‹ Œuvres complètes de W. Robertson précédées d'une noticeChapitre 59 sur 73 · COI · texte numérisé non relu

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d’une religion différente. Environ deux cenis ans après, l’exemple d'Akber fut imité et surpassé parM. Hastings, gouverneur général des établissemens anglais dans l’Inde. Par son autorité et sous son inspection, les pundits les plus considérables, les bramines les plus savans dans les lois des provinces qu’il gouvernait furent assemblés à Calcutta , et dans le cours de deux ans, compilèrent , d’après leurs auteurs les meilleurs et les plus anciens, sentence par sentence, sans rien ajouter ni retrancher, un code entier des lois des Indiens 1 , qui est indubitablement l'explication de la police et des mœurs indiennes la plus importante et la plus authentique qui jusqu’ici ait été publiée en Europe.

Selon les pundits, quelques écrivains, sur l’autorité desquels ils fondent les décrets qu’ils ont insérés dans le code , vivaient plusieurs millions d’années avant leur temps; et ils se vantent d’avoir une succession d'interprètes de leurs lois depuis ce période jusqu’à présent. Sans entrer dans l’examen d'une telle extravagance, nous pouvons conclure que les Indiens ont en leur possession des traits concernant les lois et la jurisprudence de leur pays d’une plus haute antiquité que l'on n’en trouve dans toute autre nation. Cela est prouvé, non par leur témoignage seulement , mais il l’est surtout par une circonstance, que tous ces traités sont écrits dans la langue sanskrite, qui n’a été parlée pendant plusieurs siècles dans aucune partie de fndostan,ct n’est maintenant entendue de personne, sinon des plus savans bramines. Que les Indiens fussent un peuple très civilisé lorsque leurs lois furent composées, cela est très clairement établi par l’évidence qui frappe dans le code lui-mème. Chez les nations qui commencent à sortir de la barbarie , les lois réglementaires sont extrêmement simples, et appliquâmes seulement à un petit nombre de cas ordinaires et d’un usage journalier. Il faut que les hommes aient été long-temps réunis en état social ; leurs transactioas doivent avoir été nombreuses et volumineuses; il faut que les juges aient fixé une immense variété de différends auxquels elles donnent lieu, avant que le système des lois soit assez étendu et assez complet pour diriger les formes judiciaires d’une nation si avancée dans la civilisation. Dans le premier siècle de la répu-

1 Préface du Code, p. x. — 1 Ibid., xxxvui.

blimie romaine , lorsque les lois des douze tables furent promulguées , rien n’était plus nécessaire que les injonctions laconiques qu'elles contiennent pour régler les décisions des cours de justice, mais dans un période de temps plus rapproché , le corps de lois civiles aussi ample que les articles qu’il renferme était à peine suffisant pour le dessein que l’on s’était pro[»sé. Le code indien ne ressemble pas à la concision sévère des douze tables; mais en considérant le nombre et ta vqriété desobjets qu’il embrasse, il peut soutenir une comparaison avec le célèbre Digeste de Justinien , ou avec les systèmes de jurisprudence des nations les plus civilisées. Les articles qui composent le code indien sont arrangés dans un ordre naturel et lumineux. Ils sont nombreux et étendus, et analysés avec cette attention et ce discernement de détail naturelsà un peuple distingué pour la sagacité et la subtilité de l’intelligence, long-temps habitué à l’exactitude des formes judiciaires et exercé à tous les raffinemens de la pratique légale. Les décisions sur chaque point, à peu d'exceptions près, occasionées par les préjugés locaux et les coutumes particulières, sont fondées sur les grands et immuables principes de justice que les hommes reconnaissent et respectent dans tous les âges et dans toutes les parties de la terre. Quiconque examine le travail en entier ne peut douter qu’il ne renferme la jurisprudence d’un peuple commerçant et éclairé. Quiconque considérera chaque titre particulier sera surpris de la petitesse des détails , de l’exactitude des distinctions , qui , dans plusieurs exemples , paraissent aller au-delà de l'attention de la législation européenne. Cest même une chose remarquable que la plupart des règlemens qui indiquent le plus grand degré de perfection civile aient été établis dans les périodes de la plus haute antiquité. «Dans le «premier traité de la loi sacrée, comme l'a ob- «servé une personne à qui la littérature orien- « taie dans toutes ses branches a eu de grandes «obligations, les Indiens supposent que Ménu «leur a révélé, il y a quelques millions d’années, « un passage curieux sur l'intérêt légal de l'ar- «gent et sur son taux limité en différens cas, «avec une exception relative aux entreprises « maritimes, exception que le jugement de toutes «les nations approuve, et que te commerce exige « absolument , quoique ce ne fût que sous le

