‹ Œuvres complètes du cardinal B. PaccaChapitre 86 sur 142 · CHAPITRE IIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IIL

Esquisse rapide de ce qui se passa entre le gouyernement français et le Saint-Siège, depuis le commencement du XIX* siècle jusqu'à la conclusion du concordat de Fontainebleau (1813). — Circonstances de la révocation et de l'annulation de ce concordat.

La troisième et la quatrième partie de ces Mémoires n'ont offert en général au lecteur que des faits qui me sont personnels et qui ne peuvent guère présenter. un véritable intérêt qu'à mes parents et à mes amis. Un champ plus vaste s'ouvre maintenant devant moi ; et je vais dire avec la plus grande franchise les événements qui amenèrent la conclusion du concordat de Fontainebleau , et les circonstances intéressantes, mais peu connues, qui précédèrent la rétractation du pape et l'annulation de ce même concordat.

Ces événements divers fourniront des matériaux précieux à l'histoire du XIX'' siècle, et il importe qu'un témoin oculaire, qu'un auteur même , qui peut souvent dire : quorum pars fui^ les expose avec candeur , afin que les écrivains accoutumés à couvrir les plus belles actions des papes du voile de quelques taches , de quelques misères humaines , ne puissent les transmettre à la postérité sous un jour perfide et défavorable au Saint-Siège. Ce ne fut pas sans peine que je parvins à recueillir à Fontainebleau les renseignements qui m'étaient nécessaires. D'abord, je n'avais pas le courage d'interroger le pape, parce que ces sortes de questions le faisaient rougir; et ensuite les personnes qui s'étaient fait gloire, pendant quelque temps, d'être intervenues dans ce traité , voyant leurs collègues , au retour

de l'exil , désapprouver hautement le concordat , changèrent bientôt de langage , protestant qu'elles n'y avaient pris aucune part. Avant d'exposer tout ce que j'ai pu recueillir sur cet important objet , je dois tracer une esquisse rapide de ce qui se passa, antérieurement à cette époque, entre le Saint-Siège et le gouvernement français.

Napoléon Bonaparte ne partageait pas l'opinion des soi-disant philosophes législateurs de l'Assemblée nationale, qui croyaient que, pour rendre la nation française plus heureuse et plus puissante, il fallait la détacher de Rome, et, pour me servir des propres paroles du fameux Mirabeau, dècatholiscr la France. On a dit que les ministres de Napoléon le solHcitèrent plus d'une fois de soustraire l'empire français à l'obéissance du Sainl-Siége, à l'exemple d'Henri VIII, roi d'Angleterre, et de quelques souverains du Nord qui avaient embrassé et propagé la secte de Luther; mais Bonaparte, convaincu que les temps n'étaient pas les mêmes, et que, loin d'atteindre son but, il ne recueillerait par cette conduite que la haine et le mépris des peuples, rejeta, dit-on, ces conseils avec un geste d'indignation.

Plus rusé et plus habile que ses conseillers, croyant peut-être marcher sur les traces des Constantin et des Glovis, qui, selon les ennemis du Saint-Siège , n'embrassèrent le christianisme que dans des vues politiques, Napoléon voulut, pour se concilier la faveur des catholiques, dont il avait besoin pour l'exécution de ses vastes projets, faire rouvrir les églises, relever les autels, réconcilier la France avec l'Eglise romaine. Nommé premier consul, il s'occupa aussitôt de ce grand œuvre, et certes il ne pouvait trouver des circonstances plus favorables pour traiter avec le Saint-Siège. A la suite des furieuses persécutions de la Constituante et de la Législative, tous les autels catholiques avaient disparu au milieu des tempêtes soulevées par la Convention nationale, lorsqu'il prit les rênes du gouvernement. Sûr de trouver les dispositions les plus favorables, la plus grande condescendance dans la cour de Rome, il savait que tout l'honneur, que toute la gloire de ce qu'il entreprendrait en faveur de la religion et du Saint-Siège rejaillirait sur lui seul. Le concordat de 1801 signé lui aplanit le chemin du trône ; il ne lui reste plus qu'un pas à faire pour y monter ; il le franchit, et à peine y est-il assis qu'il demande à Pie VII de se transporter à Paris pour le couronner. Le pape part de Rome au commencement de l'hiver de 1804, fait le voyage en

