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qui avaient donné des soupçons aux protestans , et pour lui demander une déclaration précise de ce qu'ils avaient à craindre ou à espérer. Grauvellc lui répondit que les avis qu'ils avaient reçus des arméniens de l'empereur ctaieut exagérés, et leurs alarmes destituées de fondement ; qu’à la vérité, Charles, pour préserver ses frontières de toute insulte de la part de la France ou de l’Angleterre , avait donné des ordres pour lever quelques troupes dans les Pays-Bas , mais qu'il désirait autant que jamais de maintenirla tranquillité eu Allemagne
La conduite de l’empereur ne fut pourtant pas d’accord avec ces protestations. Au lieu de nommer des hommes d'un caractère pacifique et modéré pour défendre la doctrine catholique dans les conférences dont on était convenu , il choisit des dévots emportés cl d une obstination si aveugle pour leurs opinions qu'on perdit toute espèce de conciliation entre les deux partis. Malvenda, ecclésiastique espagnol qui sciait chargé de soutenir la cause des catholiques, la défendit avec toute la subtilité d'un métaphysicien de l'école, plus occupe d’embarrasser scs adversaires que de les convaincre, et de pallier l'erreur que de découvrir la vérité. Les proiestans, indignés et de ses sophismes et de la partialité des règlemens que Charles avait prescrits dans cette dispute, rompirent brusquement la conférence, trop eouvaincus que l'empereur ne voulait que les amuser et gagner du temps pour laisser mûrir ses projets :.