils donnent au mot esprit un sens-très différent de celui que nous y attachrons, et qu'ils

1 Du Tertre, ll, 365. Horde, p.14 Sfate:of Firginia, by'a. native, book. I, p.32, 38. Dumont, !, 165 Bancroft, Nat, hist. of Guyana, 309.

? Charlevoix, Æist. de la Nouv.-France, MI, 343. Sagard, Foy. au pays des Hurans; 226:

religie tiques.

rique’, cause’ avons jet du dans | l'embli temple gnifice tant q ture.

à l'enti du che au sole l'anné célébr.

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1 Cha Colden,

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