‹ Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 154 sur 325 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

[Une autre partie du champ de bataille.]

Fanfare d'alarme. Mouvement de troupes. Entrent le Roi, le Prince Henry, le Prince John et Westmoreland.

LE ROI

Je t'en prie, — Harry, retire-toi, tu perds trop de sang. — Lord John de Lancastre, allez avec lui. LE PRINCE JOHN.

— Non, milord, pas avant que je sois aussi en sang.

LE PRINCE HENRY

— J'en supplie Votre Majesté, retournez en avant, — de peur que votre retraite n'alarme vos amis.

LE ROI

Je vais le faire. . . — Milord de Westmoreland, conduisezle à sa tente.

WESTMORELAND

— Allons, milord, je vais vous conduire à votre tente.

LE PRINCE HENRY

— Me conduire, milord? Je n'ai pas besoin de votre aide.

— Et à Dieu ne plaise qu'une mince égratignure chasse — le prince de Galles d'un champ de bataille comme celui-ci,

— oh la noblesse, baignée dans son sang, est foulée aux pieds, — et oià les armes des rebelles triomphent dans le massacre !

LE PRINCE JOHN

— Nous nous reposons trop longtemps. Venez, cousin Westmoreland ; — c'est par ici qu'est notre devoir; au nom de Dieu, venez.

Le prince Joha et Westmoreland sortent.

LE PRINCE HENRY

— Par le ciel, tu m'as bien trompé, Lancastre. — Je ne te croyais pas seigneur d'un tel héroïsme. — Jusqu'ici, je t'ai aimé comme un frère, John ; — mais maintenant, tu m'es aussi sacré que mon âme.

LE ROI

— Je l'ai vu tenir Percy à distance, — avec une fermeté d'attitude que je n'attendais pas — d'un guerrier si novice.

LE PRINCE HENRY

Oh ! cet enfant — nous donne de l'ardeur à tous !

Il sort.

Fanfare d'alarme. Entre Douglas.

DOUGLAS

— Un autre roi! ils repoussent comme les têtes de

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