‹ Œuvres complètes de W. Robertson précédées d'une noticeChapitre 36 sur 73 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

gers s’établir dans la Saxe; enfin , dit-il , comme ses sujets n’y étaient pas moins intéressés que lui-même, il voulait régler sur leurs avis la conduite qu’il tiendrait dans cette conjoncture épineuse et délicate. Les étals, toujours soumis et complaisans , se fiant aux promesses de l’empereur pour la liberté de conscience, pro|tosèrent, avant de venir A des mesures violentes, d’écrirt au nom de l’assemblée A l'électeur , pour lui re présenter que le meilleur moyen d'apaiser l’empereur et de garantir ses domaines d'êlre saisis par voie de confiscation ou de conquête, était de consentir que Maurice en prit possession paisiblement et A l'amiable. Ce prince seconda luimême leurs instances, dans une lettre qu’il écrivit au landgrave son beau-père. Une proposition si extravagante fut rejetée avec le dédain et l’indignation qu’elle méritait. Le landgrave, dans sa réponse A Maurice , lui reprocha sa trahison et son injustice envers un bienfaiteur, et lui montra le plus grand mépris pour son affectation A exécuter le han de l’empire, dont la forme illégale et arbitraire ne pouvait pas lui laisser douter de sa nullité ; enfin il le pria de ne pas se laisser aveugler par l’ambition jusqu'à oublier tout ce qu’il devait A l'honneur et A l’amitié, ou jusqu'A trahir la religion protestante, qu’on sc proposait dans cette guerre, de l’aveu même du pape, d'éteindre et d'abolir par toute l'Allemajpie1.

Mais Maurice s'était engagé trop avant pour être arrêté par des raisons ou par des reproches. I^seul parti qu’il eût A prendre était d’exécuter par la force ce qu’il avait préparé par l’artifice et la dissimulation. Aussi hardi A consommer son projet qu’il avait été adroit A le former,1 il assembla environ douze mille hommes. Il envahit une partie de l'électorat, tandis que Ferdinand avec une armée de Bohémiens et de Hongrois se jetait sur l’autre. Maurice en deux combats sanglans défit les troupes que l'électorat avait laissées pour la garde de ses états; et, profitant de ses avantages, il se rendit mattre en personne de tout l'électorat , A l’exception de Wittemberg, Gotha et Eiscnach, places fortes qui, défendues par de bonnes garnisons, refusèrent d’ouvrir leurs portes. La nouvelle de ces conquêtes rapides parvint bientôt aux deux ramps des im

■ Steid., p. 1(Jj, etc Tbaan, p. 85 Camcrar., p. tfê.

périaux et des confédérés. Dans le premier, elle fut reçue avec des démonstrations de joie proportionnées à l'importance dont on avait juné ce succès; mais l’autre parti fut saisi d'étonnement et de terreur. Le nom de Maurice devint en exécration ; on le regarda comme un apostat de sa religion, un traître à la lilierlé germanique, un perfide en un mot qui avait violé les droits les plus sacrés, la rage et l’esprit de parti se déchaînèrent contre lui; satires, invectives, libelles, déclamations dans les chaires et dans les écrits , avec toute la grossièreté du style de ce siècle, rien ue fut é|>argné pour le noircir et le rendre odieux. Cependant , se confiant toujours dans sou adresse ordinaire, comme si sa conduite eût pu sc justifier, il publia un manifeste qui contenait toutes les raisons frivoles qu'il avait d’abord alléguées dans l'assemblée de ses états, et dans sa lettre au landgrave

