SCÈNE XI
sont rendus, - et tous vos gentilshommes du Sud ont pris les armes — en sa faveur.
Tu en as dit assez!...
A Auraerle.
— Maudit sois-tu, cousin, de m'avoir écarté — de la douce voie du désespoir ! — Que dis-tu maintenant? Quelle espérance avons-nous maintenant? — Par le ciel, je haïrai éternellement — quiconque me dira encore d'espérer. — Allons au château de Flint; c'est là que j'agoniserai. — Un roi, esclave du malheur, doit obéir royalement au malheur. — Licenciez les forces qui me restent; et qu'elles aillent — cultiver un terrain qui offre encore quelque espoir de récolte ; —chez moi il n'en est plus. Qu'on ne me parle pas — de revenir sur ceci. Tout conseil serait vain.
AUMERLE
— Un mot, mon suzerain.
Il m'offense doublement — celui qui me blesse par les flatteries de son langage. — Licenciez ceux qui me suivent; laissez-les aller... Qu'ils passent -de la nuit de Richard au grand jour de Bolingbroke !
Ils sortent.