‹ Œuvres completes de W. Robertson precedees d'une notice (volume 2)Chapitre 43 sur 116 · N° XVII · texte numérisé non relu

N° XVII

Le comte de Bedford â Cecil

X toit 1*6.

La reine d’Écosse et son mari soot ensemble comme ci-devant, et même encore pis; elle mange rarement avec lui ; elle n'y couche jamais : elle ne se tient point en sa compagnie, et elle n'aiine point ceux qui ont de l’amitié pour lui. Elle .''a tellement rayé de dessus ses papiers, que lorsqu'elle est sortie du château d’Édimbourg pour aller au dehors, il n’en savait rien. La modestie ne permet pas de répéter ce qu'elle a dit de lui, et cela ne serait pas â l’honneur de la reine. Un nommé Kick inan, marchand anglais , qui avait un épagneul très bon , et allant à l’eau, le donna â M Jacques Melvil; celui-ci voyant que le roi se faisait un grand plaisir d'avoir de ces sortes de chiens, le donna au roi. La reine, à cette occasion, monta une garde terrible à Melvil , l’appela fourbe et flatteur, et lui déclara qu’elle ne pouvait point avoir de confiance en celui qui ferait aucun présent â un bomnie qu'elle u’aimait point.

Le comtç de Bedford i Cecii..

I »wt ilfG.

La mésintelligence continue entre la reine et son mari , ou plutôt elle augmente. Robert Melvil, en s'en retournant chez lui, â douze milles d’Édimbourg , ne pouvait pas dire où était la reine, parce que, dans ce même femps, elle était venue à Edimbourg, n'ayant pas douze chevaux â sa suite. Elle n’avait pas dans retle ville dix personnes pour lui faire compagnie ; et j’ai ouï dire depuis, qu'il n’y avait aucun lord baron ni autre noble. Le roi son mari est allé â Dumferiing , cl il y passe le temps le mieux qu’il peut. Il avait, en lui toisant ses adieux, la contenance d’un mari qui avait quelque gros chagrin daus le cœur.

Le chevalier Jean Forster à Cecil

IV IVrwirA , S irptrmbrt.

La reine toit peu de cas de son mari , et le comte de Lennox n’a point paru devant la reine depuis la mort de David.

Le chevalier Jean Fo aster â Cecil

H iDrrmbr* 1*4»

Le comte de Bolhwell est nommé pour recevoir 1rs amtassadeur* , et ce lord a commission de disposer tout pour la cérémonie du baptême. Ou dit que ce seignnr

0*1 pou agréable h la noblesse. 1 jc roi et la reine sont actuellement à Craigmillar; mais ils ne vivent guère plus familièrement ensemble que par le passé.

Avis de ce qui se passai! en Écosse, donnés par le comte de Baurosit.

Le roi et la reine , depuis leur arrivée de ont été

bien ensemble pendant deux jours : mai* depuis que le lord de Murray est arrivé d’Édimbourg , il y a eu quelque nouvelle brouillerie. La reine a dit à milord de Murray que le roi lui voulait du mal, à lui Murray, et que le roi lui avait dit, à elle , qu’il était déterminé à le tuer, parce qu’elle admettait lui Murray si souvent en sa compagnie, ce que le roi trouvait mauvais. Elle a ainsi voulu que milord de Murray en fit des reproche* au roi, ce qui est arrivé depuis quelque* nuits en présence de la reine» et cela a été entendu de plusieurs personnes. Le rot a avoué qu'il lui était revenu que milord n'était point de ne* amis, ce qui lui avait fait dire ce dont il se repentait. La reine a affirmé que le roi lui avait tenu ce* propos, et a déclaré devant tout le monde qu’elle ne pouvait pas être contente que ni lui ni aucun autre fût ennemi de milord de Murray. Milord de Murray demanda avec fermeté si cela était vrai, et se servit d'expression* fort modestes, et le roi sortit tout affligé. II ne peut pas souffrir que la reine vive familièrement avec aucun homme ou femme, et particulièrement avec les iadys d’Argill, de Murray et de Mar , qui sont sa compagnie la plus ordinaire. Milord de Murray et Bothwell ont eu de* paroles très vives au sujet du lord Lidington , en présence de la reine. Murray et le chevalier Jacques fiai four étaient arrivé* depuis peu de chez Lidington , avec la réponse de ce lord sur le* chefs et article* qui seraient accordé* entre lui et Rothwell : ce qui ayant été rapporté audit comte de Bothwell , en la présence de la reine , il répondit, qu'il perdrait plutôt la vie que de se départir des terre* qu’on lui demandait. Milord de Murray lui répondit vertement, que vingt honnêtes gens comme lui, Murray, perdraient la vie plutôt que de souffrir qu’il fit aucun tort à Lidington. La reine les écoutait sans rien dire. Ils se séparèrent ainsi brouillés , et je n’ai pas ouï dire que depuis ils se soient rencontrés. La reine, après la chasse, vint à Edimlnturg, et de là emmena le prince «vec elle à Stirling. Samedi dentier un domestique du lord Buthven a été exérulé, et il a avoué qu’il était dans le cabinet, mais il a dit qu’il n’était point complice du fait. La reine s’est expliquée au comte de Murray sur l'argent qui avait été envoyé par le pape , sur le montant de la somme, par qui elle a été apportée , et à quel dessein.

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