APPENDICE DES RECHERCHES

« règne de Charles 1" que notre jurisprudence ■ anglaise l'ait admis en entier par rapport aux • conventions maritimes. '» Quoique h1* habitai» de l’Inde aient été renommés dans tous les temps pour la douceur et l’humanité de leur caractère , il est bien remarquable que les peines qu'il» infligent aux criminels, conformément à une observation des anciens dont on a déjà fait mention, soient extrêmement rigoureuses. « Le « châtiment personnifié d'une manière frappante « dans le code indien est le magistral , l’inspi- « râleur de la terreur, le protecteur contre la «calamité, le gardien de ceux qui dorment; «châtiment à l'aspect noir , à l’œil rouge , épou- « vante le coupable 3. »

IV. Comme la condition des anciens habitai» de l’Inde, soit qu’on les considère comme individus ou comme membres en société, parait, d’après la remarque précédente, avoir extrêmement favorisé la culture desartsagréablesct utiles, nous sommes portés naturellement à examiner si les progrès qu'ils y ont faits étaient tels qu'on devait l’attendre d’un peuple dans cette sit uation . En essayant de suivre ces progrès, nous n'avons pas l’avantage d’un guide égal à celui qui conduisait nos recherches concernant les premiers articles. Les anciens, par leur peu de relation avec l’intérieur de l'Inde, n’ont pu communiquer que quelques instructions relativement aux arts qu’ou y cultivait Quoique les modernes, lorsqu’ils continuèrent leur commerce avec l'Inde pendant trois cents ans, aient eu les moyens de l'observer avec plus d'attention , c’est seulement depuis peu , qu’en étudiant les langues que l’on parle aujourd’hui et que l’on parlait autrefois dans l'Inde , en consultant et traduisant leurs auteurs les plus célèbres, ils ont commencé à faire les recherches qui conduisent avec certit ude à la connaissance de l’état des arts cultivés dans cette contrée.

Un des premiers arts que l’industrie humaine s’efforça de perfectionner au-delà de ce qu’exige ta stricte nécessité , fut celui de l'architecture. Les productions de l’art , formées pour les besoins communs de la vie , se détruisent et périssent par l’usage ; mais les ouvrages destinés à l’avantage de la postérilë subsistent pendant des siècles , et c’est d’après la manière dont ils sont

