‹ Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 232 sur 325 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

[Le palais de Westminster.]

Entrent Warwick et le lord Grand juge.

WARWICK

— Eh bien, milord grand juge, où allez-vous?

LE GRAND JUGE

— Comment est le roi ?

V\^ARWICK.

— Excessivement bien ; toutes ses anxiétés sont finies,

LE GRAND JUGE

— Il n'est pas mort, j'espère !

WARWICK

Il a parcouru le chemin de la nature, — et pour nous il ne vit plus.

LE GRAND JUGE

— Je voudrais que Sa Majesté m'eût emmené avec elle. — Les services que je lui ai loyalement rendus de son vivant — me laissent exposé à toutes les persécutions.

WARWICK

— En effet, je crois que le jeune roi ne vous aime pas.

LE GRAND JUGE

— Je le sais : aussi suis-je armé déjà — pour faire face aux conditions du moment, — qui ne peuvent être plus terribles pour moi— que mon imagination ne se les représente.

Entrent le Prince John, le Prince Humphrey, Glarence, Westmo- RELAND et autres.

WARWICK

— Voici venir les enfants accablés du défunt Henry. —

Oh! si le Henry vivant avait seulement les qualités — du moins vertueux de ces trois gentilshommes ! — Combien de nobles alors conserveraient leurs places, —qui doivent baisser pavillon devant des caractères de la plus vile espèce !

LE GRAND JUGE

— Hélas ! je crains que tout ne soit bouleversé.

LE PRINCE JOHN

— Bonjour, cousin Warwick, bonjour.

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