‹ Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 197 sur 325 · LE PRINCE · texte numérisé non relu

LE PRINCE

Vois donc le vieux flétri qui se fait gratter la nuque comme un perroquet (66).

POINS

N'est-il pas étrange que le désir survive tant d'années à la puissance?

FALSTAFF

Baise-moi, Doll.

LE PRINCE HENRY

Saturne et Vénus en conjonction cette année ! que dit de ça l'almanach?

POINS, montrant Bardolphe et l'hôtesse.

Et voyez ce prisme de feu, son écuyer, qui caresse les vieilles archives de son maître, son calepin, son secrétaire!

366 HENRY lY.

FALSTAFF, à Dorothée.

Tu me donnes des baisers flatteurs.

DOROTHÉE

Non, vraiment ; c'est de bien bon cœur que je te baise.

FALSTÀFF.

Je suis vieux, je suis vieux.

DOROTHÉE

Je t'aime mieux que le plus jeune de ces polissons-là !

De quelle étoffe veux-tu avoir un surcot? Je recevrai de l'argent jeudi : tu auras un bonnet demain... Allons, une chanson joyeuse ! il se fait tard ; nous allons nous coucher!.. Tu m'oublieras quand je serai parti.

DOROTHÉE

Sur mon âme, tu vas me faire pleurer si tu dis ça. On verra seulement si je me fais belle une fois avant ton retour... Allons, écoute la fin de la chanson.

FALSTAFF

Du Xérès, Francis.

LE PRINCE HENRY ET FOINS, s'avançant. Voilà, voilà, monsieur !

FALSTAFF, les eonsiùérant l'un après l'antre.

Hé! un bâtard du roi!.. Et toi, serais-tu pas un frère à Poins?

LE PRINCE HENRY

Çà, globe d'impurs continents, quelle vie mènes-tu donc?

FALSTAFF

Une meilleure que toi; je suis un gentilhomme; (oi, tu n'es qu'un tireur de vin.

LE PRINCE HENRY

Messire, ce sont vos oreilles que je viens tirer.

l'hotesse.

Oh ! que le seigneur préserve ta chère Altesse ! sur mon âme, tu es le bienvenu à Londres! Que le Seigneur bénisse

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