1 Troisième dtsr-oür* , Recherches asiatiques de O ,7. Kant /ohites, p. 42S.— » liuàt, ebap. j«i. > «ni.

| exécutés que nous jugeons du degré de puisj «aine , d’habileté et de perfection qu'avaient atteint les peuples qui les ont exécutés. Dans chaque partie de l’Inde on trouve des tnonumens d’une haute antiquité. Ils sont de deux espèces: ceux qui étaient consacrés aux office» de la religion et les forteresses bâties pour la sûreté du pays. Dans les premières de ces constructions, auxquelles les Européens, quelle que soit leur forme , donnent le nom général de pagodes , on remarque une diversité de style qui annonce la marche graduelle de l’arehitecture , et jette du jour sur l’état général des arts et des mœurs en différons périodes. Les pagodes les plus anciennes paraissent n'avoir été que des excavations dans les parties montagneuses du pays , formées probablement à l imitation des cavernes naturelles où les premiers babitans de la terre se retiraient cri sûreté durant la nuit , et où ils trouvaient un abri contre la rigueur des saisons. La plus célèbre et, comme il est raisonnable de le croire, lapins ancienne de toutes celles-ci est la pagode de l ile Éléphanta , à peu de distance de Bombay. Elle a été taillée à mains d’homme , dans un rocher massif, à moitié chemin d'une haute montagne , et formée dans une aire spacieuse de près de cent pieds carrés. Pour supporter le toit et le poids de la montagne, on a tiré du même roc un nombre de piliers massifs d’une forme assez élégante , à des distances si régulières que la première entrée offre à l'œil du spectateur une apparence de beauté et de solidité. Une grande partie de l’intérieur est remplie de figures humaines en relief, d’une taille gigantesque, de formes singulière, et ornée d’une variété de symboles, représentant probablement les attributs des divinités que les Indiens adoraient, ou les actions des héros qu’ils admiraient. Dans file de Salsette , encore plus près de Bombay, il y a des excavations semblables, peu inferieures en magnificence, et destinées aux mêmes vues religieuses.

Ces ouvrages étonnans sont d’une si hante antiquité , que les naturels ne peuvent, soit par l'histoire, soit par la tradition, donner aucun renseignement sur le temps auquel ils furent exécutés: ils en attribuent la construction généralement à des êtres supérieurs. Par l’étendue et la grandeur de ces demeures souterraines, que les voyageurs éclairés comparent aux plu» cèle-

SUR L’INDE

bres monumens de la puissance cl de l'industrie humaine , dâbs aucune partie de la terre, il est manifeste qu'ils lie pouvaient avoir été faits dans retic scène de la vie sociale , oA les hommes , toujours partagés en petites tribus, n'étaient |M»int accoutumés aux efforts de l'industrie persévérante. Cest seulement dans les états d’une étendue considérable, et chez des peuples habitués A la subordination et à agir de concert, que l’on conçoit l'idée d'ouvrages aussi magnitiques, et que l'on trouvelafaculté delesexécuter.

Que des états aussi puissans aient été établis I.irs de ces excavai iohs dans les Iles d'Ëléphanla et de Salsetle, ce n'est pas la seule conséquence que l'on doive tirer de leur inspection; le style des sculptures qui les orne annonce un progrès considérable de l’art dans ce premier période. I.a sculpture est l'art imitatif dans lequel l'homme parait avoir fait le premier essai de ses talens. Mais, même dans ces contrées où elle a atteint le plus haut degré de perfection, ses progrès ont été extrêmement lents. Quiconque a fait attention A l'histoire de cet art dans la Grèce, sait combien les premiers essais [>our représenter là figure humaine étaient loin d'en retracer tous les traits ; mais les différens groupes dr figures qui sont restés entiers dans la pagode d'Eléphanla, quelque peu de cas qu'oit en fasse si on les compare avec les ouvrages les plus élégans des artistes grecs ou même étrusques, sont exécutésdans un style très supérieur à la manière lourde et sans expression des Égyptiens ou des figures du fameux palais de Persépolis. C'est ainsi qu'eu oui jugé des personnes suffisamment instruites pour apprécier leur mérite; et d'après différens dessins, particulièrement ceux de Nicbuhr, voyageur aussi exact dans ses observations que fidèle dans ses descriptions, noos pouvons former une opinion favorable de l’état des arts dans l'Inde A ce période.

C'est une remarque digne d'attention , que la plupart des figures qu’on voit dans les cavernes d'Éléphanta sont si differentes de celles qui sont aujourd'hui exposées dans les pagodes comme objet de vénération , que quelques savans européens ont imaginé qu elles représentaient les rites d'une religion plus ancienne que celle qui est maintenant établie dans l'Indostan ; cependant les Indiens eux - mêmes considèrent ces