L’électeur, au premier avis qu’il reçut des mouvemens de Maurice, sc proposait de marcher avec des troupes au secours de la Saxe ; mais les députés de la ligue assemblée à Clin obtinrent de lui en ce moment qu’il préférerait la cause commune à la sûreté de ses états. Knfiu, touché des souffrances et des plaintes réitérées de ses sujets , l’électeur moulra la plus vive impatience d’aller les délivrer de l’oppression de Maurice et de la cruauté des Hongrois , qui faisaient la guerre avec cette espèce de Itarbario qu'on croyait légitime contre les Turcs , et qui cummettaieut partout les plus grands excès de violence et de rapine. Le désir de l'électeur était si naturel, et il y mit tant de chaleur, que les députes d’L'Iin n'osèrent refuser entièrement d’y condescendre, quoiqu'ils prévissent lis malheureuses conséquences qui résulteraient de la division de l’armée. Cependant, avant de rien arrêter. ils se rendirent au camp des confédérés i Giengcn sur la Brentz , afin de les consultée. Ceux-ci ne furent pas moins embarrassés sur le parti qu'ils devaient prendre dans une conjoncture si critique. Ils voyaient d’un côté la désertion ouverte d'une partie de leurs alüés ; la froideur et l’indifférence de plusieurs autres qui n'avaient jusqu’ici contribué eu rien aux charges de la guerre , et la pesanteur du fardeau qui allait tomber tout entier sur les défenseurs zélés

1 Slcid., p. 409, 410

de la cause commune : d’un autre côté, le peu de succès de tous leurs efforts pour obtenir des secours étrangers , et la rigueur de la saison qui obligeait un si grand nombre de soldais et même d'officiers à quitter le service. Toutes ces considérations leur firent conclure qu’il ne leur restait d'autre ressource que de forcer les impériaux au combat par une attaque soudaine , ou bien d'entrer en négociation d’accommodement avec l’empereur. Mais l'abattement et la consternation s’étaient si fort emparés de tous les esprits, qu'entre ces deux partis ils choisirent ie moins courageux , et donnèrent pouvoir au ministre de l’électeur de Brandebourg de faire en leur nom des ouverfnres de paix.

Dès que l'empereur s'aperçut que cette fière ligue, qui l’avait menacé de le chasser de l’Allemagne, s'abaissait jusqu’à faire les premières avances, il jugea qu'elle avait perdu sa vigueur avec l’esprit d'union. Prenant aussitôt le ton de vainqueur, comme si les confédérés étaient déjà à sa merci , il ne voulut point entendre parler de négociation, à moins que, pour préliminaire, l'électeur de Saxe ne consentit à s'abandonner entièrement lui et ses étals à sa disposit ion 1 . Ces honteuses conditions n’eussent pas été supportables. mémo dans la situation la plus désespérée; aussi furent-elles rejetées parmi parti qui était plutôt déconcerté que subjugué. Mais, en refusant dese soumettre lâchement à la volonté de l'empereur, ils n’eurent pas assez de vigueur pour prendre l'unique moyen de conserver leur indépendance ; c’était de rester unis en un seul corps : jusqu’alors cette union avait rendnla confédération formidable, au point que les impériaux avaient pensé plus d’une fois à se retirer. Cependant les confédérés, qui, s’ils fusent restés unis, auraient toujours tenu l’empereur en respect , malgré leur diversiouen Saxe, après avoir cédé aux instances de l'électeur, consentirent à diviser l'année. Neuf mille hommes fureut laissés dans le duché de Willemberg pour défendre celte province, ainsi que les villes de la Haute-Allemagne. Un corps considérable marcha vers la Saxe avec l’électeur; mais la plupart des confédérés retournèrent avec leurs chefs dates leur pays où ils se dispersèrent a.

Dès que la confédération eut séparé scs forces,

1 llortensiu», ap. Scartl., vol. Il, p. 485.

’ Steid., p. 411.

