‹ Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 7 sur 325 · XI · texte numérisé non relu

XI

généré des traîtres. — C'est ce que j'entends soutenir hardiment de ma personne ; — et, à mon tour, je lance mon gage — aux pieds de ce traître outrecuidant, — décidé à prouver ma loyauté de gentilhomme — dans le sang le plus pur que recèle sa poitrine. — Dans ma hâte, je supplie instamment — Votre Altesse de nous assigner le jour de l'épreuve.

— Gentilshommes que le courroux enflamme, laissezvous guider par moi. — Purgeons cette colère sans tirer de sang : — voilà ce que nous prescrivons, sans être médecin.

— Une profonde inimitié fait une incision trop profonde ;

— oubliez, pardonnez ; arrangez-vous et mettez-vous d'accord. — Nos docteurs disent que ce n'est pas le moment de saigner... — Bon oncle, que cette querelle finisse où elle a commencé : — nous calmerons le duc de Norfolk ; vous, calmez votre fils.

JEAN DE GAND

— Être pacificateur convient à mon âge... — Mon fils, rejetez le gage du duc de Norfolk.

— Et VOUS, Norfolk, rejetez le sien,

JEAN DE GAND

— Eh bien, Harry, eh bien? — Quand l'obéissance ordonne, je ne devrais pas ordonner deux fois.

— Norfolk, répétez cela; nous ordonnons ! Inutile délai !

NORFOLK

— Je me jette moi-même à tes pieds, redouté souverain ;

— ma vie est à ton service, mais non ma honte. — Ma vie appartient à mon devoir; mais ma bonne renommée, — qui en dépit de la mort vivra sur ma tombe, ~ tu ne l'emploieras pas au noir usage du déshonneur. — Je suis honni.

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