ANCIENNE. - (i03

cavernes comme des places destinées A leur culte , et s’v retirent encore pour accomplir leurs dévotions ; ils y honorent les figures qui y sont , de la même manière que celles de leurs pagodes. Pour confirmer ceci , une personne éclairée qui visitait ce sanctuaire souterrain en 1782, m'a dit qu’elle était accompagnée par un bramine intelligent, natif de Bénarès, qui, quoiqu'il n'v fût jamais venu auparavant , connaissait très bien la parenté, l'éducation et la vie de chaque divinité ou figure humaine qui y était représentée . et expliquait couramment la signification des divers symboles par lesquels les images étaient distinguées. On doit considérer ce témoignage comme une preuve que le système de mythologie, maintenant en vigueur A Bénarès, ne diffère pas de celui qui est figuré dans les cavernes d’Éléphanta.M. Hunterqui visita Éléphanta en 1781, parait considérer les figures comme représentant les divinités qui sont encore des objets de culte chez les Indiens *. line circonstance sert A confirmer la justesse de cette opinion. I j plupart des personnages les plus considérables dans les groupes d'Éléphanla sont décorés du Zcnnar, ou cordon sacré, particulier A l'ordre des bramines , témoignage authentique que la distinction des castes était établie dans l’Inde lorsque ces ouvrages furent achevés.

2. Au lieu de cavernes, places primitives du culte, qui ne pouvaient être construites que dans des endroits |iarliculiers, la dévotion du peuple commença bientùt A élever des temples A l'honneur de leur divinités dans des autres par tics de l'Inde. Leur structure fut d'abord extrêmement simple. C’étaient des pyramides d'une large dimension , qui n'avaient de jour que celui qui venait d'une petite porte. Les Indiens, habitués depuis long-temps A accomplir tous les ritrs religieux dans l'obscurité des cavernes, étairnt naturellement portés A regarder les ténèbres profondes de ces demeures comme sacrées. Il y a encore dans l'Indostan quelques pagodes dans ce premier style d'architecture. M. I lodgcsa publié les dessins de deux de celles-ci près de Diogur, cl d'une troisième , voisine du Taujaout dans le Carnale , édifices d'une grande antiquité, si vastes, quoique d’une construction grossière, qu'il a fallu la puissance d'un état considérable pour les élever.

' Jrchtmlogia , vol. VII, 0. m — ' N“ VI.

APPENDICE DES RECHERCHES

3. A mesure que les différentes contrées de l’Inde s’enrichirent et se perfectionnèrent, la structure de leurs temples s'améliora graduellement. De bàtimens simples ils devinrent des édifices très ornés, et ils sont, tant par leur étendue que par leur magnificence, des momiinrns du goût et de la puissance du peuple qui les a érigés. Il y a en différentes parties de l’Indostati des pagodes d’une grande antiquité et dans un style très fini, particulièrement dans les provinces du sud qui n etaieut point exposées à la violence destructive du zèle mahumétan Pour aider mes lecteurs à se former une idée de res édifices qui les mette eu état de juger du premier état des arts dans l’Inde , j’en décrirai succinctement deux , dont nous avons les détails les plus exacts. La pagode de Chillambrum près de Porto- Novo sur la côte de Coromandel , en grande vénération par son antiquité, a une porte magnifique sur une pyramide de cent vingt-deux pieds de haut , bâtie avec de larges pierres de plus de quarante pieds de long, et au-delà de cinq pieds de tour, le tout couvert de lames de cuivre, et orné d’une immense variété de figures habilement exécutées. L’édifice entier a neuf cent trente-deux pieds d’un coté, et neuf cent trente-six de l’autre : plusieurs parties décorées •Vomcmens sont achevées avec une élégance qui

