‹ Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 45 sur 325 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

[Le pays de Galles. Devant le château de Flint.]

Entrent, tambour battant, couleurs déployées, BoLiNGBROKe et ses troupes; York, Northumberland et d'autres.

BOLINGRROKE.

— Ainsi, nous l'apprenons par cet avis, — les Gallois sont dispersés; et Salisbury — est allé rejoindre le roi qui

est récemment débarqué , — avec quelques amis particuliers, sur cette côte.

NORTHUMBERLAND

— Voilà une fort agréable et fort bonne nouvelle, milord ; — Richard a caché sa tête non loin d'ici.

YORK

— Il serait bienséant que lord Northumberland — dît: le roi Richard... Jour désastreux— où ce roi sacré devrait cacher sa tête !

NORTHUMBERUND.

— Votre Grâce me comprend mal : c'était seulement pour abréger — que j'avais omis son titre.

YORK

Il fut un temps, — oti, si vous aviez ainsi abrégé avec lui, — il eût abrégé avec vous jusqu'à vous raccourcir, — pour ce coup de tête, de toute la longueur de votre tête.

BOLINGBROKE

— Ne vous méprenez pas, mon oncle, plus que vous ne devez.

YORK

— Et vous, mon bon neveu, ne prenez pas plus que vous no devez, — de peur de vous méprendre. Le ciel est audessus de votre tête.

BOLINGBROKE

— Je le sais, mon oncle, et je ne m'oppose point — à sa volonté.. . Mais qui vient ici ?

Entre Percy.

— Eh bien, Harry, est-ce que ce château ne veut pas se rendre ?

PERCY

— Ce château, milord, est armé royalement -contre ton entrée.

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