‹ Œuvres complètes du comte Xavier de MaistreChapitre 14 sur 114 · XVIII NOTICE SUR LE COMTE · texte numérisé non relu

XVIII NOTICE SUR LE COMTE

grand type de beauté slave*; il avait trouvé le bonheui.

Vingt ans s'étaient passés depuis qu'il avait écrit le Voyage autour de ma Chambre; un jour, en 1810, à Saint-Pétersbourg, dans une réunion où se trouvait aussi son frère, la conversation tomba sur la lèpre des Hébreux ; quelqu'un dit que cette maladie n'existait plus; ce fut une occasion pour le comte Xavier de parler du lépreux de la Cité d'Aoste qu'il avait connu. Il le fit avec assez de chaleur pour intéresser ses auditeurs et pour s'intéresser lui-même à cette histoire, dont il n'avait jusque-là rien dit à personne. La pensée lui vint de l'écrire; son frère l'y encouragea et approuva le premier essai qui lui en fut montré, conseillant seulement de le raccourcir. Ce fut son frère encore qui prit soin de le faire imprimer à Saint- Pétersbourg (1811), en y joignant le Voyage: mais Lépreux et Voyage ne furent guère connus en France avant 1817, ou môme plus tard.

L'histoire du Lépreux est donc véritable comme

i. Mademoiselld Zagriatsky, demoiseUe d'honneur de Leurs Majestés Impériales. Il répousa en 1812; en 1839, à son passage à Paris, comme je m« trouvais chez lui, sa femme entra un moment dans sa chambre, et il ne put s'empêcher de me dire en la regardant : • I^ 'est-ce pas? qu'elle est belle I •

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