State: of Firginia
. Dumont, !, 166 Ban- "9
puv.-France, HI, 343.
ans, 226:
ne conçoivent aucun être qui ne soit corporel. Ils: croient que leurs dieux ont une forme hu-
maine, mais avec une nature supérieure à celle |
de: Phomme; et ils débitent sur les qualités et les opérations de’ ces divinités: des fables trop «bsurdes et trop ineohérentes pour mériter une place dans l'histoire. Ces mêmes peuples ne connaissent, aueune forme établie de culte public; ils n'ont ni temples érigés ài l'homneur de leurs divinités, ni ministres spécialement consarés a leur service. Les différentes cérémonies et
pratiques superstitieuses reçues parmi eux leur |
ont été transmises par tradition, et ils y ont recours avec une crédulité puérile lorsque: des
circonstances particulières, les tirant de leur |
apathie ordinaire’, les portent à reconnaître la puissance et à'implorer la‘protection de quelques êtres supérieurs 1,
La tribu des Natciez et les naturels de Bogota sont beaucoup plus avancés dans leurs idées de
est naturel que son admiration s'arrête à ce qui est visible, sans pénétrer jusqu’à la cause qu'il ne voit pas, et qu'il rende à l'ouvrage le plus brillant et le plus bienfaisant de l'Être suprême un culte qui n'est dûqu'à son auteur. Comme le feu est le plus pur et le plus actif de tous les élémens, et qu'il ressemble au soleil par quelquesunes de ses qualités et de ses effets, ce n’est pas sans raison" qu'il a été choisi pour emblème de
| action puissante de cet astre. Les anciens
Perses, peuple bien supérieur à tous égards aux nations sauvages dont je rappelle les usages, fondèrent leur système religieux sur les mêmes principes, et établirentt des formes de culte public moins grossières et moins absurdes que
| celles des autres peuples qui avaient été privés
religion ainsi que dans leurs institutions poli- |
tiques, que les autres nations sauvages de l'Amérique’, et'il n’est pas moins difficile de trouver la
cause de cette distinction que de celte dont nous |
avons déjà parlé. Le soleil était le principal objet du culte chez les:Natchez. Ils entretenaient
dans leurs temples un feu perpétuel, comme | l'emblème le plus pur de la divinité; ces temples étaient construits avec une grande ma- |
gnificence et décorés dé différens ornemens, au-
tant que le comportait leur grossière architecture. Tis'avaient des ministres chargés de veiller |
à l'entretien du feu sacré. La première fonction du chef de Ka nation était un acte d'obéissance au soleil tous les matins, et à certains temps de l'année il y avait dés fêtes établies, qui étaient célébrées par tout le peuple en grande cérémonie, mais sans répandre de sang 2. Ces fêtes sont la pratique de superstition la plus raffinée qu'on ait trouvée en Amérique, et peut-être une des plus naturelles et des plus séduisantes. Le soleil est la source apparente de la joie, de la fécondité et de la vie répandues sur toute la:nature, et'tandis que l'esprit humain dans ses premiers essais de spéculation contemple et admire la puissance universelle et active de cet astre, il
* Charlevoix, Aist. de la Nouv.-France, IN, 345. Colden, 1, 17.
* Dumont, 1, 158. Charlevoix, AÆist. de la Nouv.- France NII, 417-429. Lafitau, 1, 167
dû secours de la révélation. Cette étonnante conformité d'idées entre deux nations vivant dans deux états de société si différens, est une des circonstances les plus singulières et les plus inexplicables qui se rencontrent dans l’histoire des révolutions humaines.
A Bogota, le soleil et la lune étaient également les principaux objets de la vénération publique. Le système dereligion y était plus régulier et plus complet, quoique moins pur, que celui des Natchez. Il y avait des temples, des autels, des prêtres, des sacrifices, et tout ce long cortége de cérémonies que la superstition introduit partout où elle s’arroge un empire absolu sur l'esprit des hommes. Mais ce peuple avait des rites cruels et sanguinaires : il offrait à ses dieux des victimes humaines, et plusieurs de ces usages ressemblaient beaucoup aux institutions barbares des Mexicains, dont nous examinerons ailleurs plus en détail le génie et les mœurs ft.