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courrier plutôt qu'en prince ou en souverain pontife, et arrive à Paris le 2 décembre, jour designé pour cette grande solennité. Napoléon, après avoir recueilli le fruit qu'il attendait de la réconciliation de la France avec l'Eglise romaine, se décide aussitôt à mettre à exécution un pn J3t qu'il avait tenu caché jusqu'alors : celui de s'emparer du domaine du Saint-Siège *, et de transporter la résidence des papes en France 2, pour en faire l'instrument passif de ses projets d'innovations politiques et religieuses, à l'exemple des empereurs grecs, qui, durant plusieurs siècles , tinrent sous leur autorité les patriarches de Constantinople, comme des hommes liges. Dès ce moment, il ne songe qu'à chercher un prétexte de rompre avec Rome ; ce ne sont toujours que de nouvelles prétentions, de nouvelles demandes. Enfin il lève le masque, et manifeste formellement ses intentions sur le pape, sur Rome et sur le domaine de l'Eglise. Dans une lettre datée de Paris, adressée au pape le 10 février 1806, il annonce que l'Italie doit être soumise à ses lois; qu'il s'engage à respecter l'indépendance de l'Eglise , pourvu toutefois que le pape ait pour lui, empereur, les mêmes égards dans les choses temporelles ; que désormais les ennemis de la France doivent être les ennemis du pape , parce que si Sa Sainteté est le souverain de Rome, lui en est l'empereur.

Cette lettre dessilla les yeux de Pie VII , qui avait cru couronner en cet homme un nouveau Charlemagne. Il s'entoura alors des membres du sacré collège et mit enfin un terme à ses condescendances. C'est ici que commence l'époque si glorieuse du pontificat de Pie VII. Le 2 février 1808, les Français occupent Rome sous les ordres de Miollis ; le gouvernement civil , l'administration des finances et les tribunaux ordinaires restent à la disposition des ministres du pape. Le souverain pontife , renfermé dans son palais comme dans une prison volontaire , proteste avec force contre toutes les violences , tous les attentats des Français. Cet état violent dura jusqu'au 10 juin 1809, jour mémorable par la réunion de l'État pontifical à l'empire français , en vertu d'un décret signé à Vienne le 17 mai, et par la publication de la bulle d'excommunication.

* Six mois après le couronnement de l'empereur, les troupes françaises s'emparèrent à l'improviste d'Ancône.

2 Durant mon séjour à Fontainebleau, en 1813, je lus dans leGuidedes étrangers à parist au sujet de l'habitation de l'archevêque : Palais papal, jusqu'ici archiépiscopal.

HBRÂRY ST. MÂRY'S COLLEGE

Arraché de Rome , le pape est traîné à Grenoble , et ensuite à Savone , où il est constitué prisonnier. C'est là que Napoléon commence à faire jouer tous les ressorts de sa politique pour subjuguer la volonté de Pie VII , dont il s'était fait une fausse idée. A ses yeux, Grégoire-Barnabe Chiaramonti était un homme sans talents , peu versé dans les sciences , d'un caractère faible et timide ; et les actions où il avait montré quelque courage et quelque fermeté ne devaient être attribuées, selon lui , qu'à ses ministres et à ses conseillers. Plein de cette idée , il isola ce pontife , le sépara de tous ses conseillers , persuadé qu'il viendrait facilement à bout , par des promesses et des menaces , d'en faire l'instrument docile de ses volontés et de ses caprices.

La résistance énergique qu'il rencontra dut étonner celui qui avait si mal jugé Pie Vil. Pour moi , qui ai eu l'honneur d'être son ministre aux jours de ses malheurs et de son triomphe , dans les affaires les plus critiques et les plus scabreuses, j'ai pu étudier à mon aise et connaître à fond les qualités morales de Pie VII. Ses talents étaient loin d'être médiocres ; son caractère n'était ni faible ni pusillanime ; il se faisait au contraire remarquer par la résolution et la vivacité de son esprit. Suffisamment versé dans les sciences sacrées, il était doué de ce tact rare qui fait envisager les affaires sous leur véritable jour, et qui en pénètre toutes les difficultés ; inaccessible à deux grandes passions qui ont jeté quelque ombre sur la réputation de plusieurs pontifes , l'ambition et le népotisme , il fit espérer , dès les premiers jours de son élection , un règne heureux et glorieux. A tant de belles qualités se joignait une disposition naturelle, que les uns ont regardée comme une vertu , et les autres comme un défaut. Son premier coup d'œil dans les affaires , sa pensée première d'une résolution annonçaient un discernement admirable , un bon sens exquis; mais si quelqu'un de ses ministres, ou quelque autre personne de poids , venait à combattre son opinion tête à tête et l'obsédait d'instances , cet excellent pontife abandonnait pour l'ordinaire son sentiment pour suivre celui d'autrui, qui souvent n'était pas le meilleur. Ses ennemis attribuaient cette facilité à une grande faiblesse d'esprit, à un amour excessif du repos ; d'autres personnes , plus justes , la regardaient comme l'effet d'une trop grande défiance de ses propres lumières, de son humilité et de sa singulière modestie. Quoi qu'il en

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soit , il est certain que son pontificat se fait remarquer par une grande inégalité dans la conduite des affaires ; les faits que nous allons exposer dans ce volume en fourniront la preuve.

