‹ Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 169 sur 325 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LE PAGE, à l'exempt.

Parlez plus haut : mon maître est sourd.

LE GRAND JUGE

Je suis sûr qu'il l'est à toute bonne parole... Allez, tirezle par le coude ; il faut que je lui parle. l'exempt.

Sir John !

FALSTAFF

Quoi ! jeune drôle, mendier ainsi ! Est-ce qu'il n'y a pas de guerres? pas d'emploi? Est-ce que le roi n'a pas besoin de sujets? la rébellion, de soldats? Bien qu'il n'y ait d'honneur que dans un seul parti, il y a plus de déshonneur à mendier qu'à servir dans le plus mauvais parti, fût-il au plus haut degré flétri par le nom de rébellion. l'exempt.

Vous vous méprenez sur moi, monsieur.

Eh, monsieur! ai-je dit que vous étiez un honnête homme? Mon double titre de chevalier et de guerrier mis de côté, j'en aurais menti par la gorge si j'avais dit ça. l'exempt.

Eh bien, je vous en prie, monsieur, mettez de côté votre double titre de chevalier et de guerrier, et permettez-moi de vous dire que vous en avez menti par la gorge, si vous dites que je ne suis pas un honnête homme.

FALSTAFF

Moi, te permettre de me parler ainsi ! Mettre de côté ce qui fait partie de moi-même ! Situ obtiens cette permissionlà de moi, pends-moi; si tu la prends, mieux vaudrait pour toi t' aller pendre. Arrière, mauvais limier! détale! l'exempt.

Monsieur, milord voudrait vous parler.

le grand JUGE.

Sir John Falstaff, un mot !

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