Qu’on en renforce la garnison
4. Que tous les gardieus des marches soient averti» de mettre promptement leurs frontières en état pour être prêts au premier avis.
6. Que quelque personne de distinction , comme le duc de Norfolk ou le comte de Sbrewsbury, ou quelque autre de celte même qualité, soit envoyée dans la province d'Yorck . en qualité de lieutenant-général , dans la partie septentrionale.
6. Qu’on tienne prêt un gros corps de troupes pour servir soit à Berwick, soit pour une invasion en Écosse.
7. Que dès à présent lady Lennox soit tenue dans quelque place et observée, pour empêcher qu'elle n'enireiiemic aucune intelligeuce active ou passive.
8. Que le comte de Lennox et son fils soient rappelés d'Écosse, et que la reine d'Écosse soit requise de les renvoyer chez eux conformément au traité : et, s’its ne reviennent pas, qu’on dénonce à la reine d’Écosse l’Infraction du traité, et qu’a usai tôt on commence les hostilités. Si ces procédés sont suivis de leur effet , et s’ils ue se font pas seulement pour la montre, on a lieu d’espérer que le mariage pourra se rompre, ou que du moins la plupart des dangers en seront écartés. Et quelque parti qu’on prenne en ceci , il faut procéder promptement à l'exécution pendant qu’il y a eu Écosse un parti qui n’est point favorable au mariage, et avant que la reine d’Écosse ait eu le temps de faire une ligue avec U France et l'Espagne.
9. Quelques-uns des conseiller* approuvèrent tons ce* procédés, à l’exception néanmoins des hostilités. Mais ils furent d’accord sur tout le reste, ainsi que sur les particularités suivantes :
10. Que sur le refus que ferait le comte ou son fils de revenir, les terres du comte soient saisies et données en garde , ou accordées , ainsi qu'il plaira à sa majesté , à quelqu'un de ses bons sujets.
11. Qu'ornasse la recherche de tous ceux qui favorisent ouvertement le comte dans la partie septentrionale ou ailleurs, et qu'on ail soin, par toute» sortes de voies, de les veiller de près.
12. Que , par ceux qui ont l'administration des pays de sa majesté la reine dans la partie septentrionale du royaume, il soit fait des perquisilioas, et qu’on ne souffre point qu’aucune personne qui pourrait être suspecte, aie gouvernement ou commandement sur aucuo des sujets ou pays en cette partie du royaume. Qu’on leur laisse
seulement leur» honoraires, et que des personne» plu* fidèles aient le commandement sur les peuples de ce» pays.
13. Que tous le» passages fréquentés en ce royaume pour aller en Écosse et en revenir soient interdits à tout Écossais, si ce n’est à ceux qui seront munis de saufconduits, ou qui seront spécialement recommandés , par M. Randolpb , comme étant partisans de l’Angleterre.
14. Qu’on entretienne des intelligences en Écosse avec ceux qui sont opposés au mariage en question, et qu’ils soient de temps à autre encouragés.
15. Qu’on ait soin d*avoir l’œil sur les domestique» , officiers de la chambre et pensionnaires de sa majesté la reine, pour contenir les discours et propos messéan» que plusieurs ont tenus sur l’état et gouvernement de ce royaume.
16. Que le fils puîné du comte de Lennox , M. Charles, soit placé en tel endroit qu’on puisse aisément s’assurer de lui.
17. Qu’en considérant que la faction et le titre de la reine d'Écosse ont aujourd’hui et depuis long-temps pris beaucoup de faveur , et se sont continués par les marques de bienveillance que sa majesté la reine a données à ce sujet à ta reine d’Écosse et à ses ministres ; et que lady Catherine a toujours élé regardée, par ladite reine d’Écosse, comme un concurrent dans ses prétentions à ce titre, il plaise à sa majesté la reine de faire connaître, par quelque acte public, que ladite lady et le comte de Hartford sont en quelque sorte rem rés en grâce auprès de sa majeslé, afin que la reine d'Écosse puisse par-là s’apercevoir de quelque changement, et que ses amis soient toujours tenus en suspens sur les procédés ultérieurs en ce point.
18. Que celui qui sera lieutenant dans la partie septentrionale, quel qu'il puisse être, soit toujours accompagné par le chevalier Ralph Sadler.
19. Que le gouvernement du royaume d’Irlande soit au plus tôt confié à un nouveau gouverneur.
20. Enfin , que ces avis soient examinés par sa majesté : qu'il lui plaise de faire le choix de ceux qui lui seront agréables, et de les mettre réellement en exécution, sans perdre le temps en discourt et en consultations.
Car il est certain que les adversaires de sa njajesté mettront tout en usage pour venir à bout de leur» desseins : les uns, par de sourdes pratiques; les autres, à force ouverte , lorsque les circonstances de* temps leur serout favorables ; et H est également assuré que sa majesté la reine ne trouvera point de temps phis convenable pour traverser les menées et prévenir les dangers, en s’y attachant dès à présent et avant que les projets de la reine d’Écosse aient pris toute leur consistance.