Le pape , dans l'isolement où il se trouvait à Savone .n'ayant autour de lui que des serviteurs tout à fait étrangers aux affaires politiques et religieuses, se montra tel qu'il était, et fit assez connaître tout ce que l'Eglise pouvait attendre de ses lumières : plijt à Dieu qu'il eût toujours persévéré dans ses premières idées, ses premières résolutions !

Peu de jours après son arrivée , quelques cardinaux et quelques évoques le sollicitèrent vivement, par lettres, d'accorder les bulles d'institution aux ecclésiastiques que l'empereur avait nommés aux sièges vacants de France et d'Italie. Napoléon mettait le plus grand prix à l'expédition de ces bulles , pour pallier l'usurpation de l'Etat pontifical , les violences exercées contre le Saint-Père , et pour persuader l'univers catholique qu'il était loin de vouloir rompre les liens qui attachaient l'empire français à l'Eglise de Rome. Pie Vil , seul , livré à lui-même, n'ayant à soutenir aucun assaut tête à tête, demeura inébranlable dans la résolution de n'accorder aucune bulle, s'il ne recevait préalablement satisfaction pour les attentats sans nombre des Français , et s'il n'était rétabli dans tous les droits dont on l'avait si injustement dépouillé ; il répondit aux lettres qu'on lui adressa avec une dignité et une fermeté vraiment apostoliques. Sa réponse , entre autres , au cardinal Caprara mérite de figurer ici ; elle fera de plus connaître tout ce qu'on osait lui proposer et l'étendue des sarifices qu'on exigeait de lui.

Bref adressé à Mgr le cardinal Caprara^ à Paris,

« Monsieur le cardinal ,

(( Nous avens reçu ici, le 19 août; votre lettre datée du 20 juillet, <i par laquelle , comme archevêque de Milan , vous nous dites que « S. M. l'empereur des Français désire que nous accordions l'insti- « tution canonique aux évêques désignés pour remplir les sièges « vacants dans ses Etats. Vous ajoutez que S. M. consent à ce que dans « nos bulles nous ne fassions aucune mention de sa nomination ,

« pourvu que de notre part nous supprimions la clause pi^opHo motu, « ou toute autre équivalente.

« Pour peu , Monsieur le cardinal , que vous réfléchissiez sur cette « proposition, il est impossible que vous ne voyiez pas que nous ne « pouvons y acquiescer sans reconnaître le droit de nomination à « l'empereur et la faculté de l'exercer. Vous dites que nos bulles se- « ront accordées , non à ses instances , mais à celles du conseil et du « ministre des cultes.

« D'abord , l'Eglise catholique ne reconnaît pas de ministre des « cultes, dont l'autorité dérive de la puissance laïque ; et puis , ce « conseil , ce ministre, ne sont-ils pas l'empereur lui-même ? sont-ils « autre chose que l'organe de ses ordres et l'instrument de ses voce lontés ? Or , après tant d'innovations funestes à la religion , que « l'empereur s'est permises et contre lesquelles nous avons si sou- « vent et si inutilement réclamé ; après les vexations exercées contre « tant d'ecclésiastiques de nos Etats ; après la déportation de tant « d'évêques et de la majeure partie de nos cardinaux ; après l'em- « prisonnement du cardinal Pacca à Fenestrelle ; après l'usurpation « du patrimoine de Saint-Pierre ; après nous ôlro vu nous-même asce sailli à main armé dans notre palais, traîné de ville en ville, gardé si « étroitement que les évêques de plusieurs diocèses que nous avons « traversés n'avaient pas la liberté de nous approcher et ne pouvaient « nous parler sans témoins ; après tous ces attentats sacrilèges et une « infinité d'autres qu'il serait trop long de rapporter , et que les con- (( ciles généraux et les constitutions apostoliques ont frappés d'ana- « thème , avons-nous fait autre chose qu'obéir à ces conciles et à ces « mêmes constitutions , ainsi que l'exigeait notre devoir ? Comment « donc aujourd'hui pourrions-nous reconnaître dans l'auteur de toute tes ces violences le droit en question et consentir à ce qu'il l'exerce çât? Le pourrions-nous, sans nous rendre coupable de prévarication, <e sans nous mettre en contradiction avec nous-même, et sans donner « lieu de croire , au grand scandale des fidèles , qu'abattu par les « maux que nous avons soufferts, et par la crainte déplus grands ence core , nous sommes assez lâche pour trahir notre conscience et ce approuver ce qu'elle nous force de proscrire ? Pesez ces raisons , ce Monsieur le cardinal , non au poids de la sagesse humaine , mais à « celui du sanctuaire , et vous en sentirez la force.

