SCÈNE XVIII
[Une autre partie du champ de bataille.]
Fanfare d'alarme. Mouvement de troupes. Entrent le Roi, le Prince Henry, le Prince John et Westmoreland.
LE ROI
Je t'en prie, — Harry, retire-toi, tu perds trop de sang. — Lord John de Lancastre, allez avec lui. LE PRINCE JOHN.
— Non, milord, pas avant que je sois aussi en sang.
LE PRINCE HENRY
— J'en supplie Votre Majesté, retournez en avant, — de peur que votre retraite n'alarme vos amis.
LE ROI
Je vais le faire. . . — Milord de Westmoreland, conduisezle à sa tente.
WESTMORELAND
— Allons, milord, je vais vous conduire à votre tente.
LE PRINCE HENRY
— Me conduire, milord? Je n'ai pas besoin de votre aide.
— Et à Dieu ne plaise qu'une mince égratignure chasse — le prince de Galles d'un champ de bataille comme celui-ci,
— oh la noblesse, baignée dans son sang, est foulée aux pieds, — et oià les armes des rebelles triomphent dans le massacre !
LE PRINCE JOHN
— Nous nous reposons trop longtemps. Venez, cousin Westmoreland ; — c'est par ici qu'est notre devoir; au nom de Dieu, venez.
Le prince Joha et Westmoreland sortent.
LE PRINCE HENRY
— Par le ciel, tu m'as bien trompé, Lancastre. — Je ne te croyais pas seigneur d'un tel héroïsme. — Jusqu'ici, je t'ai aimé comme un frère, John ; — mais maintenant, tu m'es aussi sacré que mon âme.
LE ROI
— Je l'ai vu tenir Percy à distance, — avec une fermeté d'attitude que je n'attendais pas — d'un guerrier si novice.
LE PRINCE HENRY
Oh ! cet enfant — nous donne de l'ardeur à tous !
Il sort.
Fanfare d'alarme. Entre Douglas.
DOUGLAS
— Un autre roi! ils repoussent comme les têtes de