A l'égard de cet autre point de religion qui établit l’immortalité de l'âme, les sentimens des Américains étaient plus uniformes. L'esprit humain, lors même qu'il n’est encore ni éclairé ni fortifié par la culture, se révolte à la pensée d'une dissolution totale, et se plaît à s’élancer par l'espérance dans un état d'existence future. Ce sentiment, produit dans l’homme par la conscience de sa propre dignité et par un instinct secret qui le porte vers l'immortalité, est universel et peut être regardé comme naturel à l'espèce humaine : il est la base des espérances les plus
! Piedrahita, Cong. del nuevo reyno, p. 17. Herrera, Decad, VI, lib, v, cap. vi.
sublimes de l’homme dans l'état de société le plus parfait, et la nature n'a pas voulu le priver de cette douce consolation, même dans l'état de société le plus simple et le plus grossier. Nous trouverons cette opinion établie d’un bout de l'Amérique à l'autre; en certaines régions, plus vague et plus obscure; en d'autres, plus développée et plus parfaite, mais nulle part inconnue. Les sauvages les plus grossiers de ce continent ne redoutent point la mort comme l'extinction de l'existence : ils espèrent tous un état à venir où ils seront à jamais exempts des calamités qui empoisonnent la vie humaine dans sa condition actuelle, Ils se représeatent une contrée délicieuse, favorisée d'un printemps éternel ; où les forêts abondent en gibier, et les rivières en poisson ; où la famine ne se fait jamais sentir, et où ils jouiront sans travail et sans peine de tous les biens de la vie. Mais en se formant ces premières idées si imparfaites d’un monde invisible, les
hommes supposent qu'ils continueront d'éprou- | C | n'ont rien de commun avec la piété, et sont | l'effet seulement d’un désir ardent de pénétrer
ver les mêmes désirs et de suivre les mêmes occupations ; en conséquence, ils doivent naturellement réserver les distinctions et les avantages
dans cet état futur aux qualités et aux talens qui |
sont ici-bas l'objet de leur estime. Ainsi les Américains accordaient le premier rang, dans la terre des esprits, au chasseur le plus habile, au guerrier le plus heureux et le plus hardi, à ceux qui avaient surpris et tué le plus d'ennemis, qui avaient tourmenté le plus grand nombre de captifs et dévoré leur chair !. Ces idées étaient si généralement répandues, qu'elles ont donné naissance à une coutume universelle, qui est à la fois la preuve la plus forte de la croyance des Américains à une vie à venir, et l'explication la plus claire de ce qu’ils espèrent y trouver. Comme ils imaginent que les morts vont recommencer leur carrière dans le nouveau monde où ils sont allés, ils ne veulent pas qu’ils y entrent sans défense et sans provisions; c'est pour cela qu'en enterre avec eux leur are, leurs flèches et les autres armes employées dans la chasse et dans la guerre: on dépose dans leur tombeau des peaux ou des étoffes propres à faire des vètemens, du bled d'Inde, du manioc, du gibier, des ustensiles domestiques et tout ce qu’on met
: Lery, ap. de; Bry, NI, 222. Charlevoix, ist. de la Nouv.-France, 1, 551. De La Potherie, 13, 40; D, 5.
au nombre des choses nécessaires de la vie i, Dans quelques provinces, lorsqu'un cacique ou
| chef venait à mourir, on mettait à mort un cer-
tain nombre de ses femmes, de ses favoris et de ses esclaves, qu'on enterrait avec lui, afin qu'il pôt se montrer avec la même dignité et être accompagné des mêmes personnes dans son autre vie 2, Cette persuasion est si profondément enracinée qu'on voit les personnes attachées à un chef s'offrir en victimes volontaires et .solliciter comme une grande distinction le privilége d'accompagner leur maître au tombeau. Il y a même des occasions où l’on avait de la peine à réprimer cet enthousiasme d'affection et de dévouement , et à réduire le cortége d'un chef chéri à un nombre modéré, et tel que la tribu n'en souffrit pas un dommage trop considérable (89).
Chez les Américains, ainsi que chez les autres nations non civilisées, plusieurs des rites et des pratiques qui ressemblent à des actes de religion
dans l'avenir. C’est lorsque les facultés intellectuelles sont plus faibles et moins exercées que l'esprit humain est plus porté à sentir et à montrer cette vaine curiosité. Étonné des événemens dont il lui est impossible de concevoir la cause , il y suppose naturellement quelque chose de merveilleux et de mystérieux : alarmé d’un autre côté par des circonstances dont il ne peut prévoir la suite et les effets, il est obligé, pour les découvrir, d’avoir recours à d’autres moyens qu’à l'exercice de sa propre intelligence. Partout
| où la superstition a fait assez de progrès pour
former un système régulier , ce désir de percer
| dans les secrets de l’avenir se trouve lié avec elle.
