‹ Œuvres completes de W. Robertson precedees d'une notice (volume 2)Chapitre 96 sur 116 · FIN DU DIXIÈME ET DEKN 1ER 1.1 V RE · texte numérisé non relu

FIN DU DIXIÈME ET DEKN 1ER 1.1 V RE

NOTES ET ECLAIRCISSEMENS

St B

L’HISTOIRE D’AMÉRIQUE

NOTE 1 , p. 425.

Tyr était située 5 une trop grande distance du golfe Arabique ou de la iner Rouge pour qu’il RU possible de transporter parterre les marchandises jusqu’à eette ville; c’est ce qui engagea les Phéniciens à se rendre matire* de Rhinocrura ou Rhinocolura , le port de la Méditerranée le plus voisin de la mer Rouge. L'était à Elatb , le meilleur port de la mer Rouge vers le nord , qu’ils débarquaient les cargaisons qu’ils avaient achetées en Arabie, en Éthiopie ou dans rlnde. De là on les transportait par terre à Rhinocolura . dont la distance n’était pas fort considérable, et on les embarquait de nouveau dans ce port pour être transportées 5 Tyr et réparties dans le reste du moude.{ Strab. Geogr. , edit. Casattb. , lib. \vi , p. 1 128. Diodor. Sicul., Biblioth. J/Ut. , edit. if csselingi, lib. i , p- 70. )

NOTE 2 , p. 426.

l£ Périple d’Hannon , seul monument authentique que nous ayons de la science des Carthaginois dans l'art de la navigation , est un des écrits les plus curieux qui nous aient été transmis par l'antiquité. Le savant et ingénieux M. Dodwell , dans une dissertation qu'il a mise à la tète du Périple d’Hannon qui se trouve dans l’édition des Geographi minores publiée à Oxford , cherche à prouver que ce n’est qu’un ouvrage supposé , composé par quelque Grec qui a pris le nom d’ilannon. Mais M, de Montesquieu, dans son Esprit des Lois, liv. xxi, ch. vin, et M. de Bougainville, dans une dissertation insérée dans le vingt-sixième volume des Mémoires de l'Académie des Inscriptions , etc., ont prouvé son authenticité par des raisons qui me paraissent irrésistibles. Ramusio a joint & la traduction qu’il a faite de ce curieux voyage, uue dissertation qui sert à l’éclaircir. ( Raccolta de’ Viaggi, vol. I , p. 112.) M. de Bougainville a traité le même sujet avec son savoir et son habileté ordinaire. U parait qu’Hannon, selon la méthode de naviguer des anciens, entreprit ce voyage avec de petits bàtimeus, construits d’une manière propre à longer de fort près les côtes. Il se rendit en douze jours de Gadcs à Elle de Cerné, qui probablement est l’Ue d’Arguim des modernes. Elle devint la principale station des Carthaginois : et M. de Bougainville prétend que les citernes qu’on y trouve encore sont des monumens de leur puissance et de leur industrie. En pariant de Cerné et suivant toujours la côte, il arriva en dix-sept jours à un promontoire qu’il appela la Corne de l’Occident, qui sans doute est le cap des Palmes. De lâ il s'avança vers un autre

promontoire . auquel il donna le nom de la Corne du Midi . et qui parait être le cap des Trois- Pointes, situé à environ cinq degrés au nord de la ligne. Toutes les circonstances contenues dans un court extrait de son journal, qui est parvenu jusqu’à nous, concernant la figure et l’état de l’intérieur et des côtes de l’Afrique, se trouvent confirmées et éclaircies par la comparaison qu’on en a faite avec les rapports des navigateur* moderne*, f .es faits même , qui par leur peu de probabilité paraissaient devoir rendre douteuse la vérité de cette relation, tendent à la confirmer. Il marque que pendant le jour on observait un profond silence dans le pays qui se trouve au sud de Plie de Cerné, mais que, lorsque la nuit était venue, on allumait un nombre considérable de feux sur les bords des rivières, et que l'air retentissait alors du bruit des fifres et des tambours et de cris de joie. Suivant Ramusio, la même chose s’y pratique encore, parce que la chaleur excessive oblige les babitans à se tenir pondant le jour dans les bois ou dans leurs cabanes. Au coucher du soleil ils en sortent à la lumière des flambeaux pour jouir pendant la nuit du plaisir de la musique et de la danse. ( Ramusio ,1,113 F.) Dans un autre endroit il représente la mer comme embrasée par des torrent de feu. Ce qui arriva à M. Adanson sur la même côte peut expliquer ce passage. « Dès que le soleil, dit-il, en se plongeant sous l'horizon avait ramené les ténèbres, la mer nous prêtait aussitôt sa lumière. I,a proue du navire, en faisant bouillonner ses eaux, semblait les mettre en feu. Nous voguions ainsi dans un cercle lumineux qui nous environnait comme une gloire d’une grande largeur , d'où s'échappait dans le sillage un long trait de lumière qui nous suivit jusqu’à nie de Corée. » {Voyage au Sénégal , in-4°. Paris, 1757, p. 97.) Cet aspect de la mer, observé par Hunier, a été cité comme un argument contre l’authenticité du Périple. C’est cependant un phénomène très commun dans les climats chauds. ( Second Voyage du capitaine Cook, vol. 1 , p. 15. ) Le Périple d’ilannon a été traduit , et tous les points en ont été éclaircis avec beaucoup de science et de perspicacité, dans un ouvrage publié par Don Pedro Rodrig. Campomanès, sous le titre de Antiguedad maritima de Cartago , con el Periple de su general Hannom traducido e iluslrado. Madrid, 1756, in-4°.

NOTE 3, p. 427.

Long -temps après la navigation des Phéniciens et d’En doxe autour de l’Afrique, Polybe, le plus intelligent et le plus instruit des historiens de l’antiquité, affirme que l’on ignorait de son temps si l’Afrique était un continent

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