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on cessa de la craindre , cl chacun de ses membres, qui trouvait auparavant sa sûreté particulière dans l'union generale , commença à trembler en sc voyant exposé seul A tout le poids de la veugcance de l'empereur. Il ne leur laissa pas le temps de sc reconnaître ni de former une nouvelle ligue. Quoique ce fût au plus fort de l’Iiiver, à peine furent-ils dispersés qu'il mit son armée en marche, résolu de tenir la campagne, et de profiter d’une conjoncture favorable qu’il attendait depuis si long-temps. Quelques petites places où l’cnuemi avait laissé des garnisons lui ouvrirent leurs |>ortes. Nordliugen, Rothenberg et Halle, villes de l'empire, se soumirent bientôt > après. Cependant Charles ne put empêcher l'électeur de lever en sc retirant de fortes contributions sur l'archcvèque de Mayence, l'abbé de Fulde, et d’autres ecclésiastiques '. Mais ce désagrément fut plus que compensé par la reddition d'Clm, l'une des principales villes de la Suuabc, et distinguée par son zèle pour la ligue. 11 ne fallut qu'uu exemple de désertion dans la cause comni'iue pour entraîner le reste des * membres ; chacun voulut rentrer des premiers dans son devoir , afin d’obtenir une meilleure composition. L’électeur palatin, malgré sa promesse de rester neutre, avait envoyé aux confédérés quatre mille chevaux : c'était un secours si léger, qu'a peine puuvait-il être compté; mais ce fut une assez grande faute aux yeux de l'empereur, qui obligea ce prince faible A en faire la réparation ta plus humiliautc. Les habitons d'Augsbourg. ébranlés |iar la déroute générale, chassèrent de leur ville le brave Schertel , et subirent les conditions que leur prescrivit le chef de l’empire.

Ix: duc de Wittcmberg, quoiqu'il eût été des premiers à se soumettre, fut obligé d’implorer sou pardon A genoux; encore ne l'ubtint-il qu'avec peine5.

Mcmtningen et d’autres villes libres dans le cercle de la Souabe , sc voyant abandonnées de leurs premiers associés , uc virent de sûreté qu a sc soumettre A la discrétion de l'empereur. Strasbourg et Francfort-sur-Ie-Mein, places éloignées du danger, n'en montrèrent pas plus de fermeté. Ainsi celte ligue, dont la puissance menaçait d’ébranler le trône impérial même, fut dispersée

1 Thuan., p. 88.

* Mémoires de Ribicr, tara. I, p. 689.

et détruite en peu de semaines. Presque aucun des confédérés ne resta sous les armes, excepté l'électeur et le landgrave . que l’empereur ne se mit pas en peine de ramener , les ayant dès le commencement dévoués A ses vengeances. Mais ceux mêmes qui se soumirent n'obtinrent pas un pardon généreux et sans condition ; Charles abusa de sa supériorité pour les traiter avec hauteur et sans ménagement. Tous les princes et les députés des villes se virent forcés d'implorer sa clétneace dans la posture humiliante de supplians. Comme il avait alors le plus grand besoin d’argent , il leur imposa de grosses amendes qu’il leva sans la moindre remise. Le duc de Wittembcrg paya trois cent mille écus ; la ville d’Augsbourg, cent cinquante mille ;L'lm, cent mille; Francfort, quatre-vingt mille; Memmingen , cinquante mille , et les autres états A proportion de leurs richesses et selou le degré de leur faute. De plus ils furent obligés de renoncer à la ligue de Smalkalde; de fournir des secours , s'ils en étaient requis, pour l'exécution du ban de l’empire contre l’électeur et le landgrave ; d’abandonner A Charles toute leur artillerie et toutes leurs munitions; de recevoir garnison dans leurs principales ville» et forteresses : et dans cet état de dépendance et de désarmement il leur fallut atteudre la dernière sentence que l'empereur s’était réservé de prononcer A la fin de la guerre1. Mais en leur dictant ainsi des lois à son gré, ce prince eut toujours l’adresse de ne rien déclarer qui intéressAt la religion; et les confédérés, dans leur consternation, oubliant le zèle dont ils avaient été jusqu'alors animés, ne s’occupèrent que de leur sûreté particulière, sans oser faire mention d'un article sur lequel l'empereur leur imposait silence par son exemple. Les lia bilans de Mcmmingen furent les seuls qui risquèrent quelques faibles efforts pour obtenir la promesse d'ètre protégés dans l'exercice du protestantisme; mais les ministres de l’empereur reçurent leur demande d'une manière qui les en fit bientôt désister.