Alors la divination devient un acte religieux; les prêtres, comme ministres du ciel, prétendent annoncer ses oracles. Ils sont les seuls devins, augures et magiciens, qui possèdent l’art
1 Chronica de Cieca de Leon, cap. xxvur. Sagard, 288. Creuxii Æist, Canad., pag. 91. Rochelort, Æist. des Antilles, 368 Biet, 391. Dela Potherie, IE, 44 ; Ni, 8. Blanco, Convers. de Piritu, p. 35.
? Dumont, Mém. sur la Louisiane, 1, 208. Oviedo, lib. v, cap. ui. Gomara, Aist. gen., cap. xxvur. P. Mar tyr, Decad., 304. Charlevoix, Aist. de la Nouv.-France, ll, 421. Herrera, Decad. 1, lib. ur, cap. nr. P. Melchior Hernandez, Memor. de Chiriqui, coll. orig. papers , 1. Chron. de Cieca Leon, cap. xxx.
diffé d'idé l'état en pe l'imp couvi pect ( ‘Onn:
venir d’Am du co ni de:
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saient médec gicien de pré celleri bizarr chasse de con prédis malade primit relle à et nor dans u entée s des pr l'Améri l'art de chez les
1P.M orig. pa Qvie [UE
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1e chez les autres s des rites et des actes de religion a piété, et sont lent de pénétrer facultés intellecpins exercées que \ sentir et à monié des événemens ncevoir la cause, quelque chose de alarmé d’un autre t il ne peut préobligé, pour les d'autres moyens elligence. Partout de progrès pour e désir de percer ouve lié avec elle.
nacte religieux; du ciel , prétenont les seuls deai possèdent l'art
ap. XXVIIT. Sagard, 1. Rochetort, Æist, otherie, I, 44; Il,
ne , 1, 208. Oviedo, cap. xxvanr. P. Mar lela Nouv.-France, ut, cap. sx. P. Melüiriqui, coll. orig.
Cap. XXXIIL.
important et sacré de découvrir ce qui est caché | pas particulier à ces peuples. Ni y avait dans aux yeux des autres hommes, toutes les parties de l'Amérique des devins et Chez ceux des peuples sauvages qui ne re- ! des enchanteurs qui s'appelaient les alexis , les connaissent point de puissance qui gouverne le piayas, les autmoins, etc., suivant les diffémonde , qui n'ont ni prêtres ni cérémonies re- | rens endroits, et qui étaient les médecins de ligieuses, la curiosité de lire dans l'avenir et de | leurstribus respectives, de même queles buhitos découvrir ce qui est inconnu tient à un principe | l'étaient à Hispaniola. Comme leurs fonctions différent et tire sa force d’une autre association | les mettaient à portée d'observer l'esprit humain d'idées. Comme les maladies de l'homme dans | affaibli par la maladie, et que dans cet état l'état sauvage sont, ainsi que celles des animaux, d'abattement, l'homme est naturellement disen petit nombre, mais extrêmement violentes, | posé à s’alarmer de craintes chimériques et à se l'impatience de la souffrance et le désir de re- | bercer d’espérances imaginaires, ils inspiraient couvrer la santé lui inspirent aisément un res- | aisément une confiance aveugle dans la vertu pect extraordinaire pour ceux qui se vantent de | de leurs enchantemens et dans la certitude de ‘onnalire la nature de ces maladies ou d'en pré- | leurs prédictions t,
venir les funestes effets. Mais les charlatans Lorsque les hommes ont une fois reconnu Ja d'Amérique étaient si ignorans sur la structure … réalitéd’une puissance surnaturelle qui agit dan du corps humain qu'ils n'avaient aucune idée | certains cas, ils sont aisément portés à la reconni des dérangemens qui pouvaient y survenir, | naître dans d'autres. Les Américains ne supponi de la manière dont ils se terminaient. L'en- | sèrent pas long-temps que l'efficacité des conjuthousiasme réuni souvent à la ruse suppléait à | rations fût bornée à un seul objet : ils y eurent
la science. Ils attribuaient l'origine des mala- | recours dans toutes les situations de danger ou
dies à une influence surnaturelle, et prescri- | de malheur, Lorsqu'ils éprouvaient des désastres vaient et exécutaient eux-mêmes différentes |
