‹ Œuvres complètes du comte Xavier de MaistreChapitre 15 sur 114 · XAVIER DE MAISTUE. XIX · texte numérisé non relu

XAVIER DE MAISTUE. XIX

Test celle de la Jeune Sibérienne, que l'auteur avait apprise en partie d'elle-même, et comme le sont et ^'auraient été en général tous les récits du comte Xavier, s'il les avait multipliés. Je lui ai entendu ra conter ainsi la touchante histoire d'un officier français émigré, vivant à l'île c!e Wight, qu'il n'a pas écrite encore. S'il appartient à la France par le langage, on peut dire qu'il tient déjà à l'Italie par la manière de conter. Tout est de vrai chez lui ; rien du roman ; il copie avec une exacte ressemblance la réalité dans l'anecdote. L'idéal est dans le choix, dans la délicatesse du trait et dans un certain ton humain et pieux qui s'y répand doucement. En France, nous avons très-peu de tels conteurs et auteurs de nouvelles proprement dites, sans romanesque et sans fantaisie. On ne s'attend guère à ce que je compare M. Xavier de Maistre à M. Mérimée : ce sont les deux plus parfaits pourtant que nous ayons, les deux plus habiles, l'un à copier le vrai, l'autre à le figurer. L'auteur du Lépreux, de la Jeune Sibérienne et des Prisonniers du Caucase a, sans doute, bien moins de couleur, de relief et de burin, bien moins d'art, en un mot, que Tauteur de la Prise d'une Redoute^ ou de Maiteo Fal-

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