‹ Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 153 sur 325 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

LE PRINCE HENRY

Il l'est en effet : il vit pour te tuer. Prête-moi ton épée, je te prie.

FALSÏAFF.

Non, par Dieu, Hal, si Percy est vivant, tu n'auras pas mon épée; mais prends mon pistolet, si tu veux.

LE PRINCE HENRY

Donne-le-moi. Quoi, il est dans sa gaine !

FALSTAFF

Oui, Hal; il est chaud, il est chaud! il y a là de quoi jeter par terre toute une ville,

LE PRINCE HENRY, tirant une bouteille de vin.

Ah çà ! est-ce le moment de plaisanter et de batifoler?

Il lui rejette la bouteille et sort.

FALSTAFF

Allons, si Percy est vivant, je le transperce... S'il se trouve sur ma route, s'entend. Autrement, si je vais volontairement me placer sur la sienne, je veux qu'il fasse de moi une carbonnade. Je n'aime pas la gloire grimaçante que sir Walter a là. Donnez-moi la vie !■ si je puis la conserver, à merveille. Sinon, la gloire arrivera sans que je l'aie cherchée, et tout sera fini.

Il sort.

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