SCÈNE III
[York. Le palais de l'archevêché.]
Entrent l' Archevêque d'York, les lords Hastings, Mowbray et Bardolphe.
— Ainsi vous savez nos motifs, et vous connaissez nos ressources. — Maintenant, mes très-nobles amis, je vous en prie tous, — dites franchement ce que vous pensez de nos espérances. — Et vous d'abord, lord maréchal, qu'en dites-vous ?
MOWBRAY
— J'approuve les raisons de notre prise d'armes ; — mais je voudrais comprendre plus nettement — comment nous pouvons parvenir avec nos ressources — à présenter un front suffisamment hardi et solide — à la puissante armée du roi.
HASTINGS
— Nos forces présentes, mises en ligne, s'élèvent — à vingt-cinq mille hommes d'élite ; — et des renforts considérables sont attendus — du grand Northumberland dont le cœur couve — un incendie de ressentiments.
LORD BARDOLPHE.
— La question, lord Hastings, se réduit donc à ceci : — nos vingt-cinq mille hommes présents — peuvent-ils tenir la campagne, sans Northumberland?