L'électeur de Cologne, qui, malgré la sentence que le piâpe avait portée contre lui , était resté, du consentement de Ourles , en possession de son archevêché, fut alors sommé par l’empereur même de se soumettre aux censure»

1 Sleid.. p. 1 il, t‘li Thuan. , tili. iv, p. 12a. JVtm lie ftilier, tum. t, p. nnu.

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de l'église. -Mais ce prélat vertueux et désintéressé , craignant d’exposer ses sujets aux malheurs de la guerre , résigna volontairement sa place. Par un esprit de modération, convenable à son âge et à son ministère , il aima mieux jouir de la vérité et de l'exercice de sa religion dans la solitude d'une vie privée, que de troubler la société en risquant le sort douteux des combats pour conserver son rang*.

Cependant l'électeur de Saxe se présenta aux frontières de ses états; et comme Maurice ne put assembler assez de troupes pour l’arrêter, il recouvra promptement la possession de ses domaines, prit sur son rival la Misnie , et le dépouilla de tous ses territoires, à l'exception de Dresde et de l.eipsick, villes assez fortes pour résister quelque temps. Oblige de quitter la campagne et de s’enfermer dans sa capitale, Maurice dépêcha courrier sur courrier à l'empereur pour l’informer du. danger où il se trouvait et le presser vivement de marcher à son secours. Mais Charles , occupé pour lors à prescrire des conditions aux membres de la ligue qui rentraient successivement dans leur devoir, crut qu’il suffisait de détacher vers la Saxe Albert, marquis de Brandebourg-Anspach , à la tète de trois mille hommes. Cet officier, quoique très propre a une pareille expédition, se laissa surprendre par l'électeur , qui lui tua la plus grande partie de ses troupes, mit en fuite le reste, et le fit lui-mème prisonnier2. Ainsi Maurice se trouvait plus en danger que jamais, et sa ruine était inévitable, si son ennemi eût su profiter de l’occasion. Mais l'électeur, toujours arrêté par sa lenteur et son irrésolution , soit qu'il eût seul ou qu’il partageât le commandement, ne donna d’autre preuve d’activité que celle d’avoir surpris Albert. Au lieu de marcher droit à Maurice , que la défaite de son renfort avait déconcerté, il eut l’imprudence d’écouter des ouvertures d’accommodement de la part d’un ennemi insidieux, qui ne voulait que l’amuser et traîner la guerre en longueur.

La situation des affaires de l’empereur ne lui permettait pas en ce moment d’aller au secours de son allié. Pour se dispenser d'entretenir un nombre superflu de troupes , il avait , après la dispersion de l’armée des confédérés, congédié

1 Slrid., p. 41K. Ttiuan , lib. iv, p. 428.

* D’Avila, p. 8J(i. Vent. de Itil/itr, ne». Il, p M.

