‹ Œuvres completes de W. Robertson precedees d'une notice (volume 2)Chapitre 55 sur 116 · N° XXXIV · texte numérisé non relu

N° XXXIV

Teneur de la sentence de divorce entre le comte de Botmw kll et lady Jeanne (.okiwn . tirée d'un manuscrit apparteuanl A M. David Falconar , avocat , fol. 46

o Le 29 d’avril 15G7, par-devant le très honorable « M. Robert Maitland , doyen d’Aberdeen, M. Henry son. « docteur ès-lois; deux des sénateurs du rollége de jusa tire, M. Clément Litlle et M. Alexandre Syme, avocats «commissaires d'Édiinbourg, sont comparus M. Henri «Kinross, procureur pour Jeanne Cordon, comtesse « de Bothwell , par elle constitué pour la poursuite d’au- « cun procès de divorce par elle intenté contre Jacques , « comte de Bothwell , son mari, pour raison d’adultère « par lui commis avec Bessie Crawfurd , ak>rs domrsli- « que de ladite dame poursuivante ; et pareillement pour

f Apparemment divorce.

380 APPENDICE DE L’HISTOIRE D’ÉCOSSE. Uo67]

« ledit comte est comparu M. Kdmoud ilay , lequel, après « avoir requis le tiennent de caliunnia du procureur « poursuivant, demandé s'il avait de justes raisons de « poursuivre ladite action ; et après l’avoir obtenu , uia la « déclaration diffamante, et ledit M. Henri kinross prit « le matin du dernier jour d'avril, pour prouver ladite « déclaration , pro prima. Le même jour, après avoir « produit quelques témoins, il prit le jour suivant, qui «( était le premier de mai, pour faire ses diligences ullé- <i riiures ; auquel jour premier de niai , il produisit quel- « ques autres témoins, et il renonça à des preuves ulté- « rieures : apres quoi il demauda qu'un tenne fût assigné « pour prononcer une sentence ; sur quoi les commis- « Mires susdits assignèrent le samedi suivant 3 de mai , « |M>ur prononcer sur cela sentence sceumtum at légat a « et prohala, laquelle en conséquence fut donnée en faa vêtir du pou rsui vaut.

0 Dans le inêine temps fut intenté un autre procès par « le comte de Bothwell , contre sa femme, 5 ce que leur « mariage fût déclaré nul , comme ayant été contracté « contre les canons sans dispenses , et attendu que lui et « sa femme étaient en degrés prohibés, c'est-à-dire part rens ; cl en conséquence , pour l'expédition de ce proie cès, il y eut une commission accordée à l'archevêque « de Saint-André, pour ce connaître et décider, et à u Robert, évêque de Dunkeld; (Guillaume, évêque de « Dunblaue ; M. André Crawfurd, chanoine de Glasgow, net curé d'Egelsbaine ; M. Alexandre Creicbtouu, et «George Cook, chancelier de Dunkeld, et à M. J eau « Manderston , chanoine à Dunbar et prébendé de o Feltoun , ou à aucun d’iceux. Celte commission est da- « lée du 27 avril 1567 , et fut présentée à deux desdits «commissaires, savoir M. André Crawfurd et M. Jean «Manderston, le samedi 3 mai, par M. Thomas Hep- «bum, curé d’Auldbainstocks, procureur pour le «comte de Bothwell; lesquels commissaires susdits ac- « ceptcreni ladite commission et délivrèrent leur citation « par mandement adressé au doyen Chrütianitates de « Hadington , comme aussi au vicaire ou curé de l’église v paroissiale de Creicbtoun , yen cuicunque alla i cuti pellano débite requlutt*, pour assignation êtredon- « née à la réquisition dudit comte , tant à la dame en « personne, si on peut la trouver, ou autrement à l’église « paroissiale de Creichioun aux heuresdu scrvice,ou bien « au lieu de sa demeure , devant témoins, >» primo , secundo, tertio et peremptorie, unico lamcn contcxlu protuplice edicto. « Et pareillement , pour être témoins « en ladite affaire . Alexaudre , évêque de Galloway, qui « a marié ledit comte et sa femme dans l’église de Haie- « reudhouse, en février 1565 ; le chevalier Jean Ranna- « tvne d'Auchnoule , clerc de justice ; M. Robert Creich- « toun d’Klliot , avocat de la reine ; M. David Chalmers ,

• prévôt de Creichioun et chancelier de Ross ; Michel ,

« abbé de Melrose ; et pour comparaître devant les juges «susdits ou aucun d’eux eu l’église de Saint -Gilles à «Édimbourg, le lundi 5 nui, par eux -mêmes ou par « leurs fondés de procuration ; auquel dit cinquième jour, « M. Jean Manderston, l’un des juges délégués, étant o seul présent, comparurent lesdits procureurs pour les « deux parties qui étaient dans le premier procès, M. Ed- « moud Bajr ( et autres articulés ' } et quelques-uns des

1 La mol» qui «oui cotre c» parenthèses ne sont pas lisibles.

« témoins assignés pour produire et recevoir les preuves I « desdits faits. Ledit procureur renonça à des preuves « ultérieures, et le juge assigna le matin du 6e de mai » ad pubticandum producta , nempe dépositions ipso rum testium ; • auquel jour • , post pubticatas deposii tiones prtrdict as, «M. Henri Kinross, procureur pour la «dame , » instant er objecit objections juris généralité r contra producta , insuper renuntiavit ulteriori defensioni proinde co net usa de consens u procurât o* rum bine inde causa, judex pradiclus statuit crasti num diem pro termina, ad pronunciandam suam sente ntiam deftniluram, ex deduciis coram eo, in prœsenti causa et processa. En conformité de quoi, le mercredi 7 déniai, ledit juge rendit sa sentence en faveur du comte déclarant le mariage être et avoir été nul dès le commencement , eu égard 4 leur liaison de consanguinité, ce qui mettait obstacle 4 la légitimité de leur mariage sans une dispense précédemment obtenue.

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