| à la guerre, iorsqu'ils étaient contrariés dans cérémonies mystérieuses auxquelles on suppo- | leur chasse par des contre-temps imprévus, lors-
sait la vertu de les guérir. La crédulité et l'a- | que les inondations on la sécheresse menaçaient mour du merveilleux, si naturels à des hommes | leurs moissons, ils appelaient leurs magiciens, ignorans, favorisaient l'imposture et les dispo- | et leur faisaient commencer leurs enchantemens saient à en être aisément dupes. Les premiers | pour découvrir la cause de ces calamités ou pour médecins des sauvages sont des espèces de ma- prédire quelle en serait l'issue 2, Leur confiance giciens qui se vantent de connaître le passé et | dans cet art chimérique s'augmenta par degrés de prédire l'avenir. Les enchantemens, la sor- | et se manifestait dans toutes les circonstances de cellerie et diverses cérémonies aussi vaines que | la vie : chaque individu qui se trouvait dans bizarres , sont les moyens qu'ils emploient pour | quelque embarras ou qui voulait s'engager dans chasser les causes imaginaires du mal 1; et pleins | quelque entreprise importante ne manquait pas de confiance dans l'efficacité de ces moyéns, ils | de consulter le sorcier, et de diriger sa conduite prédisent hardiment quel sera le destin de leurs | surles instructions qu'il recevait. C’est sous cette malades. Ainsi la superstition, dans sa forme forme que la superstition se montre chez les primitive, eut pour principe l'impatience natu- | peuples les plus sauvages de l'Amérique , et la relle à l'homme de se délivrer d'un mal présent, | divination y est un art tenu dans la plus haute et non la crainte des maux qui l'attendaient | estime. Long-temps avant que l’homme ait porté dans une vie future; elle fut originairement | la connaissance d’une Divinité jusqu’au point qui entée sur la médecine, non sur la religion. Un | inspire le respect et conduit à un culte, nous le des premiers et des plus sages historiens de | , L
Fe que fut frappé de cette alliance entre | Gore U, 68 Dao iv, Otborne, l'art de la divination et celui de la médecine
de la Nouv.-France, M, 361. Lawson, Nouv.-Carol, chez les habitans d’Hispaniola 2, Mais cela n'était | AA Triunf., p. 17. Biet, 386. De la Potherie, | 11, 35.
2 Charlevoix, Æist. de la Nouv.-France, |, 3. Du= mont, 1, 173. Fernandez. Relac. de los Chiquit., pag. 4 Lozano, 84. Margrave, 279. 37
1 P. Melch. Hernandez, Memor de Chiriqui. Collect. Orig. papers , 1.
* Qviedo, lib. v, cap. L
voyons lever une main présomptueuse pour écarter le voile salutaire sous lequel la Providence a voulu cacher ses desseins aux regards des humains : nous le voyons s'efforçant avec une vaine inquiétude de percer les mystères de l'administration divine. C'est une preuve des progrès et de la maturité de l'esprit humain, que de reconnaitre et d'adorer une puissance modératrice de l'univers; mais le vain désir de pénétrer dans l'avenir n'est qu'une erreur de son enfance et une preuve de sa faiblesse.
C'est à cette mème faiblesse qu'il faut attribuer la confiance des Américains dans les songes, leur soin d'observer les présages , leur attention au ramage des oiseaux et aux cris des animaux; ils regardent toutes ces circonsiances Comme des indications des événemens futurs; et si quelques - uns de ces pronostics leur paraissent défavorables, ils renoncent aussitôt à l’entreprise qu'ils venaient de former avec le plus d’ardeur !.
VIIL. Si on veut se former une idée complète desnations sauvagesde l'Amérique, il ne faut pas passer sous silence quelques coutumessingulières qui , quoique universelles et caractéristiques , n'ont pu convenablement être rapportées à aucun des articles entre lesquels j'ai divisé mes recherches sur leurs mœurs.
L'amour de la danse est une passion favorite des sauvages de toutes les parties du globe.