1 Je n’ai entrepris ta description d’aucune des excavations souterraines, si ce n’est de celles d’Eléphanta, parce que aucune d'elle*- n’a été si souvent visitée ou si soigneusement examinée; dans plusieurs parties de l'Inde il y a cependant des ouvrages étonnans de la même nature. La magnificence de ceux de nie de Salsetie est telle que les artistes, employés par le gouverneur Boon pour en faire les dessins , assurèrent qu'elle avait exigé le travail de quarante mille hommes pendant quarante ans pour les achever ( Archœol.y v. VII , p. 390). Tout exagéré que ce mode d’estimation puisse être, il donne une idée de l'impression que leur vue peut faire sur l’esprit. Les pagodes d’KUore, à dix-huit milles de Aurungabad , sont aussi taillées dans le roc; et si elles n’égalent pas celles d’Eléph.mta et de Salsetie en grandeur, elles le* surpassent de beaucoup par leur étendu et leur nombre. M. Thevenot, qui donna le premier une description de ces habitations singulières, assure que pendant environ deux lieues tout autour de la montagne on ne voit rien que des pagodes (voyez part, m , c. xliv). Elles furent examinée* plus long temps et avec plus d’attention par M. Anquetil du Perron , mais comme la longue description qu’il en a faite n’est accompagnée d’aucun plan ou dessin, je ne puis donner du total une idée distincte. Il est évident cependant que ce sont les ouvrage* d'un peuple puissant , et parmi les figures innombrables en sculpture dont les murs sont couverts, on peut distin-

fait l'admiration des artistes les plus habiles La pagode deSeringham, supérieure en sainteté à celle de Chillambrum, la surpasse encore de beaucoup en grandeur ; et je puis heureusement en donner une idée parfaite, en adoptant les expressions d’un historien exact et élégant. Cette pagode est située à un mille environ de l’extrémité occidentale de l’Ilc de Scringbam , formée par la division de la grande rivière de Cavcri en deux canaux. « Elle est composée de sept enclos carrés, dont les murs ont, l’un dans l’autre, vingt-cinq pieds de haut et quatre d’épaisseur; ces clôtures sont à trois cent cinquante pieds de distance l’une de l’aatre , et cliacune d'elles a quatre larges portes avec une haute tour, lesquelles sont placées au milieu de chaque clôture et en face des quatre points cardinaux. I.e mur extérieur est presque de quatre milles de circonférence, et sa porte d’entrée au sud est ornée de colonnes dont plusieurs sont d’une seule pierre de trente-trois pieds de longueur et près de cinq de diamètre, et celles qui forment le toit sont encore plus étendues. Les chapelles sont dans les clôtures les plus intérieures. Un demi-mille environ , à l’est de Scringham , et plus prés de Coleron que de Gaveri , il y a une autre grande pagode , appelée Jembikisma , mais celle-ci n’a qu’une clôture. » L'cxtrèmc vénération que l’on

guer tous If* objets actuels du culte indien. (Zend-Avcsta, tli.se. pré l un. , p. 233.) Il y a de* excavations remarquable* dans une montagne à Ma va ti pu ram , proche de Sadra*. Cette montagne est bien connue sur la côte de Coromandel par le nom des sept pagodes. Nous avons une bonne description de ces ouvrages d’une haute et précieuse antiquité. (Recherches asiatiques , vol. I , p. 14Ô.) Ou pourrait produire plusieurs exemples d’ouvrage* semblables, s’il était nécessaire. Ce que j’ai sou tenu concernant l’élégance de quelques-uns des ornement dans les édifices indiens est confirmé par le colonel Call , ingénieur en chef à Madras, qui appuie sur ceci, comme sur une preuve de l’ancieune et haute civilisation des Indiens! « On peut assurer, dit-il qu’aucune partie du monde n’af « plus de marque* d'antiquité , pour les arts, le* sciences « et la civilisation , que la péninsule de l'Inde, depuis le a Gange jusqu’au cap Comorin. Je crois que le* sctilp- « tures de quelques pagodes et choul tries, aussi bien que « la grandeur de l’ouvrage, surpassent tout ce qui a été « exécuté de nos jours, non-seulement pour la délicatesse « du ciseau, mais aussi pour les frais de construction, en n considérant souvent à quelles distance* les matériaux a ont été transportés, et à quelle hauteur ils ont été éle- « vés. » ( Transactions philosophiques , vol. LXI1. , p. 364.)

1 Mémoires de littérature , tom. XXXI, p. 4-i, etc Voyage de M. Sonnerai, tom. I, p. 217.

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