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« Malgré un tel état de choses , Dieu sait si nous désirons ardem- (( ment donner des pasteurs aux sièges vacants de cette Eglise de « France , que nous avons toujours chérie de prédilection , et si nous « désirons trouver un expédient pour le faire d'une manière conve- « nable aux circonstances , à notre ministère et à notre devoir ! Mais « devons-nous agir , dans une affaire d'une si haute importance , « sans consulter nos conseillers-nés ? Or , comment pourrions-nous « les consulter , quand, séparé d'eux par la violence , on nous a ôté « toute communication avec eux , et, en outre , tous les moyens né- « cessaires pour l'expédition de pareilles affaires , n'ayant pu même « jusqu'à présent obtenir d'avoir auprès de nous un seul de nos se- « crétaires? Mais si l'empereur aime véritablement la paix de l'Eglise « catholique , qu'il commence par se réconcilier avec son chef; qu'il « renonce à ses funestes innovations religieuses , contre lesquelles « nous n'avons cessé de réclamer ; qu'il nous rende la liberté , notre (( siège et nos officiers ; qu'il restitue les propriétés qui formaient , (( non notre patrimoine , mais celui de Saint-Pierre ; qu'il replace sur « la chaire de Saint-Pierre son chef suprême , dont elle est veuve « depuis sa captivité ; qu'il ramène auprès de nous quarante cardi- « naux que ses ordres en ont arrachés; qu'il rende à leur diocèse tous « les évêques exilés, et sur-le-champ l'harmonie sera rétablie.

(( Au milieu de toutes nos tribulations , nous ne cessons d'adresser « les plus ferventes prières au Dieu qui tient tous les cœurs en sa « main , et de l'invoquer pour l'auteur de tous ces maux; nous croi- « rions nos peines abondamment récompensées, s'il plaisait au Tout- (( Puissant de le ramener à de meilleurs sentiments ; mais si , par un (( secret jugement de Dieu, il en est autrement, nous gémirons au « fond de notre cœur sur les maux déplorables qui pourront arriver, (( et l'on ne pourra sans injustice nous les imputer. Nous ne néglige- (( rons rien de ce qui sera en notre pouvoir pour les détourner, et « nous y apporterons toute l'attention et tous les ménagements pos- « Bibles.

« Quant au bruit qu'on affecte de répandre, que nous compromettons « les choses spirituelles pour des intérêts purement temporels , c'est « une calomnie qu'il vous est aisé de confondre, monsieur le cardinal, « vous qui , jour par jour, avez su tout ce qui s'est passé ; d'ailleurs « vous savez très-bien que , quand il ne serait question que de l'usur-

(( pation du patrimoine de Saint-Pierre, nous ne pourrions en aban- « donner la défende sans manquer à un devoir essentiel et sans nous <( rendre parjure.

(( A votre lettre en était jointe une de M. le cardinal Maury, et on a m'en a remis en même temps une troisième de M. l'évêque de Cau zal , toutes trois pour le même objet. Nous accusons à ce de-rnier « réception de sa lettre , et l'engageons à se faire communiquer cette « réponse. Nous nous réservons d'écrire plus amplement à M. le carte dinal Maury, dès que nous en aurons le loisir ; en attendant , com- « muniquez-lui nos sentiments , et recevez notre bénédiction paterc( nelle et apostolique.

« Savone , le 26 août 1809.

« Signé Pie VII. »

L'énergie des réponses du pape , la fermeté qu'il montra à M. de Chabrol , préfet du département , n'embarrassèrent pas peu l'empereur, qui voyait tous ses calculs en défaut ; il chercha alors à se former un parti parmi les cardinaux qui étaient à Paris , espérant maîtriser par ce moyen la volonté du pape , et le faire condescendre enfin à ses désirs. Cette seconde tentative resta sans succès. Il résolut de former, pour dernière ressource , une dernière réunion de cardinaux, d'évêques et d'autres ecclésiastiques , pour leur proposer diverses questions. La grande affaire de l'institution des évêques n'était pas la seule qui l'occupait ; il voulait mettre un certain ordre dans les affaires générales de l'Eglise, mais par des moyens qui pussent, au lieu de les entraver, favoriser ses vastes projets. Il comprenait qu'il ne pourrait laisser longtemps l'Eglise dans un état presque anarchique , privée d'un centre d'unité , c'est-à-dire sans communication avec son chef suprême, et sans les divers tribunaux romains, auxquels on s'adresse de toutes les parties du monde. Peut-être même prévoyait-il qu'il serait un jour obligé de rendre à Rome son évêque particulier, et d'y rétablir le siège pontifical ; mais tout cela devait s'effectuer sans qu'il perdît la souveraineté romaine , à laquelle il voulait faire renoncer le pape et le sacré collège , aux conditions qu'il lui plairait de leur Imposer. Son but aussi était de soumettre indistinctement toutes les Eglises à des règlements qui pussent prévenir toute controverse de

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