Comme une grande partie de leur temps se consume dans un état de langueur et d'indolence, sans aucune occupation qui puisse les animer ou les intéresser, ils se plaisent généralement à un exercice qui donne l'essor aux facultés actives de la nature. Lorsque les Espagnols entrèrent pour la première fois en Amérique , ils furent étonnés de ce goût extrême des naturels pour la danse; ilsvoyaient avec étonnement un peuple, presque toujours froid et inanimé, montrer une activité extraordinaire toutes les fois que cet amusement favori les y portait. Il est vrai que chez eux la danse ne doit pas être appelée un amusement. C'est une occupation sérieuse et importante qui se mêle à toutes les circonstances de la vie publique et privée. Si une entrevue est nécessaire entre deux bourgades américaines,
1 Charlevoix, Æist. de la Nouv.-France , \I1, 262- 353. Stadius, ap. de Bry, HI, 120. Creuxii Hist. Canad., 84. Techo, Aisi. du Parag. Churchill, Colleet., V1, 37. De la Potherie, III, 6.
les ambassadeurs de l'une s’approchent en formant une danse solennelle et présentant le calumet ou embièmede paix; les sachems de l'autre tribu le reçoivent avec la même cérémonie !. Si la guerre se déclare contre un ennemi, c’est par une danse qui exprime le ressentiment dont ils sont animés et la vengeance qu'ils méditent ? S'ils veulent apaiser la colère de leurs dieux ou célébrer leurs bienfaits ; s'ils se réjouissent de la naissance d'un fils ou pleurent la mort d’un ami 3, ils ont des danses convenables à chacune de ces situations et appropriées aux sentimens divers dont ils sont pénétrés. Si l'un d'eux est malade, on ordonne une danse comme le moyen le plus efficace de lui rendre la santé; et s'il ne peut pas supporter la fatigue de cet exercice , le médecin ou sorcier exécute la danse lui-même, comme si la vertu de sa propre activité pouvait se transmettre à son malade f.
Toutes leurs danses sont des imitations de quelque action, et quoique la musique qui en règle les mouvemens soit d’une extrème simplicité et choque l'oreille par sa plate monotonie, quelques-unes de leurs danses paraissent très expressives et très animées. La danse de guerre est peut-être la plus frappante de toutes : c'est la représentation d’une campagne américaine complète. Le départ des guerriers, leur marche dans le pays ennemi, les précautions avec lesquelles ils campent , l'adresse avec laquelle ils placent des détachemens en embuscade, la manière de surprendre l'ennemi, le tumulte et la férocité du combat , l'art d’enlever la chevelure aux morts et de se saisir des prisonniers, le retour triomphant des vainqueurs et les tourmens des victimes , sont exposés successivement sous les yeux des spectateurs. Les acteurs entrent dans leurs différens rôles avec tant de chaleur et d'enthousiasme ; leurs gestes, leurs physionomies, leurs voix sont si bizarres et si conformes à leurs situations respectives, que les Européens ont peine à croire-que ce soit une scène d’imitation, et ne peuvent la voir sans de vives ime
1 De la Potherie, Æist., 11, 17, Charlevoix, Aist. de la Nouv.-France, M, 211-297. Lahontan, 1, 100-137. Hennepin , Découv. , 149.
3 Charlevoix, Aist. de la Nouv.-France, NI, 298. Lañitau, 1, 523.
5 Joutel, 343. Gomara, ÆHist. gen., cap. CXCvI.
4 Denys, Aist. nat. , 189. Brickell, 372. De la Potherie, 11, 36.
pressi expre améri remar ace «( amusé sentir souve sibilit ya sion € objet peupl catess més à danse telle « d’Afri des je les dé témoi cause:
et pli d’amo et leu danse liées :
rieuse comm la gal deux femm est pe le car.
n'y prime famil L’a des j tous 1De Nouv.
2 Ad 463. S Fermi
ochent en forsentant le cu- 1ems de l'autre érémonie !. Si 1emi, c'est par iment dont ils ils méditent ?
leurs dieux ou réjouissent de t la mort d’un ibles à chacune aux sentimens l'un d’eux est omme le moyen janté ; et s’il ne cet exercice , le nse lui-même, ctivité pouvait
; imitations de musique qui en extrème simpliate monotonie, paraissent très lanse de guerre de toutes : c'est gne américaine rs, leur marche utions avec lesavec laquelle ils buscade, la male tumulte et la ver la chevelure isonniers, le reet les tourmens essivement sous acteurs entrent ant de chaleur et leurs physionoet si conformes ae les Européens ne scène d’imitains de vives ime
arlevoix, Aist. de hontan, 1, 100-137.
-France , 11, 298.