le comte de Burcn avec ses Flamands1, croyant que les Espagnols et les Allemands , joints aux forces du pape, suffiraient pour réprimer les derniers efforts des membres de la ligue. Mais Paul commençait , quoique trop tard , à se re pentir d’avoir fait une alliance dont les plus sages Vénitiens s'étaient efforcés en vain de le détourner. Ce furent les rapides progrès de l’armée impériale et la prompte destruction de la ligue protestante qui lui firent ouvrir les yeux. Dès ce moment , il oublia tous les avantages qu’il s’était promis d’un triomphe complet sur l’hérésie, et ne vit plus que la faute qu'il avait faite en contribuant â étendre la puissance de l'empereur au point de lui frayer par l'oppression de la liberté de l’Allemagne un chemin à la domination absolue sur toute l’Italie. Dès qu’il se fut aperçu de son imprudence , il lâcha de la réparer. Sans informer l’empereur de ses intentions, il ordonna â Farnèsc, son petit-fils, de revenir au plus tùt avec les troupes qu’il commandait , et il retira la permission qu’il avait donnée â Charles de s’approprier en Espagne une grande portion des terres du clergé. Il ne manquait pas de prétextes pour justifier cette brusque désertion. Le terme de six mois, auquel se bornaient les stipulations de son traité avec l'empereur , venait d’expirer. La ligue que leur alliance avait pour but de détruire semblait être entièrement dissipée. D’un autre cùté, Charles, dans toutes ses négociations avec les villes et les princes qui s’étaient soumis, n’avait jamais consulté le pape, ni pensé à lui assigner la moindre part dans ses conquêtes et dans les énormes contributions qu'il avait levées. Enfin il n'avait fait aucune démarche pour la destruction de l’hérésie ou pour le rétablissement de la religion catholique, deux objets que Paul s’était proposés en lui ouvrant si libéralement les trésors de l'église. Ces prétextes, quelque spécieux qu’ils fussent , n’en imposèrent point â l’empereur sur la secrète jalousie qui était le vrai motif de la conduite du pontife. Mais , comme l'ordre expédié pour le rappel des troupes d'Italie était aussi absolu qu’imprévu , il fut impossible de les retenir. Charles se récria hautement contre la trahison du pape qui l'abandonnait sans sujet au moment de terminer une guerre entreprise

1 D'Avila, p. 83t), Min. de Ribier, loin. Il, p. jl/î.

5 sa sollicitation , et dont Je succès , s’il était heureux, devait rapporter tant de gloire et d’avantages à l’église. A ces plaintes, il ajouta les menaces et les reproches; mais Paul n'en fut pas moins inflexible : ses troupes continuèrent leur marche vers l’état ecclésiastique; il publia en même temps un mémoire fait avec art pour | son apologie, dans lequel on voyait encore plus j combien il était détaché de l’empereur , et cum- j bien il redoutait sa puissance Charles , dont l’armée était déjà diminuée de toutes les garnisons qu’il avait été obligé de mettre dans les villes qui s’étaient rendues, la voyant encore affaiblie par la retraite des Italiens, jugea nécessaire de se renforcer par de nouvelles levées, avant de se hasarder à marcher en personne vers la Saxe.

I,e bruit et l’éclat des succès de l'empereur lui auraient sans doute attiré, de tous les pays qui venaient de reconnaître son autorité , assez tic soldats pour le mettre en état de marcher contre l’électeur; mais il fut arrêté par une conspiration qui éclata tout à coup à Gènes. Les grandes révolutions que semblait présager cet événement, enveloppé de mystère , l’obligèrent d'en découvrir la source et d’en pénétrer le but, avant d’entamer de nouvelles opérations en Allemagne. Quoique la forme de gouvernement établie à Gènes, dans le temps où André Doria rendit la liberté à sa patrie, fût propre à y fitirc oublier les premières dissensions, et que d’abord elle y eût été reçue avec une approbation universelle , cependant, après une épreuve de plus de vingt années , elle ne put satisfaire l’inquiétude de ces républicains turbulens et factieux.

■ .'administration des affaires se trouvant alors restreinte à un certain nombre de familles nobles, les autres leur envièrent cette prééminence et désirèrent le rétablissement du gouvernement populaire auquel ils avaient été accoutumés. Le respect même qu’imprimait la vertu désintéressée de Doria , et l'admiration qu'on avait pour ses talens, n'empèchaient pas qu'on ne fût jaloux de l’ascendant qu’il avait pris dans tous les conseilsdela république. Cependant son âge, sa modération et son amour delà liberté, devaient convTaincre ses compatriotes qu'il n’abuserait jamais de son pouvoir et ne risquerait point de

Fra-Paoto, p. 208. P a! la vie., part, il, p. 5. Tltuan.,

p. IX

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